• [^] # Re: "de pouvoir juste recouper les données d'un monsieur et une dame...

    Posté par . En réponse à la dépêche Du droit de bidouiller : un test génétique fait fi des brevets sur les gènes. Évalué à 6.

    >Bah j'utilise les définitions modernes

    Moderne ne me parle pas ;-) Disons que ce n'est pas vraiment le terme qui convient. De même, la "génétique formelle" n'existe pas : la génétique classique, à la limite.


    >On parle par exemple de recombinaisons homologues ou non-homologues, de recombinaisons ectopiques, etc., tous ces termes décrivent ce phénomène de cassure de l'acide nucléique.

    Non, pas de cassure, mais d'échange. La cassure est une chose, la recombinaison homologue, la conversion, etc. en sont une autre. Ne perds pas de vue que la cassure fait sonner l'alarme très fort et elle est le plus souvent réparée illico, sans que recombinaison se produise.


    >À mes yeux, l'ancienne définition venait de l'époque où on ne connaissait pas la nature du support de l'information génétique, et qu'on décrivait les phénomènes au niveau phénotypique, on parlait de caractères et de phénotypes parentaux et recombinants, par exemple. Une fois les mécanismes génétiques élucidés, il n'y a plus de raison, à mon avis, de continuer à utiliser un vocabulaire obsolète pour désigner deux phénomènes qui, biologiquement, n'ont rien à voir (la disjonction des chromosomes homologues et la recombinaison).

    Je n'arrive pas à te suivre là. Déjà, ancienne et moderne pour moi n'ont pas vraiment de sens sans qu'on les définisse. Les phénotypes de ce qu'on appelle un recombinant et un parental était des observations, mais surtout, ces phénotypes sont vraiment dus à ça : il y a un crossing-over qui s'est produit qui fait que la ségrégation est celle-ci. La disjonction des chromosomes homologues et la recombinaison ne sont pas exclusives : la 2e (dans les cas où elle se fait) intervient avant la 1re. Je ne pense pas qu'en cas de non-disjonction, une recombinaison serait obligatoirement empêchée. Ce n'est pas pour autant qu'on verra un phénotype à la fin.

    Tu le dis toi-même :
    >On peut d'ailleurs avoir l'un sans l'autre,

    Mais ton exemple est mauvais : déjà, la notion de "divergence tout à fait normale" m'échappe. La divergence est. Non, je n'ai pas oublié de mot. Elle existe, point. Ensuite, méfies-toi des mouches, ça cache des surprises ;-) Déjà, chez D. ananassae il y en a, si je ne m'abuse. Aussi, certaines lignées de D. melanogaster en présentent (http://www.genetics.org/cgi/content/abstract/81/2/313 ). En parlant de recombinaison, son taux pour les mêmes loci est plus élevé chez les femmes que chez les hommes.
    Je ne sais pas exactement ce que tu mets dans le mot "divergence" : du point de vue de l'évolution, la recombinaison ne fait que mélanger. Mais ne crée pas : ce sont les mutations qui créent de la nouveauté. Tu oublies les SNP dans le paysage. Et s'il y a un truc fondamental lorsqu'on parle de divergence, c'est bien les SNP.

    Enfin, concernant les procaryotes... N'oublie pas que les organismes faisant de la reproduction sexuée (donc, ceux chez qui le crossing-over peut se produire puisqu'il se produit dans les gamètes) sont très peu nombreux comparé à la quantité de procaryotes. Vu les taux de mutations qu'ils ont... Par ailleurs, il est faux que les procaryotes ont un chromosome : regarde Deinococcus radiodurans ( <3 ). Aussi, il n'est pas rare de voir chez des bactéries intracellulaires un nombre bizarre (et fluctuant, si ma mémoire est bonne) de chromosomes.