• [^] # Re: ZFS ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Btrfs : Le système de fichiers du futur. Évalué à 5.

    >> Ça ne mange pas de pain. FreeBSD et Mac OS X ne sont franchement des
    >> concurents directs pour Sun. Red Hat, IBM et Novell, (c'est à dire Linux), et
    >> Microsoft, oui. Eux vendent du support et des garanties pour du gros NAS/SAN
    >> et serveurs bado (Oracle & co) Unix.

    > Si tu t'étais bien renseigné, sur la page de zfs, on n'y parle pas que du port pour
    > FreeBSD et Mac OS X, mais aussi de l'implémentation sous linux (via FUSE).

    Quelle mauvaise fois : je citais ces solutions alternatives à Solaris+Zfs pour montrer qu'elles ne font pas d'ombre aux solutions commerciales de Sun. Et tu me parle de Zfs+fuse ?!

    Personne ne sera assez fou pour essayer de vendre et supporter des gros serveurs de stockage ou du Oracle utilisant zfs+fuse : ce n'est tout simplement pas compétitif, et tu le sais très bien. Vu les performances (normal pour un fs en userland) et les limitations structurelles (toutes les fonctionalités des systèmes de fichiers ne peuvent pas être implémentés sous fuse), vu, tout simplement, que par nature ces systèmes de fichiers ne sont pas intégrés dans le noyau (donc moindre relecture/audit, etc.), il est clair que zfs-sous-fuse n'est en aucun cas un concurrent pour Sun.

    Je passe sur ton « si tu t'étais bien renseigné ». Tu sais que je le sais, et que ça ne fait aucune différence pour ce que j'indiquais (= les implémentations/intégrations alternatives de Zfs ne font pas d'ombre aux produits commerciaux de Sun). L'argument auquel tu répond, et tu le sais aussi très bien, ce n'est pas « impossible de faire du zfs sous linux » mais « impossible de faire du zfs sous linux qui soit commercialement concurrentiel avec Solaris ». N'essaie pas de détourner le sens de mes remarques stp.

    > ça aurait été le cas d'un autre projet libre d'utiliser la licence GPLv3 et on n'aurait pas dit ça.

    Bah, tout dépend du contexte. Et c'est précisément ce dont on parle. Si tel ou tel composant central d'xorg décide de passer sous GPLv3, on criera au scandale parce que ce choix l'empêcherai *délibérément* d'être intégré dans xorg (sous MIT). À l'inverse, si un composant pour gcc (type Coverty) est libéré sous licence GPLv2-only (ou CDDL) au lieu de GPLv3, on lui fera le même reproche. Pour les logiciels très complexes et difficiles à réimplémenter entièrement, il y a un ecosystème, que personne n'ignore, surtout pas Sun.

    Des noyaux d'OS contemporains, il n'y en a pas des dizaines. Et on ne crée pas un nouvel OS sous CDDL ou GPLv3 en claquant des doigts. Alors choisir sa petite licence à soi pour ses fonctionalités sympa, c'est une très bonne façon de faire du libre sans que les autres puissent, en pratique, pleinement profiter de cette liberté.

    Comme on dit pour la loi (respect la lettre ou l'esprit de la loi), il y a « respecter la lettre du libre » et « l'esprit du libre ». Utiliser une licence libre qui permet de n'être intégré dans aucun autre noyau concurrent, c'est bien respecter la lettre de la loi mais pas l'esprit de la loi.

    >> Sun n'hésite pas à intégrer du code BSD et MIT dans leur noyau (en
    >> l'occurence, à repomper des drivers FreeBSD et OpenBSD). Aucun
    >> problème légal, donc, pour mettre du code sous une licence compatible
    >> GPL dans le noyau Solaris.

    > Ben non, mais c'est pas de la faute de Sun. Si des devs distribuent leurs
    > outils sous licence BSD ou MIT,

    Là encore, tu réponds à coté en me prétant des remarques que je n'ai pas faites. Je n'ai pas fait reproche à Sun d'utiliser du code sous license BSD ou MIT. J'ai dit qu'ils le faisaient, et que ça prouve qu'ils ne sont pas obligés d'utiliser du CDDL pour le code intégré dans leur noyau, et que ça ne pose pas de problème légal.