>> D'un autre côté c'est assez dur d'expliquer le mécanisme des VPF tout
>> en précisant que quoiqu'il arrive, ce même mécanisme ne manipulera
>> pas la programmation, et ceci dans un formulaire de site web :)
> Oui, une belle usine à gaz quoi, vive le numérique !
Houla, non, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
> (ça ne contredit en rien le fait de ne pas vouloir de ce numérique-là)
Vous voulez lequel alors ? :-)
Le e-cinema ?
> Pour l'instant les quelques devis qu'on a pu faire restent très élevés, donc
> «bas prix», je demande à voir...
Je vois évoquer un 80K€ dans l'un des commentaires (celui de YLD)
Est-ce le prix que la plupart des installateurs vous propose ?
> Pour le e-cinema, ça m'amuse beaucoup
> vu que l'on commence à voir des distributeurs qui commencent à envoyer
> des blue-ray en France, et que dans les pays où les exploitants n'auront
> pas accès aux aides qu'on peut avoir ici
Cela semble normal, les distributeurs (principalement français) ne souhaitent pas payer le VPF et donc contribuer.
Vous n'avez toujours pas compris que les distributeurs jouent contre votre camps ? :-)
Ils utilisent la fibre anti-VPF de certains exploitants pour les manipuler et ainsi faire reculer ce fond.
Leur but: que ce soit le CNC qui finance le tout, pas eux.
Envoyer un bluray leur coûte moins que de payer un VPF et donc contribuer au pot commun à votre numérisation.
>> Tout d'abord, lorsque vous dites que cela ne coûte pas plus cher, vous vous contredisait juste après en évoquant
>> "le répit" pour les labos. Si cela ne coûte pas plus cher alors pourquoi laisser du répit à la filière ? :-)
> ça ne NOUS coûte pas plus cher, nous exploitants, d'attendre.
Je vais essayer de le faire par "cran":
* Vous attendez, vous ne passez pas au numérique:
J'ai pu constater que les exploitants attendant perdent en moyenne entre 10 à 20% de spectateur pour aller au cinéma d'en face qui possède du matériel numérique (+ kit 3D)
Certes, vous faites peut-être exception car vous projetez en général des films "Art et Essai" ou affiliés.
* Vous n'attendez pas, vous passez au numérique mais en gardant le matériel 35mm
Le double matériel, cela veut dire gérer deux maintenances en même temps (même si c'est le même installateur)
Le système de ventilation ou de refroidissement secondaire ou plus développer pour accepter une deuxième source chaleur (sauf si vous prévu d'avoir une sorte de programmation on/off des projecteurs suivant le type de projection, mais même là, l'installation d'une sortie chaleur)
Plus le gap au passage au tout numérique est long, plus cela coûte rétrospectivement au cinéma.
Le passage au tout numérique rapidement vous permettrait de revendre vos projecteurs 35mm sur le marché de l'occasion et ainsi tirer encore un prix sur ce matériel (un peu comme une voiture: plus vous attendez, plus sa côte baisse)
Si vous ne le vendez pas mais le stockez, le stockage a un coût caché (sauf si vous le mettez dehors, ou bien comme trophée à l'entrée du cinéma :-)
en bref, Il existe une multitude de coût direct ou indirect
* Vous passez au tout numérique directement
Bon, alors pas de bol, tous les distributeurs ne sont pas au numérique et certains continue encore en 35mm, donc vous serez obligé de refuser certains films.
L'achat du matériel a un coût, on le sait l'un comme l'autre. (ceci dit, un projecteur 35 neuf a un coût aussi)
Le tout est de trouver le financement à cette transition.
