Eh bien, il y a quelques temps, tout le monde disait un après-midi... maintenant, presque tout le monde dit une après-midi. Peut être à cause de l'erreur que tu cites qui marche aussi avec bon (qui se prononce bonne).
La théorie de la prononciation est intéressante mais ce n'est pas forcément elle qui a justifié le glissement d'usage ou du moins l'incertitude d'usage.
Le dictionnaire des difficultés de la langue française Larousse (1956) qui constitue ma référence habituelle indique bien :
"le genre de ce mot fut longtemps hésitant. Il est aujourd'hui du masculin : Je vous ai attendu dtout l'après-midi (Acad.). L'après-midi était beau (A. Camus, L'Etranger, 32).
Partie de la journée comprise entre le repas de midi et le repas du soir.
A. [En dehors de la fonction de compl. circ. ou d'appos.] :
1. Je me promenais aux Champs-Élysées par un beau jour de printemps. C'était un des ces après-midi tièdes qui remuent en nous des joies secrètes, qui nous allument les yeux et versent sur nous un tumultueux bonheur de vivre.
MAUPASSANT, Contes et nouvelles, t. 1, Un Sage, 1883, p. 920.
2. ... les matinées et les après-midi, coupées par les offices, y rendent tout travail d'art impossible.
HUYSMANS, L'Oblat, t. 1, 1903, p. 14.
SYNT.
a) Au fém. Une après-midi déjà brûlante de juin; cette sombre après-midi de novembre; une après-midi de soleil; une terrible après-midi; consacrer une après-midi à; dormir des après-midi entières; passer là de longues après-midi.
b) Au masc. Passer tout l'après-midi avec qqn; dans le jour bas de cet après-midi d'hiver. c) Avec indécision sur le genre. Le feu de l'après-midi; le courrier de l'après-midi; les fins d'après-midi.
B. [En fonction de compl. circ.]
1. [Avec prép.] :
3. Ah! ces homards de digestion si lente, dont nous souffrîmes, Simon et moi, durant les longues après-midi de soleil, en face de l'Océan qui fait mal aux yeux!
BARRÈS, Un Homme libre, 1889, p. 7.
4. Deux mois plus tard, par une après-midi grise et douce de novembre, Mme Caroline monta à la salle des épures, tout de suite après le déjeuner, pour se mettre au travail.
ZOLA, L'Argent, 1891, p. 219.
[...]
Je mne me vois pas parler de ce "sombre après-midi", ni "dormir un après-midi entier" : pour moi, le féminin sonne naturellement et je peux me prévaloir de Zola pour l'employer !
Pour une fois que la Liberté nous est offerte et pas refusée....
Ce qui me gène plus, c'est "sucre dans les yeux", j'aurais plutôt dit "sucre visuel"
Là par contre, j'ai employé la formule "sucre pour les yeux" à dessein et je la trouve très recevable, en toute modestie ;-)
[^] # Re: Coquille
Posté par yojik77 . En réponse à la dépêche KDE 4 : publication escomptée en octobre 2007. Évalué à 4.
La théorie de la prononciation est intéressante mais ce n'est pas forcément elle qui a justifié le glissement d'usage ou du moins l'incertitude d'usage.
Le dictionnaire des difficultés de la langue française Larousse (1956) qui constitue ma référence habituelle indique bien :
"le genre de ce mot fut longtemps hésitant. Il est aujourd'hui du masculin : Je vous ai attendu dtout l'après-midi (Acad.). L'après-midi était beau (A. Camus, L'Etranger, 32).
Par contre, sur le site du Trésor de la langue française informatisé :
http://atilf.atilf.fr/tlf.htm
Je mne me vois pas parler de ce "sombre après-midi", ni "dormir un après-midi entier" : pour moi, le féminin sonne naturellement et je peux me prévaloir de Zola pour l'employer !
Pour une fois que la Liberté nous est offerte et pas refusée....
Là par contre, j'ai employé la formule "sucre pour les yeux" à dessein et je la trouve très recevable, en toute modestie ;-)