Pour la GPL, parmi tes devoirs figure celui, si tu publies ou distribues le logiciel modifié, de soumettre ton travail à la même licence.
Pour l'AGPL figure celui, si tu publies "à distance à travers un réseau" le logiciel modifié, de soumettre ton travail à la même licence.
Oui, bien, mais à part ça tu as du neuf?
C'est donc approprié à certains logiciels qui par destination seront le plus souvent le support de services web et que l'on souhaite voir demeurer libres pour leur utilisateurs
C'est approprié effectivement, pour ceux qui trouvent cela approprié... Mais ce n'est pas libre pour autant vu que cette licence peut amener les utilisateurs à devoir choisir entre la liberté 0 et la liberté 1: soit ils font tourner l'application sans restrictions mais sans modifications, soit ils adaptent l'application à leurs besoins et ils peuvent se retrouver avec l'interdiction de faire tourner l'application comme bon leur semble (sur internet).
C'est un compromis qui défend éventuellement les utilisateurs derrière leur navigateur (c'est contournable), mais qui entame de manière sérieuse les libertés au point de ne plus remplir la définition de logiciel libre.
En plus, l'AGPL a des implications pour des domaines comme les transactions informatiques entre entreprises, les procédures de gestion, les accès distants, ...
C'est pas pour rien que ces clauses ont été virées de la GPL3 après le draft 2 et que de nombreux développeurs Debian lèvent les boucliers contre cette licence.
[^] # Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou . En réponse à la dépêche GNU Affero General Public License : la GPL des applications web. Évalué à -1.
Oui, bien, mais à part ça tu as du neuf?
C'est approprié effectivement, pour ceux qui trouvent cela approprié... Mais ce n'est pas libre pour autant vu que cette licence peut amener les utilisateurs à devoir choisir entre la liberté 0 et la liberté 1: soit ils font tourner l'application sans restrictions mais sans modifications, soit ils adaptent l'application à leurs besoins et ils peuvent se retrouver avec l'interdiction de faire tourner l'application comme bon leur semble (sur internet).
C'est un compromis qui défend éventuellement les utilisateurs derrière leur navigateur (c'est contournable), mais qui entame de manière sérieuse les libertés au point de ne plus remplir la définition de logiciel libre.
En plus, l'AGPL a des implications pour des domaines comme les transactions informatiques entre entreprises, les procédures de gestion, les accès distants, ...
C'est pas pour rien que ces clauses ont été virées de la GPL3 après le draft 2 et que de nombreux développeurs Debian lèvent les boucliers contre cette licence.