Une fois de plus je ne peux plus rouler, la rue, l'espace public me sont interdits ; bloqués par une minorité qui n'a rien d'autre à revendiquer que son arrognace narcissique.
Tristesse de la Gay Pride. « Je vous emmerde, le pouvoir me lèche le cul car je suis un consommateur servile et dépolitisé », semble être le seul message de cette communauté d'abrutis. Message parfaitement résumé d'ailleurs par la pancarte que brandit ce Métis en string gigotant debout sur son camion, une pancarte en anglais dont la traduction française nous apprend combien il est « fier de se faire enculer ».
La belle affaire.
On est loin du défilé unitaire du 1er Mai ; cette démonstration de force réduite à la misère depuis que la division des consommateurs par préférences sexuelles a remplaçé la solidarité des salariés.
Aucune pancarte ne nous apprend ce que pensent les gays du Traité d'Amsterdam ou du GATT ; comme si leur tendance mondialisée n'avait pas de lien avec la tendance à la mondialisation du Marché tout court.
Mais bon, les gays après tout constituent une communauté comme une autre...
Devant ce carnaval de militants en slip, d'apprentis coiffeurs, de gogs dancers body-buildés et de commerçants du Marais, l'idée me vient, pour changer un peu, d'un autre défilé. Pas plus vulgaire, ce serait difficile, ni plus inutile.
Pourquoi pas un défilé de gens normaux ? Une Beauf Pride ?
Le beauf ne peut-il pas revendiquer, lui aussi, sa fierté d'appartenir à la communauté des beaufs ? N'a-t'il pas le droit de le faire bruyamment savoir par des chars d'ouvriers, de chasseurs, de pêcheurs à la ligne, de bricoleurs du dimanche acclamés par des hordes de caissières, de standardistes et de shampouineuses en transe ?
Fier de quoi ? me direz-vous.
Certes pas d'incarner le nouveau conformisme de la différence standardisée droit-de-l'hommiste Libé du surfeur de web américanophile salarié de la mode, la com. ou la pub ; le gay lui a définitivement piqué la vedette.
Non, juste fier d'être ce citoyen plutôt solidaire au sens civique développé par ce qu'il sait devoir à la constitution de 93 et à la république de Jules Ferry. Ce type plutôt accueillant avec les étrangers qu'il a toujours fréquentés sur le lieu de travail (Ritals, Portos, Arabes...) ;
cet électeur d'une mentalité plutôt de gauche (SFIO, Front populaire, CNR, soit la fameuse "exception française" qui fait qu'aucun parti fasciste n'a jamais pu prendre le pouvoir en France, contrairement à l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne).
Ce travailleur productif qui n'agresse personne, ne revendique rien ; juste humble, discret, poli comme les petites gens des romans de Marcel Aymé et de René Fallet moqués par les Deschiens pour leurs jardins secrets.
Ce bon vivant non pathologique (baise, biture, bonne bouffe) adepte du système D et plutôt sceptique. Bref, le Français honni, le "cochon de payant" membre de cette communauté - Ô combien méritante - d'ouvriers, de facteurs, de bouchers, de plombiers, de livreurs qui assument le principe de réalité et qui semblent, pour cette raison, de plus en plus interdits de cité.
Depuis quand le plus grand nombre, le travail et la modestie sont-ils des motifs de disgrâce démocratique ?
Extrait d'Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante.
[^] # BOF
Posté par _PhiX_ . En réponse à la dépêche WebOOB: voir les sites web différemment. Évalué à 4.
Pourquoi pas une Beauf Pride ?
Une fois de plus je ne peux plus rouler, la rue, l'espace public me sont interdits ; bloqués par une minorité qui n'a rien d'autre à revendiquer que son arrognace narcissique.
Tristesse de la Gay Pride. « Je vous emmerde, le pouvoir me lèche le cul car je suis un consommateur servile et dépolitisé », semble être le seul message de cette communauté d'abrutis. Message parfaitement résumé d'ailleurs par la pancarte que brandit ce Métis en string gigotant debout sur son camion, une pancarte en anglais dont la traduction française nous apprend combien il est « fier de se faire enculer ».
La belle affaire.
On est loin du défilé unitaire du 1er Mai ; cette démonstration de force réduite à la misère depuis que la division des consommateurs par préférences sexuelles a remplaçé la solidarité des salariés.
Aucune pancarte ne nous apprend ce que pensent les gays du Traité d'Amsterdam ou du GATT ; comme si leur tendance mondialisée n'avait pas de lien avec la tendance à la mondialisation du Marché tout court.
Mais bon, les gays après tout constituent une communauté comme une autre...
Devant ce carnaval de militants en slip, d'apprentis coiffeurs, de gogs dancers body-buildés et de commerçants du Marais, l'idée me vient, pour changer un peu, d'un autre défilé. Pas plus vulgaire, ce serait difficile, ni plus inutile.
Pourquoi pas un défilé de gens normaux ? Une Beauf Pride ?
Le beauf ne peut-il pas revendiquer, lui aussi, sa fierté d'appartenir à la communauté des beaufs ? N'a-t'il pas le droit de le faire bruyamment savoir par des chars d'ouvriers, de chasseurs, de pêcheurs à la ligne, de bricoleurs du dimanche acclamés par des hordes de caissières, de standardistes et de shampouineuses en transe ?
Fier de quoi ? me direz-vous.
Certes pas d'incarner le nouveau conformisme de la différence standardisée droit-de-l'hommiste Libé du surfeur de web américanophile salarié de la mode, la com. ou la pub ; le gay lui a définitivement piqué la vedette.
Non, juste fier d'être ce citoyen plutôt solidaire au sens civique développé par ce qu'il sait devoir à la constitution de 93 et à la république de Jules Ferry. Ce type plutôt accueillant avec les étrangers qu'il a toujours fréquentés sur le lieu de travail (Ritals, Portos, Arabes...) ;
cet électeur d'une mentalité plutôt de gauche (SFIO, Front populaire, CNR, soit la fameuse "exception française" qui fait qu'aucun parti fasciste n'a jamais pu prendre le pouvoir en France, contrairement à l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne).
Ce travailleur productif qui n'agresse personne, ne revendique rien ; juste humble, discret, poli comme les petites gens des romans de Marcel Aymé et de René Fallet moqués par les Deschiens pour leurs jardins secrets.
Ce bon vivant non pathologique (baise, biture, bonne bouffe) adepte du système D et plutôt sceptique. Bref, le Français honni, le "cochon de payant" membre de cette communauté - Ô combien méritante - d'ouvriers, de facteurs, de bouchers, de plombiers, de livreurs qui assument le principe de réalité et qui semblent, pour cette raison, de plus en plus interdits de cité.
Depuis quand le plus grand nombre, le travail et la modestie sont-ils des motifs de disgrâce démocratique ?
Extrait d'Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante.