• [^] # Re: Va falloir attendre

    Posté par . En réponse à la dépêche L'APRIL défend le Logiciel Libre devant le Conseil d'État. Évalué à 7.

    Effectivement, on sent le recours administratif pondu par un privatiste. Ils ont interêt à déposer rapidement un mémoire complémentaire. Enfin, rapidement... Pas trop vite quand même, les juges administratifs en admettent 1, à 2 ils lisent plus.

    Donc préciser dans ce mémoire:
    - la qualité pour agir,
    - l'interêt à agir.

    Sinon? Si les adversaires sont intelligents ils ne soulèveront pas le moyen dans le mémoire en réplique pour que l'APRIL ne pense pas à combler cette brêche, et comme la recevabilité est un moyen d'ordre public le juge devra le soulever d'office, fin du recours avant même l'examen au fond.

    Il aurait été aussi opportun d'indiquer plus clairement les moyens soulevés plutôt que faire un blabla avocatesque. Là je suis obligé de plisser mes yeux fatigués (bientôt 2 heures du mat') pour retrouver les moyens. Et il y a quelques paragraphe qu'un publisciste aurait tendance à biffer parce que ça ne sont pas des moyens.

    Autre oubli: les frais irrépétibles prévus à l'article L 761-1 du Code de Justice Administrative. Je pense pas que l'assoc roule sur l'or...

    De plus, je me demande pourquoi ils n'ont pas déposé à titre accessoire un référé suspension ou un éventuellement référé liberté, histoire d'éviter que ce décret produise des effets tant qu'il n'est pas annulé. Eh oui, un recours administratif n'est pas suspensif, donc tant que le décret n'est pas annulé, il produit ses effets.

    Bref, les yeux me piquent un peu, mais je ne saurais trop conseiller à l'assoc de s'adresser à un spécialiste du droit public, là le recours va au casse-pipe. C'est pas encore catastrophique, c'est encore sauvable, mais faut faire vite...

    Et trainez pas pour le référé...