• [^] # Re: A propos de la licence GPL

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Un nouveau serveur SMTP est né : Tethys, entièrement écrit en Lua. Évalué à 1.

    Merci pour tes posts instructifs ;)

    My pleasure ;-)

    Mais quelques chose m'ennui quand même.
    tu considère que copier une API non normé est "un produit dérivé" (je n'ai pas les bases juridiques ou autre pour appuyer dans un sens ou dans l'autre).


    Oui, c'est ce que je considère actuellement, tjrs d'après ce que j'ai compris.

    Si on sort une norme à partir d'une API d'un soft, la licence GPL qui s'appliquait ne s'applique plus ?

    D'après ma réponse plus haut, je considère que la licence GPL continue à s'appliquer. Mais je ne suis pas avocat, hein !

    Si on sort un produit proprio, qu'on met l'api en publique, et que la GPL la copie. Le soft GPL peut nous attaquer en disant que c'est nous qui avons copié le soft ?

    2 petites précisions :
    (a) l'API en question étant devenue publique, déjà, on ne peut pas dire que "la GPL la copie". Le soft sous GPL utilise simplement cette API.
    (b) il faut savoir ce que veut dire mettre une API en publique. Si c'est utiliser une licence libre, il faut savoir qu'il existe des licences libres incompatibles : la licence Apache, par ex, est incompatible avec la GPL v2 et pas avec la GPL v3 (cf. http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html ).

    Donc, si un soft GPL utilise l'API publique :
    (1) il faut déterminer si ce soft a déjà le droit de le faire, cf. (b)
    (2) si (1) est ok, il n'y a pas conflit tant que le soft en question ne clame pas avoir le copyright/copyleft de l'API. Sinon, a priori, il s'agit grosso modo d'un conflit d'antériorité.

    // Aparté-début :
    D'après ce que j'ai compris, ce qui prime, d'une certaine manière, avant les licences, c'est la notion de copyright. Si tu disposes du copyright de ton logiciel libre, tu peux en changer de licence !
    C'est pour moi à la base des licences duales. Si tu disposes du copyright, même pour un soft en GPL, tu as le "pouvoir" de relicencer ton soft sous une autre licence. D'où les licences duales. D'où le fait que IONA, pour un de ces projets open source, demandait aux contributeurs de céder à IONA le copyright : les développeurs externes étaient impactés par la licence open source, tandis que IONA, en interne, non, car ils possédaient du copyright. Enfin, c'est comme cela que je l'ai compris.
    J'aimerais bien avoir l'avis, un de ces jours, d'un avocat là-dessus, sur le rapport copyright/licence. Histoire de vérifier ce que j'ai fini par comprendre...
    // Aparté-fin.

    Une API est elle soumise au droit d'auteur aussi ? N'y a t'il pas des cas totalement triviaux dans les API ? (le but d'une API est d'être un minimum simple et cohérente. Il n'est donc pas impossible de se retrouver avec un certain nombre de fonction avec des noms et des paramètres identiques).
    Une API ne peut elle pas faire partie du "droit à la citation"/"Fair use" ?
    (si je copie un printf("toto\n"); dans un programme GPL, il y a assez peu de chance que l'on considère cela comme une violation manifeste du droit d'auteur).


    Bonnes questions. Je ne sais pas comment cela se passe pour les cas totalement triviaux !

    Donc si j'utilise un fork pour me connecter à la DB et j'envoie une requete sql spécifique mysql, je serais selon toi soumis à la GPL ?
    Perso je pense pas (ie la reqûete est une donnée fournies, pas du code pour moi).


    Cette histoire de base de données GPL me casse encore plus la tête que pour les autres cas.

    J'ai quand même un peu l'impression que MySQL joue aussi de son coté du FUD. Et qu'il y a au fond du FUD des 2 cotés...

    Disons que si je n'utilise que du SQL standard, je suis certain de ne pas être impacté par la GPL.
    Maintenant, si j'utilise une fonctionnalité spéciale de MySQL, j'ai dit précédemment que j'imaginais être impacté par la GPL, mais je n'en suis plus (si) sûr.

    Ton post m'a fait réfléchir. J'ai relu le post de Bjorn, directeur technique de la fondation Eclipse : http://eclipse-projects.blogspot.com/2005/09/commercial-open(...)
    Lui aussi s'emmelle les pinceaux ! Il clame bien qu'il n'est pas avocat.

    Le seul commentateur du post de Bjorn indique que l'utilisation d'une base relationnelle GPL n'induit pas une "contamination" GPL car ce n'est pas créer un produit dérivé, mais utiliser un outil pour ce qu'il est. Par contre, en utilisant une base objet, oui, on est contaminé par la GPL.
    Mais comme le dit ce commentateur, à l'instar de Bjorn : "And, of course, I'm not a layer too. Use at your own risk"
    Maintenant, les avocats de MySQL pourraient éventuellement répliquer sur la définition d'une base relationnelle. Au sens large, MySQL est une base relationnelle. Au sens sans doute le plus restrictif, c'est sans doute un soft qui accepte telle ou telle norme SQL, et donc, sous cet angle, les extensions MySQL ne sont pas relationnelles, et sont bien spécifiques GPL. Sous cet angle encore, si tu fais un fork et envoie une requete sql spécifique mysql, comme je considère perso qu'une requête, c'est aussi du code, je dirais que oui, tu es impacté par la GPL.

    Encore une fois, je ne suis pas avocat.

    Nicolas écrivait plus haut : "Les licences proprio sont infiniment plus longue et complexe que la GPL." Mais vu qu'il ajoutait ensuite "qu'avec une licence proprio, tout est interdit de base", au final, c'était plutôt le contraire : les licences proprio apparaissent moins compliquées. De fait, perso, je n'ai pas encore de vision totalement claire de la GPL.