Ce n'est pas parce que des gens raisonnent de travers sur des bases trucmuchistes que le trucmuchisme est à proscrire !
On dit que le relativisme est la porte ouverte à plein de -ismes peu réjouissants (continuons habilement à contourner le point Godwin), mais c'est justement l'antirelativisme (et pas un antirelativisme détourné) qui va renforcer les -istes dans leur mode de pensée rigide et dangereux.
Pour revenir au sujet, le fait que les préférences artistiques soient relatives relève bien, selon moi, du relativisme vrai et non du pararelativisme dénoncé.
Si certaines préférences sont plus ou moins "universelles", gardons à l'esprit que jusqu'à présent nous n'avons pris en compte que les préférences d'individus qui ont au moins le point commun d'appartenir au genre humain. Chaque élément identitaire d'un individu (espèce, nation, ethnie, religion, éducation, profession, expérience individuelle, conclusion personnelles... ) amène son lot de préférences et de critères définissant le bien, le beau, le juste, etc.
La discussion sur la beauté d'une 1⁄2uvre ne peut avoir de sens que si la plupart de ces critères convergent entre les personnes qui discutent, et que les critères restant peuvent évoluer pendant la discussion.
Un fait scientifique peut-être vérifié par une expérience universelle, mesurée par des outils que l'on sait calibrer à l'identique. Mais le beau ne peut-être testé que par le jugement, outil façonné par chacun pendant toute sa vie, à tel point que chacun dispose de sa version unique.
Ainsi, deux compositeurs de la même école peuvent très certainement argumenter et finir par se mettre d'accord, parce qu'ils avaient déjà quasiment le même jugement. Mais je ne suis pas sûr que leurs arguments me convaincraient (pourtant, je leur accorderais une assez grande considération, puisqu'émanant d'individus bien plus éduqués que moi en la matière).
Dire qu'au fond tout cela n'est pas relatif, c'est supposer qu'un principe supérieur doit faire converger le jugement de chacun vers un jugement idéal unique. Cette hypothèse me semble très forte, et ne me semble confirmée par aucune expérience.
[^] # Re: KDE4, plus Gnomiste que le Gnome?
Posté par Aldoo . En réponse à la dépêche KDE4 déchaîne les passions. Évalué à 4.
On dit que le relativisme est la porte ouverte à plein de -ismes peu réjouissants (continuons habilement à contourner le point Godwin), mais c'est justement l'antirelativisme (et pas un antirelativisme détourné) qui va renforcer les -istes dans leur mode de pensée rigide et dangereux.
Pour revenir au sujet, le fait que les préférences artistiques soient relatives relève bien, selon moi, du relativisme vrai et non du pararelativisme dénoncé.
Si certaines préférences sont plus ou moins "universelles", gardons à l'esprit que jusqu'à présent nous n'avons pris en compte que les préférences d'individus qui ont au moins le point commun d'appartenir au genre humain. Chaque élément identitaire d'un individu (espèce, nation, ethnie, religion, éducation, profession, expérience individuelle, conclusion personnelles... ) amène son lot de préférences et de critères définissant le bien, le beau, le juste, etc.
La discussion sur la beauté d'une 1⁄2uvre ne peut avoir de sens que si la plupart de ces critères convergent entre les personnes qui discutent, et que les critères restant peuvent évoluer pendant la discussion.
Un fait scientifique peut-être vérifié par une expérience universelle, mesurée par des outils que l'on sait calibrer à l'identique. Mais le beau ne peut-être testé que par le jugement, outil façonné par chacun pendant toute sa vie, à tel point que chacun dispose de sa version unique.
Ainsi, deux compositeurs de la même école peuvent très certainement argumenter et finir par se mettre d'accord, parce qu'ils avaient déjà quasiment le même jugement. Mais je ne suis pas sûr que leurs arguments me convaincraient (pourtant, je leur accorderais une assez grande considération, puisqu'émanant d'individus bien plus éduqués que moi en la matière).
Dire qu'au fond tout cela n'est pas relatif, c'est supposer qu'un principe supérieur doit faire converger le jugement de chacun vers un jugement idéal unique. Cette hypothèse me semble très forte, et ne me semble confirmée par aucune expérience.