Bof bof... Mauvais exemple. Si je comprends bien, tu reproches la fonction non inversible ph > f. Pour un mot complètement inventé à postériori (toc, francisé), je trouve que c'est pousser le bouchon un peu loin. Sur le plan sémantique, notons qu'on pourrait tout autant appeler téléphone la radio et d'autres joyeusetés du même acabit.
Et d'ailleurs nous, tu crois qu'on écrit têléphône (en admettant au moins la francisation du e phynal) ? Pas plus inversible par rapport au grec qui discrimine les voyelles selon leur longueur (et je ne parle même pas de l'accent de hauteur).
Admettons qu'on écrive les mots modernes selon une orthographe héllénisante (ce qui est en soi mieux que l'anglais, j'en suis convaincu). Et alors ? Ces mots-là représentent une infime partie de notre vocabulaire.
Le français de tous les jours, les mots que nous employons le plus souvent sont pour beaucoup passés par des phases d'évolution phonétique qui ont complètement raboté leur origine latine (ou francique, ou gauloise, ou normande, ou du diable-vauvert), ce qui fait que les orthographes étymologisantes sont complètement inutiles. Suffit de regarder toutes les consonnes finales, qui ne sont aujourd'hui même plus utilisées en liaison, et qui persistent là à nous narguer. À ce propos, la métanalyse moderne des liaisons est révélatrice de l'incompréhension de l'étymologie, avec des productions comme quatre-z-yeux qui sont cependant acceptables sur le point de vue sémantique (avec le morphème [-z-] qui devient une marque générique du pluriel).
M'enfin bon, des goûts et des couleurs (< une bière virtuelle à qui me trouve un intérêt étymologique de la conservation des accents circonflexes sur les û) !
[^] # Re: Reformulons la question...
Posté par Perthmâd . En réponse à la dépêche Le succès de "MSN" chez les jeunes pose-t-il un problème au logiciel libre ?. Évalué à 3.
Et d'ailleurs nous, tu crois qu'on écrit têléphône (en admettant au moins la francisation du e phynal) ? Pas plus inversible par rapport au grec qui discrimine les voyelles selon leur longueur (et je ne parle même pas de l'accent de hauteur).
Admettons qu'on écrive les mots modernes selon une orthographe héllénisante (ce qui est en soi mieux que l'anglais, j'en suis convaincu). Et alors ? Ces mots-là représentent une infime partie de notre vocabulaire.
Le français de tous les jours, les mots que nous employons le plus souvent sont pour beaucoup passés par des phases d'évolution phonétique qui ont complètement raboté leur origine latine (ou francique, ou gauloise, ou normande, ou du diable-vauvert), ce qui fait que les orthographes étymologisantes sont complètement inutiles. Suffit de regarder toutes les consonnes finales, qui ne sont aujourd'hui même plus utilisées en liaison, et qui persistent là à nous narguer. À ce propos, la métanalyse moderne des liaisons est révélatrice de l'incompréhension de l'étymologie, avec des productions comme quatre-z-yeux qui sont cependant acceptables sur le point de vue sémantique (avec le morphème [-z-] qui devient une marque générique du pluriel).
M'enfin bon, des goûts et des couleurs (< une bière virtuelle à qui me trouve un intérêt étymologique de la conservation des accents circonflexes sur les û) !