Ceci dit, vous ne m'avez pas répondu concernant votre étude de cas auprès d'un tiers, peut-être que votre dossier serait éligible à un VPF (sauf si vous voulez absolument ne pas avoir affaire à un tiers, auquel cas, on ne peut rien faire :-)
> Oulah, la TSA est reversée quand on fait des travaux, mais le montant de cette TSA est celui généré
> par les entrées que l'on fait, donc encore une fois on ne vit pas grâce aux dernières daubes en 3D, heureusement :-)
J'ai peut-être trop l'habitude de discuter avec des exploitants indépendants alors :-)
La plupart finissent par conclure: « Sans subventions [cnc+local], je serais obligé de fermer » (malheureusement)
> La seule question qu'on se pose, c'est comment ce numérique-là peut se mettre en place avec force argent publique et VPF
C'est là que je vous suis pas (ou je dois manquer d'une information précise sur votre cas):
On est d'accord l'un comme l'autre que ce n'est pas à l'argent public d'être utiliser pour le passage au numérique.
Mais vous semblez être contre les VPF (donc financer par les distributeurs)
Je pense que c'est le point essentiel de notre discussion.
Ou alors être vous contre le matériel DCI ? (voire la norme, ce qui semblerait être en accord avec le lien de l'étude de Nicolas)
> On a plutôt tendance à mettre tout le monde dans le même panier, mais on est peut-être pas des modèles de finesse :-)
Le système des VPF des tiers français ont été adapté au "marché" français :-)
Les premiers systèmes de VPF étaient axés sur du leasing.
>, et comme dirait Godard : « le numérique c'est n'importe quoi, il faudrait tout reprendre à zéro ».
N'oubliez pas de dire que Godard avait prononcer cette phrase en 2000.
Donc 2 ans avant la création de la joint-venture DCI, et 5 ans avant la sortie de la norme.
Godard disait donc "Tous les discours sur le numérique, c’est n’importe quoi ! Il faudrait tout reprendre point par point", c'est ce que le DCI a fait par rapport au e-cinema :-)
>> Les tiers sont souvent dépeint comme les méchants, c'est surtout parce qu'ils ont foutu un bordel dans le milieu
> On a peut-être des points communs finalement :-)
Peut-être bien :-)
Partez du principe que les tiers ne sont pas forcément des méchants, que les distributeurs ne sont pas forcément des gentil et des êtres bienveillants à votre encontre et que le CNC n'est pas forcément le cheval blanc qu'il dépeint (et que le numérique, ca roxe... pardon :-P )
[^] # Re: Mais encore?
Posté par Prae . En réponse à la dépêche Pour un cinéma numérique durable et open source. Évalué à 3.
>> en précisant que quoiqu'il arrive, ce même mécanisme ne manipulera
>> pas la programmation, et ceci dans un formulaire de site web :)
> Oui, une belle usine à gaz quoi, vive le numérique !
Houla, non, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
> (ça ne contredit en rien le fait de ne pas vouloir de ce numérique-là)
Vous voulez lequel alors ? :-)
Le e-cinema ?
> Pour l'instant les quelques devis qu'on a pu faire restent très élevés, donc
> «bas prix», je demande à voir...
Je vois évoquer un 80K€ dans l'un des commentaires (celui de YLD)
Est-ce le prix que la plupart des installateurs vous propose ?
> Pour le e-cinema, ça m'amuse beaucoup
> vu que l'on commence à voir des distributeurs qui commencent à envoyer
> des blue-ray en France, et que dans les pays où les exploitants n'auront
> pas accès aux aides qu'on peut avoir ici
Cela semble normal, les distributeurs (principalement français) ne souhaitent pas payer le VPF et donc contribuer.
Vous n'avez toujours pas compris que les distributeurs jouent contre votre camps ? :-)
Ils utilisent la fibre anti-VPF de certains exploitants pour les manipuler et ainsi faire reculer ce fond.
Leur but: que ce soit le CNC qui finance le tout, pas eux.
Envoyer un bluray leur coûte moins que de payer un VPF et donc contribuer au pot commun à votre numérisation.
>> Tout d'abord, lorsque vous dites que cela ne coûte pas plus cher, vous vous contredisait juste après en évoquant
>> "le répit" pour les labos. Si cela ne coûte pas plus cher alors pourquoi laisser du répit à la filière ? :-)
> ça ne NOUS coûte pas plus cher, nous exploitants, d'attendre.
