Bon je ne vais pas polémiquer plus avant, entre FUD et lecture à contre-sens.
Mais bon.
Le CNC avec tout ses travers est l'institution qui a permis de conserver des salles sur tout le territoire ainsi que des salles d'art et essai diffusant du cinéma de répertoire (des vieux trucs en 2D banale).
Rdg, pour information, le coût de location d'un film varie selon qu'on le loue en première semaine ou en troisième (...). c'est bien pour cela que les petites salles ne prennent pas trop de risques en les passant tardivement (une fois qu'ils ont eu un certain succès et à moindre coût). Le numérique n'y changera rien.
Benjamin G, tu penses vraiment que le VPF se fait sans contrepartie, que les distributeurs partagent généreusement leur gains avec les diffuseurs (80000 € par écran)?
Enfin, je pense que vous oubliez surtout que le cinéma ce n'est pas que la centaine de bloc-busters américains de l'année dernière. C'est avant tout un patrimoine et une histoire qui se compte en centaine de milliers de films qui n'ont plus guère de rentabilité économique.
Ceux là ne seront pas numérisés. Ni leur masters. Cette opération nécessite par ailleurs l'accord des ayants droits. ce qu'ils refuseront la plupart du temps. Donc, non, les masters numériques restent une rareté. Non cela n'a rien d'absurde, c'est une réalité.
Quant au stockage de copies numériques à 8To l'unité, certaines archives en conservent plusieurs dizaines de milliers (sous forme de bobines). Garantir leur pérennité et les moyens pour les conserver (électricité, remplacement des support tous les 3 à 5 ans, etc), cela reste une gageure pour l'avenir.
Quant aux projecteurs numériques sur grand écran, ne vous approchez pas trop de celui-ci quand il a une taille digne de ce nom (genre 24m de diagonale), c'est moche, et ne parlons pas du MPEG2 où la l'image pixellise carrément.
L'automate a contact sec, concrètement, il est activé par l'opérateur qui place son bout de scotch magique au bon endroit sur son film...
Contractuellement, les boites de (post-)prod et labos doivent garder une copie.
Peut être, jamais entendu parler. En tout cas, en France, les distributeurs doivent en déposer trois au CNC (via les archives du film).
Sinon, 80% de remboursé, reste 20% à la charge du diffuseur qui se paye sur le spectateur ou via des subventions du CNC (financé via ses taxes sur les billets). Au final, c'est nous qui payons. CQFD. On peut appeler ça un "détournement" ou je ne sais quoi, moi j'y vois plutôt de l'arythméthique de base alliée à un peu de logique élémentaire.
Le CNC a été retoqué l'année dernière pour concurrence déloyale.
Ben voyons, vive l'Europe de l'ultra-libéralisme aveugle. Personnellement, je remercie le CNC de me permettre de voir un film à petit public quand je suis de passage à Saint-Flour. Il offre à voir d'autres univers que les bouses souvent très stéréotypées américaines à des gens qui sinon, n'y aurait jamais accès.
C'est avec ce genre de raisonnement que l'Utopia de Montreuil a justement failli se faire abattre pour (cause de subvention municipale) à l'instigation d'Euro-palace que tu sembles trouver tellement "impartial".
[^] # Re: Mais encore?
Posté par YLD . En réponse à la dépêche Pour un cinéma numérique durable et open source. Évalué à 3.
Mais bon.
Le CNC avec tout ses travers est l'institution qui a permis de conserver des salles sur tout le territoire ainsi que des salles d'art et essai diffusant du cinéma de répertoire (des vieux trucs en 2D banale).
Rdg, pour information, le coût de location d'un film varie selon qu'on le loue en première semaine ou en troisième (...). c'est bien pour cela que les petites salles ne prennent pas trop de risques en les passant tardivement (une fois qu'ils ont eu un certain succès et à moindre coût). Le numérique n'y changera rien.
Benjamin G, tu penses vraiment que le VPF se fait sans contrepartie, que les distributeurs partagent généreusement leur gains avec les diffuseurs (80000 € par écran)?
Enfin, je pense que vous oubliez surtout que le cinéma ce n'est pas que la centaine de bloc-busters américains de l'année dernière. C'est avant tout un patrimoine et une histoire qui se compte en centaine de milliers de films qui n'ont plus guère de rentabilité économique.
Ceux là ne seront pas numérisés. Ni leur masters. Cette opération nécessite par ailleurs l'accord des ayants droits. ce qu'ils refuseront la plupart du temps. Donc, non, les masters numériques restent une rareté. Non cela n'a rien d'absurde, c'est une réalité.
Quant au stockage de copies numériques à 8To l'unité, certaines archives en conservent plusieurs dizaines de milliers (sous forme de bobines). Garantir leur pérennité et les moyens pour les conserver (électricité, remplacement des support tous les 3 à 5 ans, etc), cela reste une gageure pour l'avenir.
Quant aux projecteurs numériques sur grand écran, ne vous approchez pas trop de celui-ci quand il a une taille digne de ce nom (genre 24m de diagonale), c'est moche, et ne parlons pas du MPEG2 où la l'image pixellise carrément.
L'automate a contact sec, concrètement, il est activé par l'opérateur qui place son bout de scotch magique au bon endroit sur son film...
Contractuellement, les boites de (post-)prod et labos doivent garder une copie.
Peut être, jamais entendu parler. En tout cas, en France, les distributeurs doivent en déposer trois au CNC (via les archives du film).
Sinon, 80% de remboursé, reste 20% à la charge du diffuseur qui se paye sur le spectateur ou via des subventions du CNC (financé via ses taxes sur les billets). Au final, c'est nous qui payons. CQFD. On peut appeler ça un "détournement" ou je ne sais quoi, moi j'y vois plutôt de l'arythméthique de base alliée à un peu de logique élémentaire.
Le CNC a été retoqué l'année dernière pour concurrence déloyale.
Ben voyons, vive l'Europe de l'ultra-libéralisme aveugle. Personnellement, je remercie le CNC de me permettre de voir un film à petit public quand je suis de passage à Saint-Flour. Il offre à voir d'autres univers que les bouses souvent très stéréotypées américaines à des gens qui sinon, n'y aurait jamais accès.
C'est avec ce genre de raisonnement que l'Utopia de Montreuil a justement failli se faire abattre pour (cause de subvention municipale) à l'instigation d'Euro-palace que tu sembles trouver tellement "impartial".
Je dois être trop con, c'est sûr.