Au cœur des préoccupations des cinéastes, la contrefaçon numérique qui détruit la valeur créative et porte atteinte à cette forme essentielle de la liberté d’expression qu’est la liberté de création.
C'est énorme. Alors comme ça la contrefaçon numérique porte atteinte à la liberté de création? Je ne sais pas ce que ce monsieur fume, mais j'aimerai qu'il partage.
Les gens sont libres de créer. Toujours. Partout, en tout temps et en tout lieu. Je chante une chanson pour endormir le petit cousin, mon beau-frère dessine sur un cahier, ma mère danse, mon voisin dessine des maisons. Qu'il y ait de la contrefaçon numérique ou pas.
C'est un premier point. Absolument _rien_ ne peut empêcher la liberté de création.
Quel est le problème alors? Le problème est simple, c'est que suite à la liberté de création, des charmants personnages appelés financiers sont arrivés. Ils se sont rendus compte que la création pouvait se vendre. Et se vendre cher. Concernant la musique, ils ont bâtis des empires financiers sur la duplication et reproduction des œuvres musicales. Or, internet a démoli leur business plan. Il est possible aujourd'hui quasiment gratuitement de dupliquer à l'infini une oeuvre musicale. Sauf que ces messieurs voient ça comme une perte énorme d'argent.
Plusieurs points restent à débattre, comme:
-est ce que la duplication gratuite des oeuvres nuit elles à leurs interets?
-est ce que la duplication gratuite des oeuvres nuit elles aux interêts des artistes?
Mais ces deux points sont immédiatement écartés. Le coupable est trouvé, il s'agit d'internet, il faut le faire payer. Le mobile, la perte financière de ses sociétés.
Il est cynique d'essayer de chercher quelle est la valeur de nos libertés individuelles face à l'industrie du disque. N'oubliez pas, ces gens là veulent protéger _leur_ marché, ils veulent protéger _leurs_ interêts. Les artistes n'ont jamais eu besoin des majors pour créer.
Je dis bien créer, mais les artistes doivent bien vivre. De la même manière qu'un développeur de LL doit manger à la fin du mois, un artiste ne doit pas mourir de faim.
Les majors proposent un cadre aux artistes, en leur fournissant de quoi survivre (en les payant) et les artistes fournissent de la musique. Cette relation n'est pas figée, et je me demande qui est le plus dépendant de l'autre...
Pour finir, je dirais qu'il est très intéressant d'imaginer un monde dans lequel les majors n'existent plus. Mais une fois de plus, ces majors veulent nous faire croire qu'elles sont essentielles, que sans elle, les artistes ne créent plus, et qu'elle disent la vérité: Pour sa part, la SACD défendra ses convictions en respectant celles des autres mais en n’hésitant pas, à chaque fois que cela s’avérera nécessaire, à rétablir la vérité.
La vérité, ou leur vérité?
# Le blog du SACD
Posté par octane . En réponse à la dépêche Légalisation riposte graduée / spyware : Le Monde.fr confirme. Évalué à 10.
C'est énorme. Alors comme ça la contrefaçon numérique porte atteinte à la liberté de création? Je ne sais pas ce que ce monsieur fume, mais j'aimerai qu'il partage.
Les gens sont libres de créer. Toujours. Partout, en tout temps et en tout lieu. Je chante une chanson pour endormir le petit cousin, mon beau-frère dessine sur un cahier, ma mère danse, mon voisin dessine des maisons. Qu'il y ait de la contrefaçon numérique ou pas.
C'est un premier point. Absolument _rien_ ne peut empêcher la liberté de création.
Quel est le problème alors? Le problème est simple, c'est que suite à la liberté de création, des charmants personnages appelés financiers sont arrivés. Ils se sont rendus compte que la création pouvait se vendre. Et se vendre cher. Concernant la musique, ils ont bâtis des empires financiers sur la duplication et reproduction des œuvres musicales. Or, internet a démoli leur business plan. Il est possible aujourd'hui quasiment gratuitement de dupliquer à l'infini une oeuvre musicale. Sauf que ces messieurs voient ça comme une perte énorme d'argent.
Plusieurs points restent à débattre, comme:
-est ce que la duplication gratuite des oeuvres nuit elles à leurs interets?
-est ce que la duplication gratuite des oeuvres nuit elles aux interêts des artistes?
Mais ces deux points sont immédiatement écartés. Le coupable est trouvé, il s'agit d'internet, il faut le faire payer. Le mobile, la perte financière de ses sociétés.
Il est cynique d'essayer de chercher quelle est la valeur de nos libertés individuelles face à l'industrie du disque. N'oubliez pas, ces gens là veulent protéger _leur_ marché, ils veulent protéger _leurs_ interêts. Les artistes n'ont jamais eu besoin des majors pour créer.
Je dis bien créer, mais les artistes doivent bien vivre. De la même manière qu'un développeur de LL doit manger à la fin du mois, un artiste ne doit pas mourir de faim.
Les majors proposent un cadre aux artistes, en leur fournissant de quoi survivre (en les payant) et les artistes fournissent de la musique. Cette relation n'est pas figée, et je me demande qui est le plus dépendant de l'autre...
Pour finir, je dirais qu'il est très intéressant d'imaginer un monde dans lequel les majors n'existent plus. Mais une fois de plus, ces majors veulent nous faire croire qu'elles sont essentielles, que sans elle, les artistes ne créent plus, et qu'elle disent la vérité:
Pour sa part, la SACD défendra ses convictions en respectant celles des autres mais en n’hésitant pas, à chaque fois que cela s’avérera nécessaire, à rétablir la vérité.
La vérité, ou leur vérité?