« Ben oui, c'est ce que j'ai dit, que je défends dogmatiquement l'égalité des citoyens devant la loi et le respect de l'article premier de la DUDH. »
Et si mes arguments montrent que cette loi préserve l'égalité des citoyens devant la loi et le respect de l'article premier de la DUDH ?
Ah, zut alors, tu n'avais pas pensé à ça...
« Parce que je refuse par principe les conclusions de ton raisonnement, d'une part »
C'est bien ça : tu te sens prête à refuser les conclusions d'un raisonnement valide pour pouvoir conserver tes principes. Bravo l'ouverture d'esprit !
« Peut-être que je m'explique mal, je dis que tous les français doivent être traités à égalité par l'État français. »
C'est pas ça que tu veux dire, tu t'exprimes encore une fois mal. Si on prends ta phrase stricto-sensu, ça veut dire que l'état français devrait donner les mêmes aides sociales à tout le monde, par exemple. On sait très bien que ce n'est pas ce que tu veux dire, et qu'un patron d'une grosse boite n'a aucune raison de recevoir des aides sociales, alors qu'une veuve au chômage avec cinq enfants à charge doit en recevoir. Je me goure ?
« Cette égalité devant la loi n'est pas compatible avec ce que tu proposes. »
En quoi ? Si tu veux, on peut jouer sur les mots, et écrire un truc du genre « Les coupables verront leur nombre de nationalité divisée par deux, en arrondissant au supérieur.». Là, tu a une loi qui prévoit la même peine pour tout le monde.
Je l'ai déjà fait remarquer, dans les lois déjà existantes, on trouve des dispositions de ce genre. Non seulement la déchéance de nationalité existe déjà, mais même dans un truc beaucoup plus banal, on trouve exactement le même principe. En effet, ceux qui n'ont pas le permis de conduire, et qui violent le code de la route à vélo, sont exonéré de la perte de points sur le permis qu'ils n'ont pas. Bref, ce n'est pas la seule fois qu'on conditionne une partie de la sanction à la possibilité de l'administrer. Et avant, ça n'a choqué personne.
«Oui, bon, ok, tu m'énerves, et j'écris mal.»
Et pourtant, si on discute assez longtemps, je suis sûr que tu finira par m'approuver.
«Tu me donnes l'impression de considérer les habitants de la Villeneuve comme des étrangers, alors que selon toute vraisemblance, ça n'est pas le cas.»
Je considère qu'à la Villeneuve, parmi les émeutiers et ceux qui les soutiennent, il y a une écrasante majorité d'enfants, ou de petits-enfants d'immigrés qui se sont construit une identité (marrant, que tu ai justement parlé d'identitarisme juste au dessus) «en opposition» à la France. Contrairement à ce que tu t'imagine certainement, je ne me revendique pas comme français. Je me sens beaucoup plus proche de certains iraniens, de certains coréens, ... avec lesquels je partages goûts et valeurs, que de certains français, avec lesquels je n'ai rien en commun. C'est eux qui me considéreront comme français, et donc dans le meilleur des cas comme différent, dans le pire comme ennemi. C'est avant tout eux qui se considèrent comme des étrangers.
«Tu me donnes l'impression de considérer qu'avoir deux nationalité est être un étranger pour ceux qui n'ont qu'une nationalité, au sens cela ne le met pas sur le même pied d'égalité que les autres pour ce qui concerne ses droits civiques.»
Si tu avais lu avec attention mes interventions précédentes, tu aurais vu que j'ai moi-même une double nationalité. Donc bon...
Et comme je l'ai dit, avoir une double nationalité est un avantage énorme. Évidemment qu'on n'est pas sur le même pied d'égalité que les autres : on a le double de droits civiques ! On a ceux qui échoient à tous les français, et ceux qui échoient aux citoyens du pays de l'autre nationalité. Ça implique bien souvent, mais ça ne se limite pas à ça, qu'on ait deux voix : une pour les élections françaises, et une pour les élections de l'autre pays. Ça offre des facilités énormes pour les passeports et les visas. On est incroyablement gâté sur ce point. Mais tout ces avantages sont conditionnés à un petit détail : si on tue un policier, on se retrouve rabaissé au rang des citoyens normaux, ceux qui n'ont qu'une seule nationalité. On se retrouve d'un coup sur le pied d'égalité que tu réclames. On perd un privilège injuste.