Je vais essayer de le faire par "cran":
* Vous attendez, vous ne passez pas au numérique:
J'ai pu constater que les exploitants attendant perdent en moyenne entre 10 à 20% de spectateur pour aller au cinéma d'en face qui possède du matériel numérique (+ kit 3D)
Certes, vous faites peut-être exception car vous projetez en général des films "Art et Essai" ou affiliés.
* Vous n'attendez pas, vous passez au numérique mais en gardant le matériel 35mm
Le double matériel, cela veut dire gérer deux maintenances en même temps (même si c'est le même installateur)
Le système de ventilation ou de refroidissement secondaire ou plus développer pour accepter une deuxième source chaleur (sauf si vous prévu d'avoir une sorte de programmation on/off des projecteurs suivant le type de projection, mais même là, l'installation d'une sortie chaleur)
Plus le gap au passage au tout numérique est long, plus cela coûte rétrospectivement au cinéma.
Le passage au tout numérique rapidement vous permettrait de revendre vos projecteurs 35mm sur le marché de l'occasion et ainsi tirer encore un prix sur ce matériel (un peu comme une voiture: plus vous attendez, plus sa côte baisse)
Si vous ne le vendez pas mais le stockez, le stockage a un coût caché (sauf si vous le mettez dehors, ou bien comme trophée à l'entrée du cinéma :-)
en bref, Il existe une multitude de coût direct ou indirect
* Vous passez au tout numérique directement
Bon, alors pas de bol, tous les distributeurs ne sont pas au numérique et certains continue encore en 35mm, donc vous serez obligé de refuser certains films.
L'achat du matériel a un coût, on le sait l'un comme l'autre. (ceci dit, un projecteur 35 neuf a un coût aussi)
Le tout est de trouver le financement à cette transition.
Ceci dit, vous ne m'avez pas répondu concernant votre étude de cas auprès d'un tiers, peut-être que votre dossier serait éligible à un VPF (sauf si vous voulez absolument ne pas avoir affaire à un tiers, auquel cas, on ne peut rien faire :-)
> Oulah, la TSA est reversée quand on fait des travaux, mais le montant de cette TSA est celui généré
> par les entrées que l'on fait, donc encore une fois on ne vit pas grâce aux dernières daubes en 3D, heureusement :-)
J'ai peut-être trop l'habitude de discuter avec des exploitants indépendants alors :-)
La plupart finissent par conclure: « Sans subventions [cnc+local], je serais obligé de fermer » (malheureusement)
> La seule question qu'on se pose, c'est comment ce numérique-là peut se mettre en place avec force argent publique et VPF
C'est là que je vous suis pas (ou je dois manquer d'une information précise sur votre cas):
On est d'accord l'un comme l'autre que ce n'est pas à l'argent public d'être utiliser pour le passage au numérique.
Mais vous semblez être contre les VPF (donc financer par les distributeurs)
Je pense que c'est le point essentiel de notre discussion.
Ou alors être vous contre le matériel DCI ? (voire la norme, ce qui semblerait être en accord avec le lien de l'étude de Nicolas)
> On a plutôt tendance à mettre tout le monde dans le même panier, mais on est peut-être pas des modèles de finesse :-)
Le système des VPF des tiers français ont été adapté au "marché" français :-)
Les premiers systèmes de VPF étaient axés sur du leasing.
>, et comme dirait Godard : « le numérique c'est n'importe quoi, il faudrait tout reprendre à zéro ».
N'oubliez pas de dire que Godard avait prononcer cette phrase en 2000.
Donc 2 ans avant la création de la joint-venture DCI, et 5 ans avant la sortie de la norme.
Godard disait donc "Tous les discours sur le numérique, c’est n’importe quoi ! Il faudrait tout reprendre point par point", c'est ce que le DCI a fait par rapport au e-cinema :-)
>> Les tiers sont souvent dépeint comme les méchants, c'est surtout parce qu'ils ont foutu un bordel dans le milieu
> On a peut-être des points communs finalement :-)
Peut-être bien :-)
Partez du principe que les tiers ne sont pas forcément des méchants, que les distributeurs ne sont pas forcément des gentil et des êtres bienveillants à votre encontre et que le CNC n'est pas forcément le cheval blanc qu'il dépeint (et que le numérique, ca roxe... pardon :-P )