Tu as entièrement raison, des trucs comme SCTP j'adorerais les voir un jour, mais malheureusement ça n'a à peu près aucune chance d'arriver un jour. De même qu'il serait totalement impensable de réécrire les protocoles fondamentaux d'internet même si ils ont des failles béantes et des lacunes atroces.
Et ça explique aussi pourquoi l'IPv6 n'est toujours pas mondialement déployé alors que ça fait 10 ans qu'on se dit que l'an prochain c'est le bon. Donc en effet, je ne m'attends pas à une migration du jour au lendemain. D'ailleurs personne n'a fait ça, c'est pourquoi y'a des mécanismes de transition et qu'on s'attendait à un basculement sur une dizaine d'années ou plus. Mais comme tu le dis, personne n'a réussi à démontrer l'immense avantage d'IPv6, donc on a continué avec IPv4, par ce que ça marchait et que tout le monde l'utilisait.
Cependant aujourd'hui (ou demain, si tu préfères) on arrive dans une situation différente : les stratégies court-termistes consistant à royalement ignorer l'IPv6 en se disant qu'on a bien le temps d'y passer arrive à ses limites et c'est là qu'on aperçoit les failles de ton raisonnement : contrairement au SMTP qui peut être colmaté avec le temps, l'IPv4 a un défaut mortel qui est son nombre d'adresses. Les sociétés qui souhaitent s'étendre, et il y en a partout dans le monde, se retrouvent bloquées dans leur croissance numérique par le manque d'adresses IP. Il y a des palliatifs (le NAT, les load balancers, ...), mais ces palliatifs ont à la fois un coût (1Gbps dans un switch qui forward bêtement les paquets ou 1Gbps dans un truc qui doit comprendre le protocole et prendre des décisions intelligentes, c'est pas le même coût) et une limite. Ainsi, même si il est encore possible de faire du colmatage, cela doit uniquement servir à s'acheter du temps pour passer en IPv6, car il n'y a aucune autre alternative si on veut que le réseau puisse s'étendre.
[^] # Re: Ça va être un beau bordel
Posté par Xowap . En réponse à la dépêche IPv4 est mort, vive IPv6 !. Évalué à 4.
Et ça explique aussi pourquoi l'IPv6 n'est toujours pas mondialement déployé alors que ça fait 10 ans qu'on se dit que l'an prochain c'est le bon. Donc en effet, je ne m'attends pas à une migration du jour au lendemain. D'ailleurs personne n'a fait ça, c'est pourquoi y'a des mécanismes de transition et qu'on s'attendait à un basculement sur une dizaine d'années ou plus. Mais comme tu le dis, personne n'a réussi à démontrer l'immense avantage d'IPv6, donc on a continué avec IPv4, par ce que ça marchait et que tout le monde l'utilisait.
Cependant aujourd'hui (ou demain, si tu préfères) on arrive dans une situation différente : les stratégies court-termistes consistant à royalement ignorer l'IPv6 en se disant qu'on a bien le temps d'y passer arrive à ses limites et c'est là qu'on aperçoit les failles de ton raisonnement : contrairement au SMTP qui peut être colmaté avec le temps, l'IPv4 a un défaut mortel qui est son nombre d'adresses. Les sociétés qui souhaitent s'étendre, et il y en a partout dans le monde, se retrouvent bloquées dans leur croissance numérique par le manque d'adresses IP. Il y a des palliatifs (le NAT, les load balancers, ...), mais ces palliatifs ont à la fois un coût (1Gbps dans un switch qui forward bêtement les paquets ou 1Gbps dans un truc qui doit comprendre le protocole et prendre des décisions intelligentes, c'est pas le même coût) et une limite. Ainsi, même si il est encore possible de faire du colmatage, cela doit uniquement servir à s'acheter du temps pour passer en IPv6, car il n'y a aucune autre alternative si on veut que le réseau puisse s'étendre.