Lorsque l'on commence à aller trop loin, on se retrouve, en face, avec des gens qui veulent aller trop loin. Je ne serais pas étonné que le cas des quelques lettres de menaces dont on parle en ce moment ne soit que l'arbre qui cache la forêt, d'un mouvement de plus en plus important de personnes ne se sentant, individuellement, plus en sécurité et qui décident de basculer dans la violence physique contre les personnes qu'elles prennent pour responsables de ce qui est en train de se passer. Tout le monde sait qu'il ne faut pas frapper les enfants car cette violence entraine des dégâts qui peuvent avoir des conséquence sur le développement et leurs comportements une fois adultes.
Ces crétins qui nous gouvernent pensent sérieusement qu'ils peuvent infliger au "peuple" une violence verbale, psychologique, parfois physique sans avoir aucun retour de bâton ? Ce n'est qu'un début, nous n'en sommes qu'aux menaces, juste l'apéritif (ce qui ouvre l'appétit). Je suis persuadé qu'en ces temps de crises qui apportent aussi un certain lot de souffrance à pas mal de monde, il est très dangereux de se montrer comme un ennemi du "peuple". Et pour moi, le risque ce n'est pas seulement la non réélection, non, je pense vraiment dangereux.
Ce qui maintient une société en tant que groupe se dirigeant plus ou moins dans la même direction avec un même corpus de croyance (pas question de religion, mais de manière de considérer l'autre, de deviner ce qui est bien et bon etc.), est un statut quo assez délicat. A partir du moment ou on brise ce statut quo, délibérément, et avec suffisamment de force et de cynisme, je crois que l'on doit s'attendre à certaines conséquences ... fâcheuse et inévitables.
Je ne pleurerais pas les politiques qui tomberons sur leur chemin de croix : fort avec les faibles et faibles avec les forts. Pas plus qu'ils ne pleurent les pauvres sacrifiés à leur monde idéal.
# à chaque force, son contraire
Posté par hervé Couvelard . En réponse à la dépêche L'April s'insurge face aux mouchards filtrants de l'HADOPI. Évalué à 10.
Ces crétins qui nous gouvernent pensent sérieusement qu'ils peuvent infliger au "peuple" une violence verbale, psychologique, parfois physique sans avoir aucun retour de bâton ? Ce n'est qu'un début, nous n'en sommes qu'aux menaces, juste l'apéritif (ce qui ouvre l'appétit). Je suis persuadé qu'en ces temps de crises qui apportent aussi un certain lot de souffrance à pas mal de monde, il est très dangereux de se montrer comme un ennemi du "peuple". Et pour moi, le risque ce n'est pas seulement la non réélection, non, je pense vraiment dangereux.
Ce qui maintient une société en tant que groupe se dirigeant plus ou moins dans la même direction avec un même corpus de croyance (pas question de religion, mais de manière de considérer l'autre, de deviner ce qui est bien et bon etc.), est un statut quo assez délicat. A partir du moment ou on brise ce statut quo, délibérément, et avec suffisamment de force et de cynisme, je crois que l'on doit s'attendre à certaines conséquences ... fâcheuse et inévitables.
Je ne pleurerais pas les politiques qui tomberons sur leur chemin de croix : fort avec les faibles et faibles avec les forts. Pas plus qu'ils ne pleurent les pauvres sacrifiés à leur monde idéal.
Hasta siempre.