a) en fonction d'une date
b) en fonction d'une liste de fonctionnalités/corrections définies (généralement sur un bts)
c) quand le responsable estime que c'est prêt.
Pour un projet jeune, c) est généralement utilisé. Cependant, il doit très vite être abandonné car on n'estime jamais que c'est réellement prêt une fois que le programme a de l'envergure. On est toujours déçu, on veut un peu fignoler, on repousse. Et le soft ne sort jamais ou sort trop tard. L'attente s'essoufle : le soft ne peut que décevoir. Exemple : E17, Dotclear 2, (j'ajouterais même KDE4)
La méthode b) semble parfaite si ce n'est que, bien souvent, des fonctionnalités à priori simple se révèlent plus complexe, il faut tout réécrire, etc. Y'a également une forte tendance du responsable à ajouter des nouveaux bugs/fonctionnalités en cours de route. En pratique, b) se ramène donc souvent à c)
Ce qu'on repproche souvent aux logiciels proprios (comme Vista), c'est d'annoncer une date alors qu'ils suivent la méthode b). Du coup, les dates ne sont bien entendu jamais tenue et les fonctionnalités à moitié abandonnées, pas finies. Le pire des deux mondes. Exemple : Vista.
En pratique, b) et c) sont des méthodes pour les programmeurs. Pour eux c'est important que la version X possède tel truc.
La méthode a) elle, est centrée sur l'utilisateur. L'utilisateur veut avoir des améliorations régulières et des corrections. Que la super fonctionnalité qui n'est pas dans la 0.1 soit dans la 0.2 sortie 16 mois après ou quelle soit dans la 0.4 sortie 18 mois après, ça ne change rien. Sauf que les petites améliorations des 0.2 et 0.3 auront apporté des petits avantages, auront permis une migration progressive.
L'informatique pour les utilisateurs, ce n'est plus une grosse mise à jour/migration "quand c'est prêt" ! Ce sont des mises à jour régulières, progressives, qui améliorent le système par petite touche plutôt que de tout changer à chaque fois, solutionnant des problèmes mais surtout en apportant des nouveaux.
Le cycle de release par date est le cycle qui se concentre sur réellement l'utilisateur. Dans l'informatique moderne à destination du grand public, j'estime qu'un gros projet ne peut plus se concevoir sans une approche de release par date.
Le cycle de release par date est également un outil merveilleux pour la coopération entre projets (exemple : Ubuntu et Gnome) ainsi que pour l'utilisation professionnelle (migrations et mises à jour parfaitement planifiables et quantifiables en terme de coût).
[^] # Re: Cycle de release
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GNOME fête ses dix ans de logiciel libre. Évalué à 10.
a) en fonction d'une date
b) en fonction d'une liste de fonctionnalités/corrections définies (généralement sur un bts)
c) quand le responsable estime que c'est prêt.
Pour un projet jeune, c) est généralement utilisé. Cependant, il doit très vite être abandonné car on n'estime jamais que c'est réellement prêt une fois que le programme a de l'envergure. On est toujours déçu, on veut un peu fignoler, on repousse. Et le soft ne sort jamais ou sort trop tard. L'attente s'essoufle : le soft ne peut que décevoir. Exemple : E17, Dotclear 2, (j'ajouterais même KDE4)
La méthode b) semble parfaite si ce n'est que, bien souvent, des fonctionnalités à priori simple se révèlent plus complexe, il faut tout réécrire, etc. Y'a également une forte tendance du responsable à ajouter des nouveaux bugs/fonctionnalités en cours de route. En pratique, b) se ramène donc souvent à c)
Ce qu'on repproche souvent aux logiciels proprios (comme Vista), c'est d'annoncer une date alors qu'ils suivent la méthode b). Du coup, les dates ne sont bien entendu jamais tenue et les fonctionnalités à moitié abandonnées, pas finies. Le pire des deux mondes. Exemple : Vista.
En pratique, b) et c) sont des méthodes pour les programmeurs. Pour eux c'est important que la version X possède tel truc.
La méthode a) elle, est centrée sur l'utilisateur. L'utilisateur veut avoir des améliorations régulières et des corrections. Que la super fonctionnalité qui n'est pas dans la 0.1 soit dans la 0.2 sortie 16 mois après ou quelle soit dans la 0.4 sortie 18 mois après, ça ne change rien. Sauf que les petites améliorations des 0.2 et 0.3 auront apporté des petits avantages, auront permis une migration progressive.
L'informatique pour les utilisateurs, ce n'est plus une grosse mise à jour/migration "quand c'est prêt" ! Ce sont des mises à jour régulières, progressives, qui améliorent le système par petite touche plutôt que de tout changer à chaque fois, solutionnant des problèmes mais surtout en apportant des nouveaux.
Le cycle de release par date est le cycle qui se concentre sur réellement l'utilisateur. Dans l'informatique moderne à destination du grand public, j'estime qu'un gros projet ne peut plus se concevoir sans une approche de release par date.
Le cycle de release par date est également un outil merveilleux pour la coopération entre projets (exemple : Ubuntu et Gnome) ainsi que pour l'utilisation professionnelle (migrations et mises à jour parfaitement planifiables et quantifiables en terme de coût).
Il avait un moment été question de passer le dev d'OpenOffice sous cette formule : http://ploum.frimouvy.org/?95-ploumterview-n2-slowness-of-op(...)
e suis déçu de ne plus en entendre parler.
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html