"Oui, du vrai libre pur et dur, ce serait avec les sources. Mais perso, j'ai tendance à accepter le fichier wav comme "libre" car on peut le diffuser, le sampler, le triturer quand même. Avoir le source est un plus."
Je trouves que t'as le cul entre deux chaises là. Tu pourrais déclarer un logiciel proprio comme libre si la licence t'autorisais à tenter de le décompiler alors que les sources ne sont pas fournies avec le binaire ?
Pourquoi en serait-il autrement pour un fichier audio ?
La licence n'est pas suffisante pour assurer la liberté, et l'absence de sources entre en contradiction directe avec une licence libre (si celui qui a distribué le fichier ne les fournit pas à la demande).
Là où la distinction peut avoir lieu, en revanche, c'est sur la nécessité de fournir les sources, et donc la nécessité d'avoir une oeuvre vraiment libre.
Le logiciel traite les informations, il est indispensable d'avoir la possibilité de savoir comment, ce qu'il en fait, parce qu'il a la capacité de te nuire.
Le fichier audio est l'information, il n'a pas la capacité de te nuire - à part à travers tes oreilles (quoique je pense soudainement aux messages subliminaux) - et il ne t'empêchera jamais de travailler ni te confisquera ta vie privée.
C'est pour cela que le logiciel et la culture (vraiment) libres ont certes de fortes similitudes, mais soulèvent des problématiques différentes.
Mais je pense que les critères pour les considérer comme libre sont les mêmes, c'est à dire dans la limite des possibilités techniques, donner toutes les facilités aux bénéficiaires pour qu'ils puissent reconstruire l'oeuvre et puisse la transmettre à tous.
[^] # Re: OSEF.
Posté par thamieu . En réponse à la dépêche UltraViolet : et c'est reparti pour les DRM !. Évalué à 4.
Je trouves que t'as le cul entre deux chaises là. Tu pourrais déclarer un logiciel proprio comme libre si la licence t'autorisais à tenter de le décompiler alors que les sources ne sont pas fournies avec le binaire ?
Pourquoi en serait-il autrement pour un fichier audio ?
La licence n'est pas suffisante pour assurer la liberté, et l'absence de sources entre en contradiction directe avec une licence libre (si celui qui a distribué le fichier ne les fournit pas à la demande).
Là où la distinction peut avoir lieu, en revanche, c'est sur la nécessité de fournir les sources, et donc la nécessité d'avoir une oeuvre vraiment libre.
Le logiciel traite les informations, il est indispensable d'avoir la possibilité de savoir comment, ce qu'il en fait, parce qu'il a la capacité de te nuire.
Le fichier audio est l'information, il n'a pas la capacité de te nuire - à part à travers tes oreilles (quoique je pense soudainement aux messages subliminaux) - et il ne t'empêchera jamais de travailler ni te confisquera ta vie privée.
C'est pour cela que le logiciel et la culture (vraiment) libres ont certes de fortes similitudes, mais soulèvent des problématiques différentes.
Mais je pense que les critères pour les considérer comme libre sont les mêmes, c'est à dire dans la limite des possibilités techniques, donner toutes les facilités aux bénéficiaires pour qu'ils puissent reconstruire l'oeuvre et puisse la transmettre à tous.