> Quand a l'accord Novell/Microsoft, j'attends d'en savoir un peu plus, car on entend a peu prêt tout et son contraire là dessus.
L'application *actuelle* de l'accord ne pose pas de problème. Mais l'accord a un potentiel de "nuisance" non négligable pour le logiciel libre. Les juristes de la FSF (et d'autres) s'y sont penchés dessus et on peut avoir confiance en leur analyse (qui d'ailleurs rejoint celle de MS :-)).
Ballmer : http://www.zdnet.com.au/news/software/soa/Ballmer_repeats_th(...)
Ce que dit Ballmer est compatible avec l'open source et pas avec le logiciel libre. (NB : MS n'est pas contre l'open source mais contre le logiciel libre). Notes comme Ballmer prend la précaution d'utiliser systématiquement open source et jamais free software. Ce qui était du free software a été transformé en open source avec l'accord MS/Novell.
Maintenant MS peut pousser/écrire ses brevets dans du logiciel libre (qui n'en est plus) et demander à être payé. MS ne peut pas le faire si ce n'est pas Novell qui diffuse le programme (le programme devient tout simplement illégal).
On peut dire que MS a utiliser une "faille" de la GPL v2 (corrigé dans la GPL v3). C'est une faille pour les adèptes du logiciel libre (qu'ils aient ou non un objectif social), ce n'est pas un faille pour les adèpte de l'open source, c'est une "feature" de la GPL v2.
L'accord entre MS et Novell laisse indifférent un adèpte de l'open source voire il s'en félicite. C'est tout le contraire pour un adèpte du logiciel libre.
Alors certe il y a plein de points ou le "mouvement" open source rejoint le "mouvement" logiciel libre. Il doit y avoir plein de développeurs open source qui travaillent main dans la main avec des développeurs logiciel libre. Mais il y a des domaines de clivage forts et je ne veux pas qu'ils soient niés ou noyés dans les domaines où il y a accord.
Le "mouvement" logiciel libre a plus à craindre des logiciels open source avec brevets que des logiciels proprio sans brevet par exemple. Logiciels proprio sans brevet et logiciels libre font leur vie sans se géner.
On Wed, Feb 21, 2007 at 03:03:50AM -0500, Eric S. Raymond wrote:
> * Failure to address the problem of proprietary multimedia formats with
> any attitude other than blank denial.
That would be because we believe in Free Software and doing the right thing (a practice you appear to have given up on). Maybe it is time the term "open source" also did the decent thing and died out with you.
Ici on voit que le logiciel libre ne veut pas (et ne peut pas) proposer une solution alors que l'open source veut et peut. Ça a bien des conséquences au niveau logiciel (code absent/présent) et pas seulement au niveau des discours.
Il y a des codecs mp3 open source (NB : un codec mp3 sous GPL est illégal aux US sauf si le distributeur payes pour avoir un licence illimité) mais Fedora ne peut les utiliser car Fedora veut être libre. Fedora ne veut pas demander à l'utilisateur de payer les brevets de mp3, implication il n'y a pas de codec mp3 dans Fedora.
Si Fedora était pro open source, il y aurait peut-être mp3.
> J'ai *juste* dit qu'il était difficile de les distinguer uniquement sur le logiciel.
La licence distingue clairement ce qui est open source et logiciel libre (sauf les cas casse tête type accord MS/Novell). Donc il n'est pas difficile des les distinguer uniquement sur le logiciel. Un développeur open source bossera peut-être sur du GPL. Il bossera alors sur un logiciel libre. Un développeur logiciel libre ne bossera pas sur un logiciel open source, en tout cas pas si celui-ci a un brevet. Le logiciel (et sa licence; comprendre aussi condition d'utilisation) fait la différence.
M'enfin on doit être grosso-modo d'accord comme tu l'as dit. Je veux seulement que les choses soient claires et "non noyer le poisson".
C'est un peu le même débât avec BSD vs GPL. Plein de points d'accord (tant mieux), plein d'entre-aide (tant mieux) mais des clivages forts (tant mieux ou tant pis).
[^] # Re: Espérons...
