J'ai plein de trucs à dire, la discussion est intéressante, mais je vais essayer de faire court. Je ne t'attaque pas sur ta manière de vivre, que je respecte.
Sur l'idéalisme, le romantisme et le pragmatisme, oui ton discours est assurément romantique, un truc révélateur est la référence au Che en fin de discours ...
Après est-ce qu'on peut tout résumer avec une opposition idéalisme<->pragmatisme ? Ben non, c'est évidemment plus compliqué que ça, genre RMS pour qui ne pas faire de concessions est supposé accélérer le développement du libre, donc un moyen pratique d'arriver à l'idéal. Le logiciel libre en soit a énormément de côtés très pragmatiques dans l'idée.
La ou je me démarque mais alors complètement, c'est sur le mélange des genre. On part d'Hadopi pour enchaîner sur la révolution du système, dont tu ne cautionnerait pas la violence mais qui ne te dérangerait pas, pour arriver finalement au fait que tu ne fais pas de concession avec le libre.
Tu crois qu'attendre une révolution règlera le problème Hadopi ou que Hadopi sera un déclencheur parmi d'autre ? Cela ne règle pas le problème Hadopi aujourd'hui.
Tu crois qu'être idéaliste fait toujours émerger l'idéal ? C'est effectivement une position très romantique. Je citerai l'exemple des mathématiques.
Un jours, des mathématiciens se sont dit "formalisons les maths", c'est à dire posons un cadre dans lequel on peut faire rentrer toutes les maths, on peut prouver tous les théorèmes, et être sur que ce cadre ne permet pas de prouver un théorème et l'exact opposé, ce qui est logiquement un tantinet embettant.
Ils y croyaient, ils ont essayé. Mais un certain Gödel, qui y travaillait, a démontrer qu'un tel cadre n'existait pas, et que soit il était incomplet, soit il était incorrect.
Pourquoi je parle des maths ? Parce que c'est la science idéale par excellence. Elle n'a aucun obstacle physique. Pourtant déja, certains idéaux sont inatteignables.
Je pourrai enchainer avec la démarche "scientifique" que j'estime importante, déformation professionelle sans doute, et qui consiste, entre autre, quand t'as un problème compliqué, à le décomposer, à formuler des hypothèses, à tenter de valider ou démontrer ces hypothèses, à les revoirs si ça marche pas.
Là je te lis et je ne vois rien de tout ça, ton discours part un peu dans tous les sens, émergence d'une révolution, logiciel libre, Hadopi ? Je vois pas le lien et c'est ce que j'ai voulu faire ressortir.
Question subsidiaire, devoir philosophique, discutez du rapport entre logiciel libre et liberté ;)
PS: ce message doit à peut prêt ressembler à rien, mais je poste quand même, comprenne qui pourra ...
[^] # Re: à chaque force, son contraire
Posté par thoasm . En réponse à la dépêche L'April s'insurge face aux mouchards filtrants de l'HADOPI. Évalué à 5.
Sur l'idéalisme, le romantisme et le pragmatisme, oui ton discours est assurément romantique, un truc révélateur est la référence au Che en fin de discours ...
Après est-ce qu'on peut tout résumer avec une opposition idéalisme<->pragmatisme ? Ben non, c'est évidemment plus compliqué que ça, genre RMS pour qui ne pas faire de concessions est supposé accélérer le développement du libre, donc un moyen pratique d'arriver à l'idéal. Le logiciel libre en soit a énormément de côtés très pragmatiques dans l'idée.
La ou je me démarque mais alors complètement, c'est sur le mélange des genre. On part d'Hadopi pour enchaîner sur la révolution du système, dont tu ne cautionnerait pas la violence mais qui ne te dérangerait pas, pour arriver finalement au fait que tu ne fais pas de concession avec le libre.
Tu crois qu'attendre une révolution règlera le problème Hadopi ou que Hadopi sera un déclencheur parmi d'autre ? Cela ne règle pas le problème Hadopi aujourd'hui.
Tu crois qu'être idéaliste fait toujours émerger l'idéal ? C'est effectivement une position très romantique. Je citerai l'exemple des mathématiques.
Un jours, des mathématiciens se sont dit "formalisons les maths", c'est à dire posons un cadre dans lequel on peut faire rentrer toutes les maths, on peut prouver tous les théorèmes, et être sur que ce cadre ne permet pas de prouver un théorème et l'exact opposé, ce qui est logiquement un tantinet embettant.
Ils y croyaient, ils ont essayé. Mais un certain Gödel, qui y travaillait, a démontrer qu'un tel cadre n'existait pas, et que soit il était incomplet, soit il était incorrect.
Pourquoi je parle des maths ? Parce que c'est la science idéale par excellence. Elle n'a aucun obstacle physique. Pourtant déja, certains idéaux sont inatteignables.
Je pourrai enchainer avec la démarche "scientifique" que j'estime importante, déformation professionelle sans doute, et qui consiste, entre autre, quand t'as un problème compliqué, à le décomposer, à formuler des hypothèses, à tenter de valider ou démontrer ces hypothèses, à les revoirs si ça marche pas.
Là je te lis et je ne vois rien de tout ça, ton discours part un peu dans tous les sens, émergence d'une révolution, logiciel libre, Hadopi ? Je vois pas le lien et c'est ce que j'ai voulu faire ressortir.
Question subsidiaire, devoir philosophique, discutez du rapport entre logiciel libre et liberté ;)
PS: ce message doit à peut prêt ressembler à rien, mais je poste quand même, comprenne qui pourra ...