On a d'un coté, une organisation, DCI, qui établit les normes du cinéma numérique "coté salle", avec une jolie doc libre, une jolie procédure de test qui contient des bons morceaux de codes libres.
Le DCI a produit une spécification, qui est plus proche de la recommandation que de la norme. Comme il est indiqué dans le document This document is a specification developed and adopted by Digital Cinema Initiatives, LLC. This
document may be revised by DCI. It is intended solely as a guide for companies interested in developing products, which can be compatible with other products, developed using this document.
Elle propose surtout une inter-opérabilité. J'avoue ne pas comprendre ce que l'on entend par norme/spécification libre ou pas libre. Elle est en effet téléchargeable gratuitement et basé sur les normes de la SMPTE qui sont payants ( comme la plupart des normes), mais cela n'a toujours rien à voir avec le libre.
A propos de ces normes, on est actuellement en pleine validation internationale. Pratiquement toutes les normes du SMPTE sur le cinéma numérique sont passé norme ISO. Là il y a un décalage car d'après un rapport récent de le comission europééene [http://www.google.com/url?sa=t&source=web&cd=1&v(...)]
il faudrait encore travailler sur ces normes pour proposer un modèle adapter à tout les besoins du cinéma européen( "flexibility and transparency in the standardisation process, so that digital cinema projection standards can meet the diverse needs of European cinemas;")
Le document du DCI n'est pas uniquement "coté salle", puisqu'il décrit aussi la réalisation des masters ( coté post production). Il se positionne sur toute la chaine de production cinématographique.
La norme DCI s'appuie sur plusieurs normes SMPTE, qui ne sont pas libres mais payantes mais ont l'avantage d'etre utilisée largement dans le milieu depuis des dizaines d'années. Et ces normes retenues dans le cadre de la norme DCI sont systèmatiquement orientée dans le sens du libre (openjpeg2000, openssl, wav...).
La aussi je pense qu'il ne faut pas opposer libre et payant. Le SMTPE préconise plutot le [[JPEG_2000]] qui est aussi une norme. openjpeg [http://www.openjpeg.org] est un codec implémentant le Jpeg2000 développé, en libre, initié par le groupe de recherche EDCine.
Par contre, aujourd'hui, on ne trouve pas de lecteur libre capable de lire ces fameux DCP et il faut malheureusement passer par des outils propriétaires pour cela. Magie, ces outils propriétaires (de marque Doremi, Dolby, GDC, ...) sont tous basés sur du gnu/linux.
On peut tout à fais avoir des solutions propriétaires sous linux ( cf. Flash)
A mon avis, il ne faut pas limité le débat entre le libre et le cinéma numérique à une vision microscopique/technique ( savoir quel outil libre on utilise ou pas). Il faut aussi l'étendre à une vision macroscopique. A l'heure actuelle pour les exploitants de salles cela veux dire payer un matériel numérique 2 à 3 fois plus cher que l'ancien, ayant une durée de vie 3 fois inférieure ( 10 ans au lieu de 30). Tout cela au final pour la même qualité d'image ( hormis l'épiphénomène de la 3d).
Du coup la transition vers le numérique dans le cinéma amène un surplus de contrainte, à l'inverse de transition numérique dans d'autres domaines ( photo par exemple).
Le passage au numérique devrait donner une plus grande flexibilité pour tout les exploitants. La norme du DCI est pensé pour les grands exploitants et semble bien convenir. Mais en Europe les multiplexes représente 10 % des cinémas et 31% des cinémas sont des salles a un seul écran ( chiffres du rapport européen COM(2010) 487 final).
Le modele du DCI s'dapate mal aux petites salles et aux indépendants comme le souligne l'European Digital Cinema Security White Book [http://www.edcine.org/edcine] dans ses recommandations.
Le cinéma a besoin de normes, régit par des organismes internationaux. Mais c'est normes doivent d'un point de vue économique et pratique être utilisable par tout les "acteurs" de l'industrie cinématographique. Certaines des propositions de la spécification du DCI vont dans ce sens ( en particulier celles sur le DCP), mais celles sur la sécurité ou bien sur le format des masters ( 8To pour un master 4k) pas du tout.
Le modèle du logiciel libre pourrait proposer des solutions moins lourdes; autant d'un point de vue de l'équipement que celui du logiciel. Mais la bataille se passe aussi du côté des normes en les faisant évoluer afin d'accepter d'autres formats ou bien en allégeant certaines contraintes.
Atamiak: tu bosses dans le milieu, je prévois de faire une thèse sur la transition vers le cinéma numérique. Pourrais-je éventuellement t'interviewer dans ce cadre ?
Je serai aussi intéresse par tout avis/interview de personnes travaillant dans le domaine
[^] # Re: Mais c'est déjà libre ma bonne dame !
