Il n'y a pas de "filière de merde"
Si ça existe des filières de merde. Et il est très important de les identifier pour corriger les problèmes qui s'y posent. Un exemple concret : ma sœur était dans un IUFM ou au lieu de leur proposer des formations sur la pédagogie on les faisait assister à des séances d'exposés de 6 heures sans rapports avec leur futur métiers. À côté de ça, dans d'autres villes on peu trouver des IUFM proposant d'excellentes formations. Si l'on se donnait les moyens de dépister les problèmes dans le filières ce ne serait pas inutile.
D'ailleurs la plus part de mes collègues (j'enseigne) appellent de leurs vœux de véritables évaluations. Selon moi, le problème avec les réformes du gouvernement c'est l'objectif qui est poursuivi ; pas ce détails des évaluations qui sert à les justifier face aux opinions publics mais qui, si on y regarde de près n'est que de la poudre médiatique aux yeux. Des évaluations pour pousser à se dépasser, des évaluations visant à améliorer le service public tout le monde en rêve. Même nous qui seront évalués malgré le stress. Il n'est pas nécessaire d'être prof pour savoir que les examens peuvent pousser à se dépasser. Et quand on travail entre 50 et 70 heures par semaine pour ses élèves on ne peut que désirer être évalué et récompensé pour ses efforts.
Malheureusement ce qui accompagne les évaluations souhaitées par M. le président c'est un pas de plus dans le cercle vicieux qui vise à se débarasser du service public d'enseignement. On nous met dans une situation où bien faire notre travail n'est pas possible (quand je parlais de 50 heures, c'était recherche non comprises bien entendu). Ensuite on nous évalue et on dit que les choses ne sont pas bien faites. Puis on sanctionne : diminution des moyens, augmentation de la charge de travail et ... Jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une dizaine d'université payantes en France.
Le plus machiavélique c'est que tout se fait avec l'aprobation du public : comme le service est de moins en moins bon (on fait ce qu'il faut pour en haut lieu ; par exemple les charges d'enseignement ont été multipliée par 1,3 en 30 ans, on a augmenter les coûts en sous-traitant de nombreux postes ...), plus personne ne souhaite voir ses impôts partir dans le service. Donc on dégrade plus le service, qui est encore moins bon, etc.
Il s'agit d'un stratégie bien connue et largement développée et conseillée par l'OCDE aux gouvernements chargés de débarasser les pays de leurs infrastructures publiques. Et ça marche à tout les coups. Ça permet de libéraliser (dans le mauvais sens ici) l'économie au sens ou il n'y a plus d'organisation des citoyens qui puissent faire obstacle aux visées des superstructure du capital. En quelque sorte un anti rêve américain : un monde dominée par des trusts géants et sans âmes. Merci monsieur le président, merci madame la ministre !
[^] # Re: Oui mais
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche L'Université souhaite continuer à jouer un rôle actif dans l'écosystème du logiciel libre. Évalué à 6.
Il n'y a pas de "filière de merde"Si ça existe des filières de merde. Et il est très important de les identifier pour corriger les problèmes qui s'y posent. Un exemple concret : ma sœur était dans un IUFM ou au lieu de leur proposer des formations sur la pédagogie on les faisait assister à des séances d'exposés de 6 heures sans rapports avec leur futur métiers. À côté de ça, dans d'autres villes on peu trouver des IUFM proposant d'excellentes formations. Si l'on se donnait les moyens de dépister les problèmes dans le filières ce ne serait pas inutile.
D'ailleurs la plus part de mes collègues (j'enseigne) appellent de leurs vœux de véritables évaluations. Selon moi, le problème avec les réformes du gouvernement c'est l'objectif qui est poursuivi ; pas ce détails des évaluations qui sert à les justifier face aux opinions publics mais qui, si on y regarde de près n'est que de la poudre médiatique aux yeux. Des évaluations pour pousser à se dépasser, des évaluations visant à améliorer le service public tout le monde en rêve. Même nous qui seront évalués malgré le stress. Il n'est pas nécessaire d'être prof pour savoir que les examens peuvent pousser à se dépasser. Et quand on travail entre 50 et 70 heures par semaine pour ses élèves on ne peut que désirer être évalué et récompensé pour ses efforts.
Malheureusement ce qui accompagne les évaluations souhaitées par M. le président c'est un pas de plus dans le cercle vicieux qui vise à se débarasser du service public d'enseignement. On nous met dans une situation où bien faire notre travail n'est pas possible (quand je parlais de 50 heures, c'était recherche non comprises bien entendu). Ensuite on nous évalue et on dit que les choses ne sont pas bien faites. Puis on sanctionne : diminution des moyens, augmentation de la charge de travail et ... Jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une dizaine d'université payantes en France.
Le plus machiavélique c'est que tout se fait avec l'aprobation du public : comme le service est de moins en moins bon (on fait ce qu'il faut pour en haut lieu ; par exemple les charges d'enseignement ont été multipliée par 1,3 en 30 ans, on a augmenter les coûts en sous-traitant de nombreux postes ...), plus personne ne souhaite voir ses impôts partir dans le service. Donc on dégrade plus le service, qui est encore moins bon, etc.
Il s'agit d'un stratégie bien connue et largement développée et conseillée par l'OCDE aux gouvernements chargés de débarasser les pays de leurs infrastructures publiques. Et ça marche à tout les coups. Ça permet de libéraliser (dans le mauvais sens ici) l'économie au sens ou il n'y a plus d'organisation des citoyens qui puissent faire obstacle aux visées des superstructure du capital. En quelque sorte un anti rêve américain : un monde dominée par des trusts géants et sans âmes. Merci monsieur le président, merci madame la ministre !
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace