• # Il ne faut pas tout confondre ...

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Brevets: du rififi dans la pharmacie?. Évalué à 4.

    Le ridicule du brevet logiciel est que le coup de copie est (presque) nul, tout du moins très marginal. De plus les logiciels sont couverts par le droit d'auteur et donc ajouter les brevets par dessus ferait une double protection juridique incongrue.

    En ce qui conerne le monde matériel (l'automobile, les téléviseurs, les ordinateurs, les médicaments), il s'agit de problématiques totalement différentes.

    En effet deux financements importants sont présents :
    1 - le coût de la recherche et du développement
    2 - le coût de la fabrication

    Le point 1 est très variable selon les domaines, mais tend à augmenter de manière significative (demande de plus de sécurité, besoin de nouveaux produits, ..). C'est en général la colonne 'investissements' (donc perte) pour les entreprises.

    Le point 2 est à mettre au crédit des gains, et ils sont de plus en plus importants quand on sous-paie la main d'oeuvre (cas de l'Inde en comparaison des salaires des pays développés), que l'on ne fait pas de recherche (les génériques ne sont que la fabrication des médicaments, pas leur conception).

    L'intervalle de 20 ans pour les brevets 'traditionnels' (non remis en cause par Stallman d'ailleurs) est effectivement un moyen pour les sociétés de faire rentrer beaucoup de cash, mais aussi d'investir (création de nouveaux médicaments et/ou rachat de conccurents).

    Pas d'angélisme SVP, ces brevets sont aussi ceux qui permettent à nos entreprises de recruter du personnel *local* et d'améliorer la vie des gens (celui qui me sortira qu'un anti cancéreux ne sert à rien ...), il est donc légitime de trouver 'un compromis', ce qui est légalement dans le monde de 20 ans.

    En bref : pour le logiciel c'est une aberration pour la plupart du temps car pour la plus grande partie c'est le coût du développement qui entre en jeu, pour le monde matériel, c'est plutôt le coût de réalisation qui entre en jeu.