Maintenant le fait de faire perdurer un temps après la mort n'est pas totalement imbécile non plus. L'artiste est aussi quelqu'un qui travaille, comme un autre, et qui est rémunéré pour ça. Une des différences c'est que sa rémunération intervient bien longtemps après son travail. Du coup, contrairement à un salarié classique, ça lui est bien plus dûr de transmettre le fruit de son travail à sa descendance (vu que le travail n'a pas forcément encore donné ses fruits, ou pas complètement).
Perso je trouve que l'héritage par descendance est un concept malsain par principe, mais à partir du moment où un accepte qu'un salarié puisse donner ses économies salariales à sa descendance, il est normal que l'artiste qui a fait une oeuvre ces dernières années puissent en donner le fruit à sa descendance. Et ça implique que les droits d'auteurs ne s'arrêtent pas immédiatement à la mort de l'auteur.
Bref, bénéficier de droits d'auteurs sans avoir travaillé simplement parce qu'on est fils de c'est effectivement illégitime .... mais pas plus que bénéficier d'un gros héritage en directement chiffrable en euros sans avoir plus travaillé et toujours parce qu'on est fils de.
Le second point c'est que les droits d'auteurs c'est aussi des gens qui en vivent autour de l'auteur, ou via l'auteur. Tout le personnel qui intervient sur une oeuvre en vit, du publicitaire au preneur son jusqu'à la secrétaire et le comptable. Si il suffit que l'auteur meure pour que tout d'un coup toute la création, les sous et le travail inverstis se retrouvent perdus (car sans rémunération) même si le travail lui même est fini, ça va devenir super risqué, et surtout pour les vieux auteurs. Il est là aussi logique d'assurer un minimum de sécurité sur le retour du travail d'auteur, afin que les gens qui financent la création ne se retrouvent pas forcément le bec dans l'eau une fois l'oeuvre diffusée et l'auteur sous terre.
Toute la problématique c'est de savoir trouver la bonne mesure. 70 ans après la mort de l'auteur (voire 90 puisque de mémoire c'était 90 ans au moins aux US depuis un lobby de Disney) ça me parait effectivement super exagéré. 5, 10 ou même 20 ans c'est plus honnête certainement.
Maintenant le problème c'est que personne n'ose dire aux grosses entreprises type Disney "vous n'avez plus le monopole" alors on prolonge ... Même si on voulait revenir en arrière, je ne serai pas étonné que maintenant ces 70 ans soient dans des accords internationnaux dont il serait difficile de se défaire.
[^] # Re: Pertinence de la conservation des limites des supports CDs
Posté par Éric (site web personnel) . En réponse à la dépêche Naissance de ChemicalCovers. Évalué à 3.
Maintenant le fait de faire perdurer un temps après la mort n'est pas totalement imbécile non plus. L'artiste est aussi quelqu'un qui travaille, comme un autre, et qui est rémunéré pour ça. Une des différences c'est que sa rémunération intervient bien longtemps après son travail. Du coup, contrairement à un salarié classique, ça lui est bien plus dûr de transmettre le fruit de son travail à sa descendance (vu que le travail n'a pas forcément encore donné ses fruits, ou pas complètement).
Perso je trouve que l'héritage par descendance est un concept malsain par principe, mais à partir du moment où un accepte qu'un salarié puisse donner ses économies salariales à sa descendance, il est normal que l'artiste qui a fait une oeuvre ces dernières années puissent en donner le fruit à sa descendance. Et ça implique que les droits d'auteurs ne s'arrêtent pas immédiatement à la mort de l'auteur.
Bref, bénéficier de droits d'auteurs sans avoir travaillé simplement parce qu'on est fils de c'est effectivement illégitime .... mais pas plus que bénéficier d'un gros héritage en directement chiffrable en euros sans avoir plus travaillé et toujours parce qu'on est fils de.
Le second point c'est que les droits d'auteurs c'est aussi des gens qui en vivent autour de l'auteur, ou via l'auteur. Tout le personnel qui intervient sur une oeuvre en vit, du publicitaire au preneur son jusqu'à la secrétaire et le comptable. Si il suffit que l'auteur meure pour que tout d'un coup toute la création, les sous et le travail inverstis se retrouvent perdus (car sans rémunération) même si le travail lui même est fini, ça va devenir super risqué, et surtout pour les vieux auteurs. Il est là aussi logique d'assurer un minimum de sécurité sur le retour du travail d'auteur, afin que les gens qui financent la création ne se retrouvent pas forcément le bec dans l'eau une fois l'oeuvre diffusée et l'auteur sous terre.
Toute la problématique c'est de savoir trouver la bonne mesure. 70 ans après la mort de l'auteur (voire 90 puisque de mémoire c'était 90 ans au moins aux US depuis un lobby de Disney) ça me parait effectivement super exagéré. 5, 10 ou même 20 ans c'est plus honnête certainement.
Maintenant le problème c'est que personne n'ose dire aux grosses entreprises type Disney "vous n'avez plus le monopole" alors on prolonge ... Même si on voulait revenir en arrière, je ne serai pas étonné que maintenant ces 70 ans soient dans des accords internationnaux dont il serait difficile de se défaire.