• [^] # Re: William, It Was Really Nothing

    Posté par . En réponse à la dépêche William Gibson en signature à Paris !. Évalué à 4.

    La qualité de la traduction est très correcte pour ce type d'ouvrage ( SF , Fantasy, Polar ) à cette époque. Le style de Gibson est loin d'être évident, c'est parfois très confus, ca part dans tous les sens etc. C'est pas du Asimov ou l'on est sur un rail avec très peux de description.

    >>Jean Bonnefoy malheureusement n'a pas réussi à rendre le style de Gibson qui est extrêmement travaillé en Anglais, et qui souvent s'amuse à rendre hommage, en les pastichant, à des auteurs difficiles comme Thomas Pynchon.<<

    Jean Bonnefoy a fait ce qu'il a pue a une époque ou le Minitel et la domotique représenté le summum du "Cyber". De plus Gibson utilise enormement de référence purement anglosaxonnes, franchises ces référence était une gageure en soit ( on se retrouve avec ce trés peut naturelle conurbation au lieu de nos banlieux, etc.).

    >>On peut effectivement trouvé un côté maintenant un peu vieillot à la quincaillerie de ce roman: j'ai notamment des amis informaticiens plus jeunes que moi, qui trouvent par exemple l'aspect visuel très années 80...<<

    Le cyberpunk fut un genre éphémère qui tire ses racines dans le mouvement punk, la crise économique et le prémisse des télécommunications moderne. Donc oui le cyberpunk est un genre qui a mal vieillie comme Dune ( la rhétorique new age ) ou pas mal d'autre classique (la toute puissance de la science ) si l'on ne les prend pas pour ce qu'ils sont ou qu'on ne les remet pas dans leurs contexte.

    Je me permet aussi de signaler que toutes les tentatives pour sortir le cyberpunk de ses racines 80's ont été des échecs. J'en veux pour preuve qu'en 2008 Terminator est un robot d'acier et pas de fibre de carbone et de polymér, une interface neurale ne peut pas se passer d'un gros cable imposant etc.

    >>à la différence par exemple d'un Bruce Sterling.<<

    Bruce Sterling a surtout très vite sentie le vent tourner et a abandonner le cyberpunk pour faire autre chose. Son "Feu sacré" n'a plus rien de cyberpunk, même si c'est de l'anticipation sociétale.