Je profite de ce commentaire pour soulever deux petits points :
1- sur GNU/Linux, et bien étant donnée l'importance moderne des systèmes de fenêtrage et des desktops, je pense qu'il n'y a plus aucune raison de parler seulement de GNU/Linux.
Il faut maintenant dire "GNU/Linux/X11/Gnome" ou "GNU/Linux/X11/KDE" etc.
C'est très important, d'autant plus que GNOME et KDE, par exemple, sont cross-plateform.
Je suggère d'ailleurs à Stallman, FSF et autres, de contacter Google, car ils devraient appeller leur bidule pour smartphone "Android/GNU/Linux" (eux ils se passent de X11 et le reste eh eh)
2- concernant "Open Source" vs "Free Software" deux sous-points :
Stallman écrit que :
- "Nearly all open source software is free software. The two terms describe almost the same category of software, but they stand for views based on fundamentally different values. Open source is a development methodology; free software is a social movement."
Donc on voit bien ici qu'il existe presque une équivalence entre Open Source et Free Software au niveau du "résultat" (= la définition des licences logicielles, qui entrent dans le champs, ou non du libre)
La FSF admet d'ailleurs, dans un style qui sent que ça l'écorche d'écrire ça :
- "agree more or less on the practical recommendations"
Concernant le "mouvement social" que Stallman évoque, je ne suis on ne peut plus dubitatif.
Le mouvement social c'est l'aspect communautaire, l'intelligence collective, la liberté etc. C'est quelque chose qui a été rendu possible à large échelle grâce à internet et on voit que ça ne concerne absolument pas (plus) exclusivement le logiciel libre. De mon point de vue, c'est Internet qui a libéré quelque chose qui est inscrit dans la nature humaine, cette capacité à créer de manière collective.
Par ailleurs on peut voir un intérêt à utiliser du logiciel libre sans pour autant souhaiter adhérer à un soi disant mouvement social ou à une idée politique.
Donc le coté "free software is a social mouvement" me parraît un argument extrêmement suspect.
Mais le point *vraiment* important, qui me pousse à utiliser le terme "Open Source" pour parler des logiciels libres, c'est que le mot "Free" de "Free Software" est quasi systématiquement mal interprété par le néophyte en "logiciel gratuit". Ceci est délétère, non seulement parcequ'évidemment un logiciel gratuit peut être propriétaire, également parceque la confusion libre = gratuit est vraiment nuisible au libre de mon point de vue, en particulier dans le monde de l'entreprise.
Donc entre utiliser "Free Software" en prenant le risque de faire confondre "Free Software" et "Shareware" de manière quasi systématique, et oser prendre ses distances avec les idées politiques ultra-radicales de Stallman, mon choix est fait immédiatement.
Au final, oui, j'opte pour l'utilisation d'"Open Source". Auparavant j'utilisais "Logiciel Libre", et je pense que c'est d'ailleurs une excellente dénomination qui aurait dû être reprise en Anglais par "Libre Software", mais on ne peut pas lutter seul contre les pratiques du langage.
[^] # Re: Mail reçu à propos de la conf au CRI
Posté par getupstandup1 . En réponse à la dépêche Richard Stallman: 2 conférences à Paris. Évalué à 1.
1- sur GNU/Linux, et bien étant donnée l'importance moderne des systèmes de fenêtrage et des desktops, je pense qu'il n'y a plus aucune raison de parler seulement de GNU/Linux.
Il faut maintenant dire "GNU/Linux/X11/Gnome" ou "GNU/Linux/X11/KDE" etc.
C'est très important, d'autant plus que GNOME et KDE, par exemple, sont cross-plateform.
Je suggère d'ailleurs à Stallman, FSF et autres, de contacter Google, car ils devraient appeller leur bidule pour smartphone "Android/GNU/Linux" (eux ils se passent de X11 et le reste eh eh)
2- concernant "Open Source" vs "Free Software" deux sous-points :
Stallman écrit que :
- "Nearly all open source software is free software. The two terms describe almost the same category of software, but they stand for views based on fundamentally different values. Open source is a development methodology; free software is a social movement."
Donc on voit bien ici qu'il existe presque une équivalence entre Open Source et Free Software au niveau du "résultat" (= la définition des licences logicielles, qui entrent dans le champs, ou non du libre)
La FSF admet d'ailleurs, dans un style qui sent que ça l'écorche d'écrire ça :
- "agree more or less on the practical recommendations"
Concernant le "mouvement social" que Stallman évoque, je ne suis on ne peut plus dubitatif.
Le mouvement social c'est l'aspect communautaire, l'intelligence collective, la liberté etc. C'est quelque chose qui a été rendu possible à large échelle grâce à internet et on voit que ça ne concerne absolument pas (plus) exclusivement le logiciel libre. De mon point de vue, c'est Internet qui a libéré quelque chose qui est inscrit dans la nature humaine, cette capacité à créer de manière collective.
Par ailleurs on peut voir un intérêt à utiliser du logiciel libre sans pour autant souhaiter adhérer à un soi disant mouvement social ou à une idée politique.
Donc le coté "free software is a social mouvement" me parraît un argument extrêmement suspect.
Mais le point *vraiment* important, qui me pousse à utiliser le terme "Open Source" pour parler des logiciels libres, c'est que le mot "Free" de "Free Software" est quasi systématiquement mal interprété par le néophyte en "logiciel gratuit". Ceci est délétère, non seulement parcequ'évidemment un logiciel gratuit peut être propriétaire, également parceque la confusion libre = gratuit est vraiment nuisible au libre de mon point de vue, en particulier dans le monde de l'entreprise.
Donc entre utiliser "Free Software" en prenant le risque de faire confondre "Free Software" et "Shareware" de manière quasi systématique, et oser prendre ses distances avec les idées politiques ultra-radicales de Stallman, mon choix est fait immédiatement.
Au final, oui, j'opte pour l'utilisation d'"Open Source". Auparavant j'utilisais "Logiciel Libre", et je pense que c'est d'ailleurs une excellente dénomination qui aurait dû être reprise en Anglais par "Libre Software", mais on ne peut pas lutter seul contre les pratiques du langage.