Bref, pas de quoi en faire une maladie.
«Ensuite tu accuses ces étrangers de poser des problèmes alors que les problèmes que les gens que tu désignes étrangers sont censés avoir ne viennent alors probablement pas de leur supposée étrangeté.»
lol.
«Bien sûr, je peux me tromper, et peut-être que tu relèves d'une variété plus subtile de phobie que je n'ai pas bien cernée.»
J'ai effectivement une crétinophobie avancée. Sors donc du discours ambiant, et pense donc par toi-même.
«Que tu dises ça supposes que tu as déjà défini ce qu'était la société à laquelle ces gens sont censés s'intégrer.»
Je n'ai rien défini, la réalité l'a fait. Il y a 60 millions de français, et ils composent la société française.
«le problème étant que légalement, et heureusement, les gens que tu montres du doigt sont sur un pied d'égalité avec toi, et que tu n'aimes pas ça.»
Ah bon ? Et pourtant, je serais toujours sur un pied d'égalité avec eux après la loi que je défends. Tu a quelque chose d'intelligent à ajouter ?
«Ensuite, merci de vouloir m'aider à combattre mes préjugés, mais tu te doutes bien que ceux que tu me proposes en remplacement ne m'amusent par avance guère.»
Je ne te propose pas de préjugés. Je te propose des références précises, des textes, de la documentation, de l'étude, des choses qui te permettront en somme tout simplement de mettre tes préjugés à l'épreuve de la réalité.
LinuxFr, parfois c'est bien de la MERDE : https://linuxfr.org/users/c2462250/journaux/ecriture-inclusive-feministes-et-wikipedia#comment-1793140
[^] # Re: Délocalisation
Posté par O'neam Anne . En réponse à la dépêche Brevets logiciels Oracle/Google : est-ce enfin la guerre nucléaire ?. Évalué à 1.
Et si mes arguments montrent que cette loi préserve l'égalité des citoyens devant la loi et le respect de l'article premier de la DUDH ?
Ah, zut alors, tu n'avais pas pensé à ça...
« Parce que je refuse par principe les conclusions de ton raisonnement, d'une part »
C'est bien ça : tu te sens prête à refuser les conclusions d'un raisonnement valide pour pouvoir conserver tes principes. Bravo l'ouverture d'esprit !
« Peut-être que je m'explique mal, je dis que tous les français doivent être traités à égalité par l'État français. »
C'est pas ça que tu veux dire, tu t'exprimes encore une fois mal. Si on prends ta phrase stricto-sensu, ça veut dire que l'état français devrait donner les mêmes aides sociales à tout le monde, par exemple. On sait très bien que ce n'est pas ce que tu veux dire, et qu'un patron d'une grosse boite n'a aucune raison de recevoir des aides sociales, alors qu'une veuve au chômage avec cinq enfants à charge doit en recevoir. Je me goure ?
« Cette égalité devant la loi n'est pas compatible avec ce que tu proposes. »
En quoi ? Si tu veux, on peut jouer sur les mots, et écrire un truc du genre « Les coupables verront leur nombre de nationalité divisée par deux, en arrondissant au supérieur.». Là, tu a une loi qui prévoit la même peine pour tout le monde.
Je l'ai déjà fait remarquer, dans les lois déjà existantes, on trouve des dispositions de ce genre. Non seulement la déchéance de nationalité existe déjà, mais même dans un truc beaucoup plus banal, on trouve exactement le même principe. En effet, ceux qui n'ont pas le permis de conduire, et qui violent le code de la route à vélo, sont exonéré de la perte de points sur le permis qu'ils n'ont pas. Bref, ce n'est pas la seule fois qu'on conditionne une partie de la sanction à la possibilité de l'administrer. Et avant, ça n'a choqué personne.
