Pas une manne. Une gigantesque faille qui pourrait les engloutir. Donc paf, faut brider.
Un endroit qui échappe au contrôle de la pensée, c'est forcément nocif pour un gouvernement. Internet c'est (allez, je vais faire mon jeune vieux con : était) quand même un endroit avec une architecture décentralisée, avec une quasi-anarchie sympathique qui fonctionnait bien (c'est pas que j'aime l'anarchisme, je constate juste).
Depuis quelques années, les gouvernements se sont intéressés à la question. Résultat ? Maintenant le Net est un repère de pirates pédophiles nazis islamistes.
Et puis continuons à nous faire du mouron, tant qu'à faire.
Des moteurs de recherche célèbrent dont le nom commence par GTM étendent leur empire tentaculaire, avec des gens qui pensent que taper trois mots en charabia va leur donner une réponse exacte et surtout neutre (je suis intimement convaincu que la corruption fonctionne). Pendant ce temps, les libristes sont mi-figue mi-raisin face à son comportement qui tourne au Embrace, Extend et Extinguish.
Des sites de vidéos appartenant à ces mêmes moteurs de recherche ont une main-mise totale sur l'information, à la merci de régime totalitaires, que la liberté d'information dérange (sur ce point, notre bien-aimé N. S. est bien gaulliste). Ne parlons pas d'interopérabilité et de format ouvert, c'est à pleurer.
D'autres sites pompeusement auto-proclamés réseaux sociaux constituent des bases de données auto-gérées par les utilisateurs, inconscients de la gravité de leurs actions sur le long terme (la mémoire du Web, c'est quelque chose d'inquiétant : pouf, les trucs un peu contestataires ont tendance à disparaître mystérieusement, par contre les données persos ça traîne dans des DB on sait pas trop où).
Je pourrais parler des réseaux de messagerie instantanée qui fragmentent les zones du mondes sous la coupole de grandes industries informatiques, au point qu'en France, MSN est devenu synonyme de « messagerie instantanée » (bon, on avait bien frigo, mais quand même).
Et nous libristes, dans ce contexte, nous gesticulons vainement en trolls et nous fragmentons au lieu de rester unis. On jase de mai 68 comme de la panacée, avec tous les vieux connards sacripants qui en ont bien profité. Constatons : les libristes sont sous-représentés en politique. Ça ne tient qu'à nous de foutre (un peu) le bordel pour qu'on nous écoute, puisque la voie démocratique préfère porter des incapables dangereux au pouvoir.
Libristes de tous les pays, unissez-vous !
Je sais qu'un jour le Libre vaincra et sauvera les moutons de leur sort funeste pour en faire des gens responsables... Ou pas. \o/
[^] # Re: Numerique + Etat -> Moins de libertés
Posté par Perthmâd . En réponse à la dépêche Remaniement : à quand une véritable politique publique du numérique ?. Évalué à 2.
Un endroit qui échappe au contrôle de la pensée, c'est forcément nocif pour un gouvernement. Internet c'est (allez, je vais faire mon jeune vieux con : était) quand même un endroit avec une architecture décentralisée, avec une quasi-anarchie sympathique qui fonctionnait bien (c'est pas que j'aime l'anarchisme, je constate juste).
Depuis quelques années, les gouvernements se sont intéressés à la question. Résultat ? Maintenant le Net est un repère de pirates pédophiles nazis islamistes.
Et puis continuons à nous faire du mouron, tant qu'à faire.
Des moteurs de recherche célèbrent dont le nom commence par GTM étendent leur empire tentaculaire, avec des gens qui pensent que taper trois mots en charabia va leur donner une réponse exacte et surtout neutre (je suis intimement convaincu que la corruption fonctionne). Pendant ce temps, les libristes sont mi-figue mi-raisin face à son comportement qui tourne au Embrace, Extend et Extinguish.
Des sites de vidéos appartenant à ces mêmes moteurs de recherche ont une main-mise totale sur l'information, à la merci de régime totalitaires, que la liberté d'information dérange (sur ce point, notre bien-aimé N. S. est bien gaulliste). Ne parlons pas d'interopérabilité et de format ouvert, c'est à pleurer.
D'autres sites pompeusement auto-proclamés réseaux sociaux constituent des bases de données auto-gérées par les utilisateurs, inconscients de la gravité de leurs actions sur le long terme (la mémoire du Web, c'est quelque chose d'inquiétant : pouf, les trucs un peu contestataires ont tendance à disparaître mystérieusement, par contre les données persos ça traîne dans des DB on sait pas trop où).
Je pourrais parler des réseaux de messagerie instantanée qui fragmentent les zones du mondes sous la coupole de grandes industries informatiques, au point qu'en France, MSN est devenu synonyme de « messagerie instantanée » (bon, on avait bien frigo, mais quand même).
Et nous libristes, dans ce contexte, nous gesticulons vainement en trolls et nous fragmentons au lieu de rester unis. On jase de mai 68 comme de la panacée, avec tous les vieux connards sacripants qui en ont bien profité. Constatons : les libristes sont sous-représentés en politique. Ça ne tient qu'à nous de foutre (un peu) le bordel pour qu'on nous écoute, puisque la voie démocratique préfère porter des incapables dangereux au pouvoir.
Libristes de tous les pays, unissez-vous !
Je sais qu'un jour le Libre vaincra et sauvera les moutons de leur sort funeste pour en faire des gens responsables... Ou pas. \o/