Pour avoir assisté à une conférence de Stallman à Lyon l'année dernière, je ne pense pas que le qualificatif d'extrémiste soit le plus approprié, ou alors entendons nous sur la signification que nous donnons à ce terme.
Le problème du discours de Stallman est qu'il agit en moralisateur et que son propos est centré sur l'individu en dehors de toute analyse des facteurs économiques et sociaux qui font qu'aujourd'hui le logiciel propriétaire domine. Son argumentation fait culpabiliser l'utilisateur de logiciels propriétaires, qu'importe les raisons qui le contraignent à utiliser ces logiciels. Mettre sur le même pied d'égalité une université contractant avec des éditeurs qui font du propriétaire et l'étudiant qui sera contraint d'utiliser ces logiciels est une grave erreur et est contre productif.
Comme Stallmann se refuse à avoir une quelconque analyse politique construite, son analyse est nécessairement axée sur une hiérarchie de valeurs : en bas de l'échelle, les logiciels privateurs ensuite les mauvais logiciels libres (dont Linux, Chrome etc..) et enfin le projet GNU. Ces valeurs étant bâties, pour beaucoup, sur l'intentionnalité des utilisateurs et développeurs, par exemple Linus Torvald fait du Libre mais du Mauvais Libre parce qu'il ne le fait pas dans le même objectif que Stallman. Aussi, les maisons d'éditions imposent des DRM car leur but en soi est de priver les utilisateurs de leur liberté, ceci n'ayant rien à voir avec une quelconque logique de profit.
Dans la tête de Stallman, tout est affaire de bonne volonté et de vertu individuelle, dans le monde réel, ce sont les grandes entreprises qui décident avec les gouvernement qui exécutent et nous, pour la plupart, subissons sans avoir de pouvoir sur les choix économiques. Ainsi la pensée de Stallman est une idéalisation de la pensée dominante et n'a rien d'extrémiste. C'est son domaine d'application qui est originale.
Quant à l'utilité de ses conférences, pour convaincre des profanes, elle est quasiment nulle voire contre productive. Pour un auditeur averti qui veut se détendre, c'est du grand spectacle.
[^] # Re: Bayart et Stallman en conf. à Paris
Posté par Pif le Chien . En réponse à la dépêche Richard Stallman: 2 conférences à Paris. Évalué à 2.
Le problème du discours de Stallman est qu'il agit en moralisateur et que son propos est centré sur l'individu en dehors de toute analyse des facteurs économiques et sociaux qui font qu'aujourd'hui le logiciel propriétaire domine. Son argumentation fait culpabiliser l'utilisateur de logiciels propriétaires, qu'importe les raisons qui le contraignent à utiliser ces logiciels. Mettre sur le même pied d'égalité une université contractant avec des éditeurs qui font du propriétaire et l'étudiant qui sera contraint d'utiliser ces logiciels est une grave erreur et est contre productif.
Comme Stallmann se refuse à avoir une quelconque analyse politique construite, son analyse est nécessairement axée sur une hiérarchie de valeurs : en bas de l'échelle, les logiciels privateurs ensuite les mauvais logiciels libres (dont Linux, Chrome etc..) et enfin le projet GNU. Ces valeurs étant bâties, pour beaucoup, sur l'intentionnalité des utilisateurs et développeurs, par exemple Linus Torvald fait du Libre mais du Mauvais Libre parce qu'il ne le fait pas dans le même objectif que Stallman. Aussi, les maisons d'éditions imposent des DRM car leur but en soi est de priver les utilisateurs de leur liberté, ceci n'ayant rien à voir avec une quelconque logique de profit.
Dans la tête de Stallman, tout est affaire de bonne volonté et de vertu individuelle, dans le monde réel, ce sont les grandes entreprises qui décident avec les gouvernement qui exécutent et nous, pour la plupart, subissons sans avoir de pouvoir sur les choix économiques. Ainsi la pensée de Stallman est une idéalisation de la pensée dominante et n'a rien d'extrémiste. C'est son domaine d'application qui est originale.
Quant à l'utilité de ses conférences, pour convaincre des profanes, elle est quasiment nulle voire contre productive. Pour un auditeur averti qui veut se détendre, c'est du grand spectacle.