• # Novell

    Posté par . En réponse à la dépêche Rapport annuel 2010 sur le développement du noyau Linux. Évalué à 4.

    Au chapitre « Who is Sponsoring de Work », on peut regarder le cas de Novell, qui a été le centre des attentions dernièrement.


    Il était question de l'éventualité d'un impact visible sur les logiciels libres (et mono) si Novell arrêtait de contribuer au libre.

    Il est difficile de répondre en général, mais dans le cas spécifique du kernel, le présent rapport permet de se faire une idée.

    On voit donc que Novell est le troisième contributeur du kernel (comme d'habitude) derrière Redhat (1.5 fois plus) et les contributeurs bénévoles ou indépendants (2.7 fois plus). IBM est 4e, presque à égalité avec Novell.

    Novell représente 7% (dont 0.8% de Greg Kroah-Hartman, développeur dont la pérennité des contributions n'est pas des plus inquiétantes) des changements du kernel, et seulement 5% depuis le 2.6.30, ce qui peut s'expliquer par une augmentation des contributions existantes ou de nouvelles boites (notamment les boites travaillant dans le domaine de l'embarqué : téléphones mobiles, tablettes caméras, appareils et autres netbooks). Peut être aussi une baisse des contributions de Novell avec le temps ? Je ne vois pas comment vérifier cette hypothèse avec les données que nous avons là.

    En fin de compte, les contributions de Novell sont moins importantes que dans mes souvenirs. Et un arrêt éventuel des contributions de Novell ne me semble pas si dangereux que ça :
    * La part des contributions Novell diminue (et c'est tant mieux).
    * Des boites contribuent de plus en plus
    * De plus en plus de boites contribuent
    * Il existe de gros acteurs capables d'absorber une éventuelle augmentation du travail nécessaire par l'éventuel retrait de Novell
    * Les gros contributeurs, essentiels au kernel (est ce qu'il y en a d'autres que Greg Kroah-Hartman ?), retrouveront probablement rapidement un job dans une autre boite pour continuer leurs activités.
    * Les éventuelles choses indispensables que Novell apporte au kernel seront forcément reprises. Les autres pas forcément. On risque d'y perdre un peu. Mais d'un autre côté, si personne ne le reprend à sa charge, c'est peut être que ce n'était pas tellement intéressant pour quelqu'un d'autre que Novell.

    Bref, je pense qu'il n'y a pas de raisons d'être vraiment pessimiste. Mais je peux me tromper.

    C'est mon avis et je le partage ;)

    D'ailleurs le rapport semble dire la même chose (cf le dernier paragraphe avant la conclusion). Coïncidence, ou réaction à l'actualité ? :)