• [^] # Re: Et faire des vrais modes veille dans Linux...

    Posté par . En réponse à la dépêche Logiciel libre & défense de l'environnement. Évalué à 4.


    Une situation a la Danoise: Ne sachant pas stocker l'electricité, il faut encaisser les baisses de production de l'éolien avec des moyens bcp plus réactifs qu'une centrale nucleaire... D'ou ce paradoxe: Ce sont les pays qui ont le plus d'éoliennes qui ont aussi le plus de centrales dégueulasses à charbon/gaz/fuel!!! Bel exemple!


    En clair, l'éolien ne peut être déployé massivement sans centrales fossiles ?
    Malheureusement, c'est faux.
    Fin 2006, 1500 MW éoliens étaient installés en France.
    Or, avec l'infrastructure de distribution actuelle, RTE lui-même ne voit pas de problème à monter au moins jusqu'à 10 000 MW.

    D'après une de leurs études publiée fin 2004 [1] :


    « On retiendra de ce rapide tout d'Europe que l'intégration massive d'éoliennes dans un système électrique dépend surtout des conditions naturelles : qualité du gisement de vent, possibilités de foisonnement, ressource hydroélectrique. A ce titre, la situation française est bien mieux adaptée à l'éolien qu'en Allemagne ou au Danemark. »

    « On le constate, l'existence en France de trois gisements de vent quasiment dé-corrélés permet un foisonnement de la production d'éolienne qui réduit de manière significative son intermittence. »

    « Malgré l'intermittence, un parc éolien participe à l'équilibre offre-demande, contribuant ainsi à l'ajustement du parc à hauteur d'une fraction de la puissance éolienne installée. C'est la puissance substituée, définie comme la puissance d'un moyen de production conventionnel qui peut être substituée par un parc éolien pour un même niveau de qualité de fourniture, soit encore une durée annuelle moyenne de défaillance égale. Pour le parc de référence de 10 000 MW, la puissance substituée est de 2 860 MW. »

    « On constate aujourd'hui que les fluctuations inter-journalières de consommation sont principalement régulées par les effacements tarifaires, les échanges frontaliers et le parc hydraulique. […] Pour un parc éolien de 10 000 MW, l'aléa de vent n'est pas de nature à modifier fondamentalement ce principe de gestion de la production. »


    Donc 2860 MW de puissance substituée, soit l'équivalent, si je ne me trompes, de 3 tranches de centrales nucléaires.
    Alors, si on se décidait enfin à adapter l'infrastructure de distribution de RTE, qui supporterait des productions décentralisées, on peut penser qu'on pourrait relever cette limite.

    Quant au Danemark : http://www.planete-eolienne.fr/danemark.html

    [1] http://www.planete-eolienne.fr/production.html