Franchement, je ne vois pas en quoi ce film - un peplum qui plus est - pourrait être porteur de ce genre de message.
Ou alors, Starship Troopers est aussi un immonde brûlot.:)
Même dans ce qui est dit dans l'interview, je n'ai vu aucune référence à l'eugénisme pratiqué par les spartiates de 300. Miller est républicain pro-Bush ? La belle affaire. Il n'est pas le seul aux USA. Il ose dire que le sang versé par les soldats US, certes précieux, est beaucoup moins abondant que quelques décennies plus tôt ? C'est vrai. Si je ne suis pas d'accord avec son analyse (sa notion « d'ennemi » me semble pour le moins fumeuse), il y a une différence entre un Léonidas qui se lamente de ne pas pouvoir sacrifier plus de ses soldats, et Miller qui dit que globalement, il y a beaucoup moins de morts dans le camp des étatsuniens. De façon générale, une fois la guerre déclarée contre un autre pays, je ne vois pas comment on peut éviter la perte d'hommes, aussi minime soit-elle.
Bref, je ne vois pas en quoi ce qui est dit dans le film et ce que dit Miller sont si « proches ».
Ce n'est évidemment que mon analyse, mais selon moi, Léonidas et sa clique ne sont que des « brutes sanguinaires », des intégristes. Les autres grecs sont vus comme des « inutiles », tout juste bons à faire diversion. Les Perses sont vus comme des monstres, certes. Mais il ne faut pas oublier que le récit est fait par un spartiate, qui plus est pour encourager des troupes avant le combat. Pour avoir d'autres histoires où ce genre de description exagérée est faite, il suffit de lire Baudolino d'Umberto Eco, par exemple (c'est assez marrant de reconnaître les différents animaux d'Afrique à partir de ses descriptions).
[^] # Re: 300 est bien un film de néocons
Posté par lasher . En réponse à la dépêche 300, La vie des autres et Sunshine. Évalué à 2.
Ou alors, Starship Troopers est aussi un immonde brûlot.:)
Même dans ce qui est dit dans l'interview, je n'ai vu aucune référence à l'eugénisme pratiqué par les spartiates de 300. Miller est républicain pro-Bush ? La belle affaire. Il n'est pas le seul aux USA. Il ose dire que le sang versé par les soldats US, certes précieux, est beaucoup moins abondant que quelques décennies plus tôt ? C'est vrai. Si je ne suis pas d'accord avec son analyse (sa notion « d'ennemi » me semble pour le moins fumeuse), il y a une différence entre un Léonidas qui se lamente de ne pas pouvoir sacrifier plus de ses soldats, et Miller qui dit que globalement, il y a beaucoup moins de morts dans le camp des étatsuniens. De façon générale, une fois la guerre déclarée contre un autre pays, je ne vois pas comment on peut éviter la perte d'hommes, aussi minime soit-elle.
Bref, je ne vois pas en quoi ce qui est dit dans le film et ce que dit Miller sont si « proches ».
Ce n'est évidemment que mon analyse, mais selon moi, Léonidas et sa clique ne sont que des « brutes sanguinaires », des intégristes. Les autres grecs sont vus comme des « inutiles », tout juste bons à faire diversion. Les Perses sont vus comme des monstres, certes. Mais il ne faut pas oublier que le récit est fait par un spartiate, qui plus est pour encourager des troupes avant le combat. Pour avoir d'autres histoires où ce genre de description exagérée est faite, il suffit de lire Baudolino d'Umberto Eco, par exemple (c'est assez marrant de reconnaître les différents animaux d'Afrique à partir de ses descriptions).