> Et que dire du fait que les éleveurs de bétail servant pour la consommation quotidienne ne sont pas obligés d'indiquer si leurs animaux ont été nourris avec des plantes transgéniques ?
Je n'ai pas lu les études qui ont abordé ce sujet et je ne sais même pas s'il y a eu des études suffisamment indépendantes sur le sujet; mais mes quelques connaissances biologiques m'indiquent que tout matériel génétique qui passe dans l'appareil digestif d'un animal est duement digéré (déjà bien mis à mal par les pH exotiques, et de toutes façons hydrolysés par les enzymes qui vont bien). Quand bien même de l'A[RD]N resisterait dans ces condition, les eucaryotes (et donc les plantes) manquent en général de toute l'ingénérie moléculaire nécessaire à l'injection de matériel nucléique exotique dans le noyau.
Donc du point de vue d'un "risque de contamination génétique", on ne court a priori pas grand chose.
Reste la contamination chimique (notamment via des toxines puisque ce sont en général ce genre de substance que Monsanto aime bien faire produire par les végétaux), là il me semble que la question est la même que pour les pesticides. Donc à part si les taux ou les toxines sont différentes, là encore, rien de bien nouveau.
Maintenant, je ne dis pas que ce n'est pas quelque chose à étudier; mais en regard des autres problèmes (brevets sur le vivant et toutes ses conséquences), savoir si un animal mange de la PGM...
Il est beaucoup plus dangereux par exemple qu'un mouton mange des farines de carcasses d'autres moutons malades ;)
[^] # Re: limite de ce type de brevet
Posté par Ginko . En réponse à la dépêche Du non-respect des brevets par les plantes et les animaux. Évalué à 1.
Je n'ai pas lu les études qui ont abordé ce sujet et je ne sais même pas s'il y a eu des études suffisamment indépendantes sur le sujet; mais mes quelques connaissances biologiques m'indiquent que tout matériel génétique qui passe dans l'appareil digestif d'un animal est duement digéré (déjà bien mis à mal par les pH exotiques, et de toutes façons hydrolysés par les enzymes qui vont bien). Quand bien même de l'A[RD]N resisterait dans ces condition, les eucaryotes (et donc les plantes) manquent en général de toute l'ingénérie moléculaire nécessaire à l'injection de matériel nucléique exotique dans le noyau.
Donc du point de vue d'un "risque de contamination génétique", on ne court a priori pas grand chose.
Reste la contamination chimique (notamment via des toxines puisque ce sont en général ce genre de substance que Monsanto aime bien faire produire par les végétaux), là il me semble que la question est la même que pour les pesticides. Donc à part si les taux ou les toxines sont différentes, là encore, rien de bien nouveau.
Maintenant, je ne dis pas que ce n'est pas quelque chose à étudier; mais en regard des autres problèmes (brevets sur le vivant et toutes ses conséquences), savoir si un animal mange de la PGM...
Il est beaucoup plus dangereux par exemple qu'un mouton mange des farines de carcasses d'autres moutons malades ;)
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