• # Mouais

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Effets pervers du modèle de sécurité BitFrost de OLPC. Évalué à 6.

    Le pouvoir de l'état sur ces portables et les dérives de surveillances possibles sont en effet importantes, Mais :

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    "Les pays du tiers monde dans lesquels cette solution est prévue pour être déployée sont sujets de façon chronique à la corruption et à l'ingérence"

    Cette phrase est franchement nauséabonde. Les pays occidentaux ou riches sont loin d'avoir montré être exemplaire de ce côté. Sans céder à la théorie du complot, pour donner un exemple simple l'Italie était dans un état pitoyable face à la corruption il y a peu et ce n'est pas encore totalement fini. Au niveau de la surveillance des communication, nos pays sont même à la pointe, bien plus que n'importe quel pays du tiers monde. Carnivore, Echelon, ou simplement le contrôle chinois n'ont probablement aucun équivalent performant dans les pays pauvres.

    Je doute de plus que ce soit vraiment la corruption qui puisse être le problème. Le problème serait plus les dérives et excès de l'état lui-même.

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    La désactivation 21 jours après une catastrophe naturelle qui empêcherait de se servir des portables pour aider les gens, c'est fleur bleue. Certes on pourra toujours trouver un cas d'utilisation mais 21 jours après la catastrophe, j'ai des doutes sur le fait que des petits portables scolaires soient un média de secours.
    D'autant que s'ils sont désactivés c'est très probablement que le réseau n'est plus là (soit on parle de milieux peu informatisés et le wifi est justement donné par le serveur local qui permet de maintenir l'activation, soit on parle de milieux informatisés et alors il y aura aussi d'autres postes que ces OLPC).
    Il ne faut pas oublier qu'on parle de petits portables pour enfants avec un but scolaire.



    Bref, les risques de dérives sont énormes, et c'est bien de le souligner, mais ne cédons ni dans une présomptueuse dépréciation des pays pauvres, ni dans des arguments qui font pleurer les familles mais peu réalistes.