Posté par Nicolas Bertrand . En réponse à la dépêche Pour un cinéma numérique durable et open source. Évalué à 6.
Le DCI a produit une spécification, qui est plus proche de la recommandation que de la norme. Comme il est indiqué dans le document
This document is a specification developed and adopted by Digital Cinema Initiatives, LLC. This
document may be revised by DCI. It is intended solely as a guide for companies interested in developing products, which can be compatible with other products, developed using this document.
Elle propose surtout une inter-opérabilité. J'avoue ne pas comprendre ce que l'on entend par norme/spécification libre ou pas libre. Elle est en effet téléchargeable gratuitement et basé sur les normes de la SMPTE qui sont payants ( comme la plupart des normes), mais cela n'a toujours rien à voir avec le libre.
A propos de ces normes, on est actuellement en pleine validation internationale. Pratiquement toutes les normes du SMPTE sur le cinéma numérique sont passé norme ISO. Là il y a un décalage car d'après un rapport récent de le comission europééene [http://www.google.com/url?sa=t&source=web&cd=1&v(...)]
il faudrait encore travailler sur ces normes pour proposer un modèle adapter à tout les besoins du cinéma européen( "flexibility and transparency in the standardisation process, so that digital cinema projection standards can meet the diverse needs of European cinemas;")
Le document du DCI n'est pas uniquement "coté salle", puisqu'il décrit aussi la réalisation des masters ( coté post production). Il se positionne sur toute la chaine de production cinématographique.
La norme DCI s'appuie sur plusieurs normes SMPTE, qui ne sont pas libres mais payantes mais ont l'avantage d'etre utilisée largement dans le milieu depuis des dizaines d'années. Et ces normes retenues dans le cadre de la norme DCI sont systèmatiquement orientée dans le sens du libre (openjpeg2000, openssl, wav...).
La aussi je pense qu'il ne faut pas opposer libre et payant. Le SMTPE préconise plutot le [[JPEG_2000]] qui est aussi une norme. openjpeg [http://www.openjpeg.org] est un codec implémentant le Jpeg2000 développé, en libre, initié par le groupe de recherche EDCine.
Par contre, aujourd'hui, on ne trouve pas de lecteur libre capable de lire ces fameux DCP et il faut malheureusement passer par des outils propriétaires pour cela. Magie, ces outils propriétaires (de marque Doremi, Dolby, GDC, ...) sont tous basés sur du gnu/linux.
On peut tout à fais avoir des solutions propriétaires sous linux ( cf. Flash)
A mon avis, il ne faut pas limité le débat entre le libre et le cinéma numérique à une vision microscopique/technique ( savoir quel outil libre on utilise ou pas). Il faut aussi l'étendre à une vision macroscopique. A l'heure actuelle pour les exploitants de salles cela veux dire payer un matériel numérique 2 à 3 fois plus cher que l'ancien, ayant une durée de vie 3 fois inférieure ( 10 ans au lieu de 30). Tout cela au final pour la même qualité d'image ( hormis l'épiphénomène de la 3d).
Du coup la transition vers le numérique dans le cinéma amène un surplus de contrainte, à l'inverse de transition numérique dans d'autres domaines ( photo par exemple).
Le passage au numérique devrait donner une plus grande flexibilité pour tout les exploitants. La norme du DCI est pensé pour les grands exploitants et semble bien convenir. Mais en Europe les multiplexes représente 10 % des cinémas et 31% des cinémas sont des salles a un seul écran ( chiffres du rapport européen COM(2010) 487 final).
Le modele du DCI s'dapate mal aux petites salles et aux indépendants comme le souligne l'European Digital Cinema Security White Book [http://www.edcine.org/edcine] dans ses recommandations.
Le cinéma a besoin de normes, régit par des organismes internationaux. Mais c'est normes doivent d'un point de vue économique et pratique être utilisable par tout les "acteurs" de l'industrie cinématographique. Certaines des propositions de la spécification du DCI vont dans ce sens ( en particulier celles sur le DCP), mais celles sur la sécurité ou bien sur le format des masters ( 8To pour un master 4k) pas du tout.
Le modèle du logiciel libre pourrait proposer des solutions moins lourdes; autant d'un point de vue de l'équipement que celui du logiciel. Mais la bataille se passe aussi du côté des normes en les faisant évoluer afin d'accepter d'autres formats ou bien en allégeant certaines contraintes.
Atamiak: tu bosses dans le milieu, je prévois de faire une thèse sur la transition vers le cinéma numérique. Pourrais-je éventuellement t'interviewer dans ce cadre ?
Je serai aussi intéresse par tout avis/interview de personnes travaillant dans le domaine
Nico.