Il faudra bien un jour qu'on arrête avec le mythe de l'illimité et qu'on fasse payer les gens à ce qu'ils consomment
Mon problème avec cette phrase c'est que ça légitime le fait de la proportionnalité des coûts par rapport à la consommation.
Or, dans les faits, ce n'est vrai que pour les objets matériels (dans lesquels il y a un coût fixe d'investissement, PLUS une partie proportionnelle aux nombres d'objets crées).
Mais dans un réseau, l'investissement coûte 100% du prix , vu que en plus t'es obligé de laisser l'infrastructure "sous tension" pour le cas où.
En ce sens c'est logique qu'il y ait un fixe (Les 16 euros de France Télécom par exemple).
Par contre, le problème c'est la facturation au débit. Parce que quoiqu'il arrive, une fois le tuyau posé, les infras aux extrémité payées, & les employé, ben que le câble soit utilisé ou pas ça coûte pareil.
La seule chose de artificiellement proportionnelle c'est :
- Le transit, payé au mégabit,
- La collecte FT dans le cas du non-dégroupé (mais d'autres presta proposent du forfait en dégroupage partiel je crois)
A l'heure actuelle, la plupart des acteurs du marché de gros (comme Covage par ex) propose un forfait qui dépend du débit maximum possible : 10M, 100M, 1G....
Idem, la location de fibre noire Covage se fait au mètre linéaire, calculé au début du contrat (proportionnel au coût de pose donc), mais ensuite c'est un forfait identique chaque mois.
Le seul problème qui existe, avec ce système, c'est la gestion de la congestion : Comment gérer cela ?
Le problème c'est que *à mon avis* le paiement à l'octet (donc - faire monter les enchères) n'est pas bénéfique au utilisateurs finaux (abonné ET fournisseurs de contenus): Seuls les acteurs intermédiaires, déjà gros, vont payer, évinçant les autres. De plus le transitaire n'est pas incité à investir, puisqu'il gagne plus en laissant les liens se congestionner.
Par contre c'est une méthode simple, rapide, et compréhensible de gérer le problème en mettant tout le monde à égalité.
Il est vrai que les FAI ont fait des promesses intenables en promettant l'illimité là ou ce n'était pas techniquement possible. Mais la solution ne dois pas être un retour au paiement à l'octet , ce qui à mon avis est une régression en terme d'usages :
A l'époque des forfaits "3H d'internet" de Wanadoo il fallait avoir l'œil sur le compteur en permanence. L'illimité a permis l'arrivé de nouveaux usages, du "réflexe Internet", de lire ou d'écrire des tas de blogs, de laisser des commentaires, d'envoyer ou recevoir sans complexe des vidéos ou des photos.
Si on était resté avec des limites de durées et/ou de capacité, crois-tu qu'on aurais vu ces usages ?
Je ne le pense pas.
Et d'autant moins que ce genre de paiement avantage très très fortement les très gros acteurs, qui sont d'autant moins incité à investir dans le réseau.
La QoS est l'une des solution à ce problème . Mais sur des réseaux comme ceux des transitaires c'est pas simple à mettre en place.
Le ralentissement passager est aussi possible : en cas de saturation upstream, on basse le débit en aval. Une sorte de "super-TCP" appliqué à l'échelle du réseau.
Comcast, aux US, va tester un truc comme ça: http://www.bortzmeyer.org/6057.html
Je trouve les quotas un peu stupides car non adapté à la congestion réelle : Si tout le monde bouffe son quota le 5 du mois, alors quoi ? le réseau est surchargé à 110% du 1er au 5, puis à 5% de capacité le reste du temps ? Bonjour l'efficacité !
(sans être toutefois au niveau du Canada ou Belgique où le prix du Go est délirant et déconnecté du coût)
Le problème c'est que c'est inéluctable ! Si le prix au Go baisse à l'achat, je connais pas UN FAI qui va répercuter cette baisse aux consommateurs. Donc à un moment ca deviens "déconnecté".