Posté par IsNotGood . En réponse à la dépêche Première carte mère équipée d'un BIOS libre. Évalué à 6.
L'application *actuelle* de l'accord ne pose pas de problème. Mais l'accord a un potentiel de "nuisance" non négligable pour le logiciel libre. Les juristes de la FSF (et d'autres) s'y sont penchés dessus et on peut avoir confiance en leur analyse (qui d'ailleurs rejoint celle de MS :-)).
Ballmer :
http://www.zdnet.com.au/news/software/soa/Ballmer_repeats_th(...)
Ce que dit Ballmer est compatible avec l'open source et pas avec le logiciel libre. (NB : MS n'est pas contre l'open source mais contre le logiciel libre). Notes comme Ballmer prend la précaution d'utiliser systématiquement open source et jamais free software. Ce qui était du free software a été transformé en open source avec l'accord MS/Novell.
Maintenant MS peut pousser/écrire ses brevets dans du logiciel libre (qui n'en est plus) et demander à être payé. MS ne peut pas le faire si ce n'est pas Novell qui diffuse le programme (le programme devient tout simplement illégal).
On peut dire que MS a utiliser une "faille" de la GPL v2 (corrigé dans la GPL v3). C'est une faille pour les adèptes du logiciel libre (qu'ils aient ou non un objectif social), ce n'est pas un faille pour les adèpte de l'open source, c'est une "feature" de la GPL v2.
L'accord entre MS et Novell laisse indifférent un adèpte de l'open source voire il s'en félicite. C'est tout le contraire pour un adèpte du logiciel libre.
Alors certe il y a plein de points ou le "mouvement" open source rejoint le "mouvement" logiciel libre. Il doit y avoir plein de développeurs open source qui travaillent main dans la main avec des développeurs logiciel libre. Mais il y a des domaines de clivage forts et je ne veux pas qu'ils soient niés ou noyés dans les domaines où il y a accord.
Le "mouvement" logiciel libre a plus à craindre des logiciels open source avec brevets que des logiciels proprio sans brevet par exemple. Logiciels proprio sans brevet et logiciels libre font leur vie sans se géner.
Un exemple concrêt et récent qui montre que ces "mouvements" sont parfois incompatibles et que ça a des conséquences au niveau logiciel :
ESR quitte Fedora :
http://www.redhat.com/archives/fedora-devel-list/2007-Februa(...)
Réponse à une partie du mail d'ESR par Alan Cox :
http://www.redhat.com/archives/fedora-devel-list/2007-Februa(...)
Ici on voit que le logiciel libre ne veut pas (et ne peut pas) proposer une solution alors que l'open source veut et peut. Ça a bien des conséquences au niveau logiciel (code absent/présent) et pas seulement au niveau des discours.
Il y a des codecs mp3 open source (NB : un codec mp3 sous GPL est illégal aux US sauf si le distributeur payes pour avoir un licence illimité) mais Fedora ne peut les utiliser car Fedora veut être libre. Fedora ne veut pas demander à l'utilisateur de payer les brevets de mp3, implication il n'y a pas de codec mp3 dans Fedora.
Si Fedora était pro open source, il y aurait peut-être mp3.
> J'ai *juste* dit qu'il était difficile de les distinguer uniquement sur le logiciel.
La licence distingue clairement ce qui est open source et logiciel libre (sauf les cas casse tête type accord MS/Novell). Donc il n'est pas difficile des les distinguer uniquement sur le logiciel. Un développeur open source bossera peut-être sur du GPL. Il bossera alors sur un logiciel libre. Un développeur logiciel libre ne bossera pas sur un logiciel open source, en tout cas pas si celui-ci a un brevet. Le logiciel (et sa licence; comprendre aussi condition d'utilisation) fait la différence.
M'enfin on doit être grosso-modo d'accord comme tu l'as dit. Je veux seulement que les choses soient claires et "non noyer le poisson".
C'est un peu le même débât avec BSD vs GPL. Plein de points d'accord (tant mieux), plein d'entre-aide (tant mieux) mais des clivages forts (tant mieux ou tant pis).