• [^] # Re: Logiciels "libres" ou logiciels "liberticides" sous licences libres

    Posté par . En réponse à la dépêche VÉRAC : Vers une Évaluation Réussie Avec les Compétences. Évalué à 2.

    Salut

    Que nenni ! Encourager une initiative spécifique ne permet pas de généraliser mon propos à l'ensemble voire à l'univers tout entier. La ficelle est un peu grosse quand même là 8-)

    C'est bien de l'avoir dit. La ficelle était sans doute un peu grosse mais animée par une noble cause. :-)

    Ceci dit ça me donne envie de poser la question HS : quid de samba ou de Openoffice.org par exemple qui permettent pourtant de mettre un pied plus ou moins profond dans l'obscur monde du propriétaire et du closed sources/datas ?

    J'opère une distinction entre des proxies sous Ubuntu mis en place par le Rectorat de mon académie qui interdisent de fait l'accès au net des stations sous Linux avec Samba qui permet d'utiliser le serveur de fichiers Microsoft pour que les mômes puissent tout de même sauver leurs données dans un répertoire centralisé et donc utiliser tout même Linux.

    Pour autant l'usage le plus fréquent de Samba c'est des stations sous Windows et un serveur de fichiers sous GNU/Linux. Dans ce cas oui, effectivement on peut considérer que les perforùances de Samba ont contribué, pat effet second, à pérenniser les stations sous Windows.

    Mais en ce qui me concerne je continue à défendre Samba.


    Que j'utilise un carnet en papier, un tableur ou cet outil pour suivre les réussites des élèves me regarde, moyennant quelques conditions notamment que les informations concernées ne se retrouvent pas n'importe où, hors de mon contrôle.

    Certes. Mais les livrets de compétences qui seront obligatoires dans les collèges dès la rentrée sont un sujet sensible. Par exemple dans mon collège le chef d'établissement a voulu nous imposer le livret de compétences lors de la journée de solidarité alors que l'AG intersyndicale aveit décidé de le boycotter. La confrontation avec la Principale fut pénible et ouvert des blessures.

    C'est un fait, le livret de compétences (hormis chez les jeunes profs peu politisés et assez soumis) suscite un rejet du corps enseignant. Ca et tout le reste. Des réformes débiles, le B2i, la pseudo histoire des arts...

    L'écoeurement est total. Le désespoir et le désinvestissement n"ont jamais été aussi grands.

    Il n'en va pas de même pour les outils utilisés pour ou avec les élèves.
    Je ne connais pas (ou pas mis en œuvre en situation réelle seul gage de confiance) Gibii, Amen école ou autres ENT, il me semble que ce sont des outils orientés "collège" et du coup ne sont pas adaptés à l'univers hétérogène et hétéroclite des écoles élémentaires que je connais mieux (


    Quant à moi, je ne connais rien de l'école primaire. La seule chose que je constate, c'est que les mômes qui sont arrivés en sixième cette année, pour une immense majorité, contrairement aux années précédentes, n'avaient pas ou que très peu utilisé un ordinateur.

    J'ai mis ça sur le compte de la réforme et de la suppression des cours du samedi matin.

    Il faudrait mener une enquête.

    e suis très surpris qu'un enseignant reporte la tâche de l'évaluation ou de la validation de compétence à un logiciel (tel Gibii). Qu'il soit de qualité ou non importe peu AMHA : Quelle est la valeur réelle de l'évaluation d'une compétence dans ce contexte ? Quelle est la maîtrise que l'on a des informations ainsi récoltées ? Où sont les garanties d'anonymat, de transparence etc ? Plus professionnellement je me demande quelle est la valeur ajoutée de l'enseignant dans ce contexte... mais ça... c'est une autre histoire.

    Sur Aix-Marseille, Gibii est installé au Rectorat. Les ATI (Agents techniques informatiques en poste dans chaque établissement et financés par le CG13), le Correspondant TICE, etc, n'ont pas à l'installer.

    Le B2i est obligatoire au brevet des collège. Et deux rapports parlementaires notent au passage que dans la plupart des établissements ce sont les chefs d'établissements qui valident à la volée.

    Quant aux compétence du B2i, soyons clairs : j'en ai rien à foutre. C'est du n'importe quoi.

    Pour info, une grande partie des items furent rayés ou modifiés il y a trois ans au prétexte avoué qu'il s'agissait davantage de CONNAISSANCES que de COMPETENCES.

    Ce n'est donc même pas nous qui opposons connaissances à connaisances c'est l'oeuvre du ministère lui-même.

    Tous les items qui renvoyaient à des notions informatiques ont été supprimés.

    Er l'on demande aux profs de valider des compétences qui ne sont enseignées nulle part.

    J'arrête là parce que j'ai des trucs à faire.

    Librement Charlie