• [^] # Re: il force le trait...

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Projet OsmocomBB: Questions/réponses avec Harald Welte. Évalué à 5.

    J'ai l'occasion ces temps ci de pas mal jouer avec les SoC de chez qualcomm, et bon, ils ont MMU, et MPU.
    Ils ont effectivement deux CPUs complétement séparés, (plus deux dsp, et d'autres unités de calculs plus originales.), avec protections plutôt évoluée de la mémoire, aussi bien flash que RAM.
    Pour rappel, les SoC qualcomm sont utilisés dans tous les smartphones HTC, et plus globalement, la très grande majorité des smartphones.
    Donc pour des soucis d'économie (aussi bien économique, que de batterie et d'encombrement), toute la mémoire est partagé entre tout les périphériques, et donc il faut un dictateur pour décider qui va où.
    Seulement voilà, pour une raison qui m'échappe encore, ces protections sont très facilement enlevables, et on peut accéder très facilement à la mémoire de l'arm9 (bon pas aux registres non plus m'enfin bon...).
    En fait la protection tient à un bit bien placé, et c'est tout.
    Donc en fait, ils se contentent d'une sécurité par l'obscurité. Ou tout du moins s'en contentaient jusque très récemment, leur nouveau SoC (snapdragon), semble utiliser d'autres méthodes de protection.
    Bon et comme je code un peu à l'aveuglette (comme dit plus haut, les constructeurs ne fournissent aucunes docs), il arrive souvent que le processeur radio (qui en fait controle un peu près tout) plante. Tout simplement. Et d'après les binaires de windows mobile, il est prévu qu'il plante assez fréquement, c'est pas grave, on fait comme si de rien n'était et on continue !

    Autre exemple que j'ai vu dans ma jeunesse, avec un TI Omap, sur un téléphone très peu cher (téléphone wifi+tactile+gsm à 60€ y a plusieurs années maintenant !, le twin tact de chez neuf). À l'époque j'avais très peu de connaissances sur le sujet (je n'arrivais même pas à faire booter mon propre noyau....), et pourtant, la sacro-sainte protection opérateur, a été contournée extremement facilement. Un simple fichier de configuration accessible depuis l'espace utilisateur, ou il fallait juste changer un 1 en un O. (alors que la méthode officielle de déverouillage ne marche qu'aléatoirement).

    Bon bref, tout ça pour dire que le monsieur a bien raison de dire que la sécurité dans les puces radio est ridicule. Je ne connais pas les puces pour le bas de gamme, mais j'imagine que ça peut très facilement être encore pire, et je pense effectivement que le niveau de fermeture des radios est franchement trop élevé par rapport à leur niveau de sécurité effectif.
    De là à faire une pile GSM complétèment libre, il y a quand même un grand pas.
    Je ne connais pas l'état des connaissances sur le TI Calypso, mais je pense qu'il est beaucoup plus intéressant de documenter les comportements (aussi bien matériel que logiciel) pour montrer à quel point tout ce cirque est ridicule, et alors les constructeurs penseront peut être à s'ouvrir un peu.