Le dépôt de brevet restera payant. L’argent récolté ira à l’État sans passer par l’office des brevets. Mais l’État peut toujours faire pression sur l’office. Certes, ce ne sont plus des pressions financières (quoique, un budget, ça se change...) mais il reste les pressions politiques, sociales... Exemple idiot : les membres de l’office s(er)ont des fonctionnaires, et ils voudraient peut-être que leur demande de mutation aux Antilles soit acceptée.
Et l’argent n’est pas la seule incitation : les classements internationaux et nationaux de la « santé » de la recherche et de la « performance » des chercheurs utilisent (grandement) le nombre de brevets déposés comme critère1.
Faciliter le dépôt de brevet, c’est améliorer sa place dans le classement à moindre coût...
1 Autre critère : le nombre de publications. Et on voit les conférences et journaux bidons qui permettent de publier plus pour de gagner plus (évidemment, c’est l’éditeur qui gagne).
[^] # Re: !!!
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Microsoft se voit attribuer un brevet sur les traitements de texte utilisant XML. Évalué à 4.
Le dépôt de brevet restera payant. L’argent récolté ira à l’État sans passer par l’office des brevets. Mais l’État peut toujours faire pression sur l’office. Certes, ce ne sont plus des pressions financières (quoique, un budget, ça se change...) mais il reste les pressions politiques, sociales... Exemple idiot : les membres de l’office s(er)ont des fonctionnaires, et ils voudraient peut-être que leur demande de mutation aux Antilles soit acceptée.
Et l’argent n’est pas la seule incitation : les classements internationaux et nationaux de la « santé » de la recherche et de la « performance » des chercheurs utilisent (grandement) le nombre de brevets déposés comme critère1.
Faciliter le dépôt de brevet, c’est améliorer sa place dans le classement à moindre coût...
1 Autre critère : le nombre de publications. Et on voit les conférences et journaux bidons qui permettent de publier plus pour de gagner plus (évidemment, c’est l’éditeur qui gagne).