• [^] # Re: on s'en passerait bien

    Posté par . En réponse à la dépêche Le projet Fprint et les scanneurs d'empreintes digitales. Évalué à 3.

    Mais à ce que j'ai lu sur les lecteurs d'empreintes des thinkpad, ils ne prennent pas tes empreintes mais des caractèristiques électriques de conductivité de ton doigt et des veines capilaires. Si on te coupe le doigt, après une dizaine de minutes, il devient inutilisable.

    Ca a déjà été précisé, mais j'en rajoute une couche : ce n'est pas du tout le cas des lecteurs d'empreinte grand public actuels.

    De plus, il ne s'agit pas de repérer des caractéristiques personnelles uniques, mais simplement de différentier un doigt coupé d'un doit toujours relié à la main... Les capteurs ne sont pas assez précis pour différencier les caractéristiques cutanées de personnes différentes, qui peuvent en plus varier d'un moment à un autre.

    Mes informations datent un peu (la conférence à laquelle j'avais assisté là dessus date d'un an), mais pour ce que j'en sais, la grande majorité des lecteurs d'empreinte digitale est facile à abuser.

    Une fois l'empreinte récupérée (sur un verre, une feuille de papier...) et numérisée (un bête appareil photo numérique fait souvent l'affaire, selon la résolution du lecteur d'empreinte évidemment), il suffit d'une imprimante laser et d'un transparent à présentation pour se fabriquer un "dummy finger", autrement dit une fausse empreinte qu'on glisse sur son doigt. Les caractéristiques de température (sinon de conductivité) sont conservées.

    Il existe de nombreuses méthodes pour obtenir des pseudo doigts plus fiables (glu, graphite pour rendre le tracé plus précis...).

    Un bon lecteur d'empreintes digitales, ce n'est pas demain qu'on le verra dans un équipement grand public.

    Les anglophones peuvent chercher "hacking fingerprinting recognition" dans leur moteur de recherche de prédilection pour avoir quelques slides sur la question.

    (Bon, en plus, je suis contre la biométrie comme méthode d'authentification seule... Comme cela a été dit plus haut, on a que dix doigts et c'est difficile à révoquer).


    Pour en revenir à la dépêche, une api qui gomme un peu les différences sous-jacentes, par contre, ça ne peut qu'être une bonne chose pour l'interopérabilité (ben oui, je suis contre, mais je pourrais être amené à devoir me plier à des procédures qui l'imposent :) )