Je suis d'accord sur le fait que c'est l'inverse qui se passe. Les gens n'ont jamais autant eu accès à des moyens d'écriture qui leur permet d'émettre et non pas seulement de recevoir (journaux et compagnie). Conséquence, ils écrivent de plus en plus.
Mais de là à incriminer la méthode globale ! La séculaire lutte syllabique/globale/semi-globale est une vessie qu'on veut nous faire prendre pour des lanternes. Chacun apprend à lire à sa manière, en fait.
Le vrai problème, c'est que notre langue est inhéremment complexe, et que son orthographe est clairement aberrante, et reflète pour les mots français la prononciation qu'ils avaient au XIIIè siècle environ (regardez la prononciation de l'ancien français tardif, c'est édifiant).
Que tout le monde écrive mal est juste le symptôme de cette irréductible complexité. Avant, seuls les gens dits d'écriture écrivaient et étaient lus. Et ils le faisaient bien, parce que c'était leur boulot. Maintenant, tout le monde peut écrire et on se rend compte que l'école primaire a échoué d'une manière ou d'une autre.
Tenez, lisez donc le bouquin « Paroles de poilus » ; si je ne m'abuse ces gens là ont appris avec la méthode syllabique, et c'est pas ça qui les a sauvé des fautes auribles !
Conclusion, faudrait réformer l'orthographe française, ce qui est une tâche impossible vu l'inertie des gens. Pire, maintenant c'est trop tard, puisque tout le monde ou presque est censé savoir écrire, d'où résistance personnelle. Il aurait fallu le faire avant l'école obligatoire. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est pas faisable pour des raisons techniquo-linguistiques, des langues romanes comme l'espagnol possèdent, je trouve, une orthographe géniale et parfaitement adaptée (y'a quasiment correspondance phonème-graphème).
[^] # Re: Reformulons la question...
Posté par Perthmâd . En réponse à la dépêche Le succès de "MSN" chez les jeunes pose-t-il un problème au logiciel libre ?. Évalué à 3.
Mais de là à incriminer la méthode globale ! La séculaire lutte syllabique/globale/semi-globale est une vessie qu'on veut nous faire prendre pour des lanternes. Chacun apprend à lire à sa manière, en fait.
Le vrai problème, c'est que notre langue est inhéremment complexe, et que son orthographe est clairement aberrante, et reflète pour les mots français la prononciation qu'ils avaient au XIIIè siècle environ (regardez la prononciation de l'ancien français tardif, c'est édifiant).
Que tout le monde écrive mal est juste le symptôme de cette irréductible complexité. Avant, seuls les gens dits d'écriture écrivaient et étaient lus. Et ils le faisaient bien, parce que c'était leur boulot. Maintenant, tout le monde peut écrire et on se rend compte que l'école primaire a échoué d'une manière ou d'une autre.
Tenez, lisez donc le bouquin « Paroles de poilus » ; si je ne m'abuse ces gens là ont appris avec la méthode syllabique, et c'est pas ça qui les a sauvé des fautes auribles !
Conclusion, faudrait réformer l'orthographe française, ce qui est une tâche impossible vu l'inertie des gens. Pire, maintenant c'est trop tard, puisque tout le monde ou presque est censé savoir écrire, d'où résistance personnelle. Il aurait fallu le faire avant l'école obligatoire. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est pas faisable pour des raisons techniquo-linguistiques, des langues romanes comme l'espagnol possèdent, je trouve, une orthographe géniale et parfaitement adaptée (y'a quasiment correspondance phonème-graphème).