«Oui, bon, ok, tu m'énerves, et j'écris mal.»
Et pourtant, si on discute assez longtemps, je suis sûr que tu finira par m'approuver.
«Tu me donnes l'impression de considérer les habitants de la Villeneuve comme des étrangers, alors que selon toute vraisemblance, ça n'est pas le cas.»
Je considère qu'à la Villeneuve, parmi les émeutiers et ceux qui les soutiennent, il y a une écrasante majorité d'enfants, ou de petits-enfants d'immigrés qui se sont construit une identité (marrant, que tu ai justement parlé d'identitarisme juste au dessus) «en opposition» à la France. Contrairement à ce que tu t'imagine certainement, je ne me revendique pas comme français. Je me sens beaucoup plus proche de certains iraniens, de certains coréens, ... avec lesquels je partages goûts et valeurs, que de certains français, avec lesquels je n'ai rien en commun. C'est eux qui me considéreront comme français, et donc dans le meilleur des cas comme différent, dans le pire comme ennemi. C'est avant tout eux qui se considèrent comme des étrangers.
«Tu me donnes l'impression de considérer qu'avoir deux nationalité est être un étranger pour ceux qui n'ont qu'une nationalité, au sens cela ne le met pas sur le même pied d'égalité que les autres pour ce qui concerne ses droits civiques.»
Si tu avais lu avec attention mes interventions précédentes, tu aurais vu que j'ai moi-même une double nationalité. Donc bon...
Et comme je l'ai dit, avoir une double nationalité est un avantage énorme. Évidemment qu'on n'est pas sur le même pied d'égalité que les autres : on a le double de droits civiques ! On a ceux qui échoient à tous les français, et ceux qui échoient aux citoyens du pays de l'autre nationalité. Ça implique bien souvent, mais ça ne se limite pas à ça, qu'on ait deux voix : une pour les élections françaises, et une pour les élections de l'autre pays. Ça offre des facilités énormes pour les passeports et les visas. On est incroyablement gâté sur ce point. Mais tout ces avantages sont conditionnés à un petit détail : si on tue un policier, on se retrouve rabaissé au rang des citoyens normaux, ceux qui n'ont qu'une seule nationalité. On se retrouve d'un coup sur le pied d'égalité que tu réclames. On perd un privilège injuste.
Bref, pas de quoi en faire une maladie.
«Ensuite tu accuses ces étrangers de poser des problèmes alors que les problèmes que les gens que tu désignes étrangers sont censés avoir ne viennent alors probablement pas de leur supposée étrangeté.»
lol.
«Bien sûr, je peux me tromper, et peut-être que tu relèves d'une variété plus subtile de phobie que je n'ai pas bien cernée.»
J'ai effectivement une crétinophobie avancée. Sors donc du discours ambiant, et pense donc par toi-même.
«Que tu dises ça supposes que tu as déjà défini ce qu'était la société à laquelle ces gens sont censés s'intégrer.»
Je n'ai rien défini, la réalité l'a fait. Il y a 60 millions de français, et ils composent la société française.
«le problème étant que légalement, et heureusement, les gens que tu montres du doigt sont sur un pied d'égalité avec toi, et que tu n'aimes pas ça.»
Ah bon ? Et pourtant, je serais toujours sur un pied d'égalité avec eux après la loi que je défends. Tu a quelque chose d'intelligent à ajouter ?
«Ensuite, merci de vouloir m'aider à combattre mes préjugés, mais tu te doutes bien que ceux que tu me proposes en remplacement ne m'amusent par avance guère.»
Je ne te propose pas de préjugés. Je te propose des références précises, des textes, de la documentation, de l'étude, des choses qui te permettront en somme tout simplement de mettre tes préjugés à l'épreuve de la réalité.
LinuxFr, parfois c'est bien de la MERDE : https://linuxfr.org/users/c2462250/journaux/ecriture-inclusive-feministes-et-wikipedia#comment-1793140