Les stations essence répercutent les hausses mais pas les baisses, hein
[^] # Re: Mailing list
Posté par C. OB (site web personnel) . En réponse à la dépêche Fibrer, c'est faisable par une bande de copains. Évalué à 9.
Mon problème avec cette phrase c'est que ça légitime le fait de la proportionnalité des coûts par rapport à la consommation.
Or, dans les faits, ce n'est vrai que pour les objets matériels (dans lesquels il y a un coût fixe d'investissement, PLUS une partie proportionnelle aux nombres d'objets crées).
Mais dans un réseau, l'investissement coûte 100% du prix , vu que en plus t'es obligé de laisser l'infrastructure "sous tension" pour le cas où.
En ce sens c'est logique qu'il y ait un fixe (Les 16 euros de France Télécom par exemple).
Par contre, le problème c'est la facturation au débit. Parce que quoiqu'il arrive, une fois le tuyau posé, les infras aux extrémité payées, & les employé, ben que le câble soit utilisé ou pas ça coûte pareil.
La seule chose de artificiellement proportionnelle c'est :
- Le transit, payé au mégabit,
- La collecte FT dans le cas du non-dégroupé (mais d'autres presta proposent du forfait en dégroupage partiel je crois)
A l'heure actuelle, la plupart des acteurs du marché de gros (comme Covage par ex) propose un forfait qui dépend du débit maximum possible : 10M, 100M, 1G....
Idem, la location de fibre noire Covage se fait au mètre linéaire, calculé au début du contrat (proportionnel au coût de pose donc), mais ensuite c'est un forfait identique chaque mois.
Le seul problème qui existe, avec ce système, c'est la gestion de la congestion : Comment gérer cela ?
Le problème c'est que *à mon avis* le paiement à l'octet (donc - faire monter les enchères) n'est pas bénéfique au utilisateurs finaux (abonné ET fournisseurs de contenus): Seuls les acteurs intermédiaires, déjà gros, vont payer, évinçant les autres. De plus le transitaire n'est pas incité à investir, puisqu'il gagne plus en laissant les liens se congestionner.
Par contre c'est une méthode simple, rapide, et compréhensible de gérer le problème en mettant tout le monde à égalité.
Il est vrai que les FAI ont fait des promesses intenables en promettant l'illimité là ou ce n'était pas techniquement possible. Mais la solution ne dois pas être un retour au paiement à l'octet , ce qui à mon avis est une régression en terme d'usages :
A l'époque des forfaits "3H d'internet" de Wanadoo il fallait avoir l'œil sur le compteur en permanence. L'illimité a permis l'arrivé de nouveaux usages, du "réflexe Internet", de lire ou d'écrire des tas de blogs, de laisser des commentaires, d'envoyer ou recevoir sans complexe des vidéos ou des photos.
Si on était resté avec des limites de durées et/ou de capacité, crois-tu qu'on aurais vu ces usages ?
Je ne le pense pas.
Et d'autant moins que ce genre de paiement avantage très très fortement les très gros acteurs, qui sont d'autant moins incité à investir dans le réseau.
La QoS est l'une des solution à ce problème . Mais sur des réseaux comme ceux des transitaires c'est pas simple à mettre en place.
Le ralentissement passager est aussi possible : en cas de saturation upstream, on basse le débit en aval. Une sorte de "super-TCP" appliqué à l'échelle du réseau.
Comcast, aux US, va tester un truc comme ça:
http://www.bortzmeyer.org/6057.html
Je trouve les quotas un peu stupides car non adapté à la congestion réelle : Si tout le monde bouffe son quota le 5 du mois, alors quoi ? le réseau est surchargé à 110% du 1er au 5, puis à 5% de capacité le reste du temps ? Bonjour l'efficacité !
(sans être toutefois au niveau du Canada ou Belgique où le prix du Go est délirant et déconnecté du coût)
Le problème c'est que c'est inéluctable ! Si le prix au Go baisse à l'achat, je connais pas UN FAI qui va répercuter cette baisse aux consommateurs. Donc à un moment ca deviens "déconnecté".
Les stations essence répercutent les hausses mais pas les baisses, hein