ça veut dire qu'on perd l'essentiel de ce qui fait l'intérêt de la VO.
Mais non, l'essentiel de ce qui fait l'intérêt de la VO, c'est le jeu des acteurs, et toute la poésie de la langue (intonation, euphonie) qui traduit une partie de la culture des auteurs du film et s'intègre avec tout le reste. Evidemment en ce qui concerne les films américains, notre culture et la leur tendent beaucoup à se rapprocher donc l'argument est moindre. Mais reste le jeu des acteurs
On a beaucoup parlé des films asiatiques, dont le caractère éminemment plus poétique des VO est incontestable. Mais l'autre jour j'ai par exemple regardé Taxidermie [1], un film hongrois. La VO lui donnait un aspect encore plus glauque, et participait vraiment à l'ambiance et à l'expression des acteurs.
[1] que je conseille à tous, mais âmes sensibles s'abstenir : c'est trash et gore à souhait. Mais c'est un film magnifiquement fait, sous la forme de trois courts-métrages relatant les vices respectifs de trois hommes d'une même lignée de sang. On se plonge donc, à chaque changement de partie, une génération plus tard (seconde guerre mondiale, communisme, de nos jours), mais dans une même continuité glauquissime.
[^] # Re: Des films en VO
Posté par yoplait . En réponse à la dépêche 300, La vie des autres et Sunshine. Évalué à 1.
Mais non, l'essentiel de ce qui fait l'intérêt de la VO, c'est le jeu des acteurs, et toute la poésie de la langue (intonation, euphonie) qui traduit une partie de la culture des auteurs du film et s'intègre avec tout le reste. Evidemment en ce qui concerne les films américains, notre culture et la leur tendent beaucoup à se rapprocher donc l'argument est moindre. Mais reste le jeu des acteurs
On a beaucoup parlé des films asiatiques, dont le caractère éminemment plus poétique des VO est incontestable. Mais l'autre jour j'ai par exemple regardé Taxidermie [1], un film hongrois. La VO lui donnait un aspect encore plus glauque, et participait vraiment à l'ambiance et à l'expression des acteurs.
[1] que je conseille à tous, mais âmes sensibles s'abstenir : c'est trash et gore à souhait. Mais c'est un film magnifiquement fait, sous la forme de trois courts-métrages relatant les vices respectifs de trois hommes d'une même lignée de sang. On se plonge donc, à chaque changement de partie, une génération plus tard (seconde guerre mondiale, communisme, de nos jours), mais dans une même continuité glauquissime.