> Je pense que Ubuntu attire plus de monde parce qu'entre autres Ubuntu a une plus grande visibilité et des utilisateurs plus prosélytes que les utilisateurs de Mandriva (ou de Fedora, ou de Slackware, ou de ... ). La politique de comm' initié par Canonical autour de Ubuntu est une vraie réussite pour Ubuntu. C'est ce genre de politique que n'a pas su mettre en place Mandriva
Je pense que c'est une erreur de prendre modèle sur Ubuntu. Ubuntu n'est toujours pas rentable. Le problème premier de Mandriva est la rentabilité, Ubuntu n'est pas la solution. Ubuntu n'a pas une forte communauté de "solides" contributeurs (le niveau de qualité laisse à désire ces derniers temps semble-t-il). Fedora a une faible popularité, mais une identité claire et (maintenant) comprise. Fedora, et dans une moindre mesure OpenSuse, a une solide communauté de développeurs (c'est très très très important les contributeurs !). D'ailleurs Fedora vient d'exploser son record de contributeur (passage de 2000 à 12000 en 2 ans je crois ce qui pose des défis à l'infrastruture).
Si ça continue, dans 2 ou 3 ans, Ubuntu ne sera pas dans un meilleur état que Mandriva.
Certe la com d'Ubuntu est formidable pour la popularité. Mais ce n'est pas assez. Mandrake a été populaire, et ce n'est pas assez. Mais "pire" pour Ubuntu, ça c'est fait avec beaucoup de pognon de brulé. Pas du pognon investi pour le lendemain. La percée d'Ubuntu est formidable, mais elle peut être pondérée.
Autre chose, les deux poids lourd Linux (Red Hat et Novell) ont laissé le champ libre aux distributions "pour les masses" (et donc notamment à Ubuntu). Fedora et OpenSuse ne sont pas en concurrence directe avec Ubuntu ou Mandriva. Officiellement Red Hat dit ne pas s'y intéresser au moins jusqu'en 2010. Mais ça ne va peut-être pas durer indéfiniment. Si Red Hat ou Novell décide de changer d'avis, ça peut faire mal. Dans cette hypothèse, les distributions orientées que "desktop" (Ubuntu compris) ont du soucis à se faire et la solution est loin loin d'être facile à trouver.
Si Red Hat et Novell continuent de laisser le champ libre aux distributions "pour les masses", la position de Mandriva n'est pas désespérée sur ce marché. Mais encore faut-il que la direction de Mandriva en est conscience ce dont je ne suis pas sûr.
Le plus gros potentiel de Mandriva c'est ... le succès actuel d'Ubuntu. Les gens se lasseront d'Ubuntu. La distribution est "simpliste" pour caricaturer. Ubuntu aura aussi, probablement, des soucis financier et tout sera moins rose. Ces utilisateurs pourront "naturellement" aller voir chez Mandriva (puisqu'il n'y a plus Xandros, etc). Mandriva cible grosso-modo le même public mais en plus technologique. Ça sera comme une sorte de montée en gamme de passer d'Ubuntu à Mandriva. Touver des solutions pour faire entrer de l'argent ne sera pas facile. Mais au moins, il n'y aura plus une concurrence "déloyale" face à Ubuntu puisque Ubuntu aura les mêmes problèmes que Mandriva.
De la com il en faut. Mais le "matraquage" n'est peut-être pas la solution. Mandriva doit travailler sa communication pour donner une identitée claire. Les déçus ou blasés d'Ubuntu viendront à Mandriva si Mandriva n'est pas qu'un Ubuntu bis.
[^] # Re: Réponses en vrac
Posté par IsNotGood . En réponse à la dépêche Il faut sauver le soldat Williamson !. Évalué à 5.
Je pense que c'est une erreur de prendre modèle sur Ubuntu. Ubuntu n'est toujours pas rentable. Le problème premier de Mandriva est la rentabilité, Ubuntu n'est pas la solution. Ubuntu n'a pas une forte communauté de "solides" contributeurs (le niveau de qualité laisse à désire ces derniers temps semble-t-il). Fedora a une faible popularité, mais une identité claire et (maintenant) comprise. Fedora, et dans une moindre mesure OpenSuse, a une solide communauté de développeurs (c'est très très très important les contributeurs !). D'ailleurs Fedora vient d'exploser son record de contributeur (passage de 2000 à 12000 en 2 ans je crois ce qui pose des défis à l'infrastruture).
Si ça continue, dans 2 ou 3 ans, Ubuntu ne sera pas dans un meilleur état que Mandriva.
Certe la com d'Ubuntu est formidable pour la popularité. Mais ce n'est pas assez. Mandrake a été populaire, et ce n'est pas assez. Mais "pire" pour Ubuntu, ça c'est fait avec beaucoup de pognon de brulé. Pas du pognon investi pour le lendemain. La percée d'Ubuntu est formidable, mais elle peut être pondérée.
Autre chose, les deux poids lourd Linux (Red Hat et Novell) ont laissé le champ libre aux distributions "pour les masses" (et donc notamment à Ubuntu). Fedora et OpenSuse ne sont pas en concurrence directe avec Ubuntu ou Mandriva. Officiellement Red Hat dit ne pas s'y intéresser au moins jusqu'en 2010. Mais ça ne va peut-être pas durer indéfiniment. Si Red Hat ou Novell décide de changer d'avis, ça peut faire mal. Dans cette hypothèse, les distributions orientées que "desktop" (Ubuntu compris) ont du soucis à se faire et la solution est loin loin d'être facile à trouver.
Si Red Hat et Novell continuent de laisser le champ libre aux distributions "pour les masses", la position de Mandriva n'est pas désespérée sur ce marché. Mais encore faut-il que la direction de Mandriva en est conscience ce dont je ne suis pas sûr.
Le plus gros potentiel de Mandriva c'est ... le succès actuel d'Ubuntu. Les gens se lasseront d'Ubuntu. La distribution est "simpliste" pour caricaturer. Ubuntu aura aussi, probablement, des soucis financier et tout sera moins rose. Ces utilisateurs pourront "naturellement" aller voir chez Mandriva (puisqu'il n'y a plus Xandros, etc). Mandriva cible grosso-modo le même public mais en plus technologique. Ça sera comme une sorte de montée en gamme de passer d'Ubuntu à Mandriva. Touver des solutions pour faire entrer de l'argent ne sera pas facile. Mais au moins, il n'y aura plus une concurrence "déloyale" face à Ubuntu puisque Ubuntu aura les mêmes problèmes que Mandriva.
De la com il en faut. Mais le "matraquage" n'est peut-être pas la solution. Mandriva doit travailler sa communication pour donner une identitée claire. Les déçus ou blasés d'Ubuntu viendront à Mandriva si Mandriva n'est pas qu'un Ubuntu bis.