• # SMACK

    Posté par . En réponse à la dépêche Le noyau Linux 2.6.25 est disponible. Évalué à 6.

    Dépêche impeccable.

    Il n'y a qu'un truc qui m'énerve.

    > Le module SMACK (Simplified Mandatory Access Control Kernel) a été ajouté au noyau 2.6.25 afin d'offrir une alternative simplifiée à SELinux.

    Au lieux de "alternative simplifiée à SELinux", pourquoi pas un "système simple de protection" ?

    > SELinux est un module très puissant mais il est malheureusement assez complexe à configurer et à gérer au quotidien.

    Ceci est une sorte d'incompréhension de l'objectif de SELinux.
    Maîtriser SeLinux est très très complexe. Mais pour l'utilisateur final et avec une bonne intégration de SeLinux ce n'est pas le cas.
    Aujourd'hui il y a de nombreux utilisateurs avec SeLinux et ils n'y pensent quasiment jamais. Enfin c'est une très mauvaise idée de demander à l'utilisateur de bidouiller avec la sécurité.

    > En dépit des efforts méritoires de ses promoteurs pour simplifier son utilisation au fil du temps

    Ces efforts ne sont pas terminés.
    Il y a SeLinux et les règles SeLinux. Fedora utilise les règles NSA qui sont les plus complètes et les plus fines (il y a aussi les règles mls pour le "workflow"). Elles sont complexes car le défit sécurité est complexe. Elles ne le sont pas d'elle même. Il y a un autre projet qui offre des règles simplifiées (désolé, j'ai oublié le nom de ce projet).
    SMACK ne prétend pas simplifier SeLinux (et ses règles NSA). Il y a des choses qu'on peut faire avec SeLinux et qu'on ne fera jamais avec SMACK. SMACK a une autre approche, d'autres objectifs.

    Au "désespoire" des développeurs SeLinux, SMACK a été intégré. Il faut donc se trainer LSM. M'enfin, il n'y a pas de problème bloquant SMACK qui est bien conçu (contrairement à AppArmor). Linus a fait un choix, techniquement son choix est irréprochable.

    > Ces derniers ont exercé une pression afin qu'une solution plus simple apparaisse et SMACK est le résultat de cette pression.

    Ces derniers qui ne doivent probablement pas utiliser SeLinux...
    Et pression sur qui ?
    SMACK n'est pas lié a des pressions. SeLinux n'existerait pas, il y aurait peut-être SMACK. La sortie de SMACK ne remet pas en cause SeLinux (et ses règles NSA).
    SeLinux est un projet très ambitieux et il y a des trucs sucks encore. Mais ça s'arrange.

    > Les développeurs de SELinux, qui étaient jusqu'à présent les seuls utilisateurs de l'infrastructure LSM, ont opposé une âpre résistance à l'inclusion de SMACK dans le noyau.

    Je n'ai pas suivit en détail les discussions. Mais elles ne portaient sur des problèmes techniques qu'a SMACK. Mais plus globalement sur la gestion du projet Linux. Ce que fait SMACK, SeLinux peut le faire. SMACK fait donc un peu doublon avec SeLinux et c'est malheureux.

    > Quand je verrai les spécialistes de la sécurité utiliser des arguments rationnels et se mettre d'accord sur un truc les choses changeront peut-être. Mais franchement je m'attends à ce que l'enfer gèle et que les cochons nichent dans les arbres avant que cela n'arrive. Mais bon, je peux toujours espérer.

    Si j'ai bonne mémoire, c'était surtout par rapport à AppArmor vs SeLinux. Globalement SMACK et SeLinux pour les aspects techniques sont sur la même longueur d'onde et SMACK ne prétend pas remplacer SeLinux. L'auteur de SMACK a aussi dit qu'il bosserait sur SeLinux si LSM était abandonné.
    Linus estime qu'il n'y a pas qu'une approche pour la sécurité et donc qu'il doit garder LSM.

    > Toute cette controverse a fait l'objet d'un article détaillé du site Linux Weekly News.

    Et la contreverse porte plus sur LSM que sur SMACK vs SeLinux. La contreverse est LSM.