J'ai lu ton autre fil sur le même sujet et je sais donc à quoi m'en tenir vis à vis de ta position par rapport au monopole de Microsoft et aux entreprises en général.
Dans mon survol des liens, je n'ai pas vu qu'il était fait état du lien entre le W3C et Microsoft qui en est un membre actif. Du moins y défend ses intérêts au même titre qu'IBM, HP et les autres. Qui sont les défenseurs du logiciel libre dans cet organisme ?
Par ailleurs, format ouvert et interopérabilité n'implique pas logiciel libre. C'est l'information qui circule qui est concernée par les standards, pas ce qui permet de l'exploiter, c'est-à-dire le software. J'ai tord ?
Que ces normes existent est à mon sens une chose indispensable pour le développement des logiciels libres. Admettons que l'administration adopte les recommandations qui lui sont faites. Est-ce pour autant crucial pour le reste de la société, comme tu le prétends ? Ce qui me semble bien dans le RGI, c'est que ça doit permettre à tout un chacun de consulter les documents numériques qu'elle [note : l'administration, ou service public] produit, ce qui est la moindre des choses. Mais rien n'oblige l'administration à employer des logiciels libres pour cela. C'est à ce niveau que le lobbying doit se situer. Je vois très bien quel argument j'emploierais si j'étais VRP : « Vous êtes libres d'utiliser des logiciels du même nom dans votre administration [note : ça marche aussi avec entreprise/structure/organisme/...], mais n'oubliez pas qu'ils ne vous offrent pas le support et le service après vente auquel vous être en droit de prétendre. » Que répondre à cela ? Ce ne sont pas les utilisateurs ni les usagers qui décident. Il est clairement spécifié, si je ne m'abuse, dans la GPL, qu'un logiciel adoptant cette licence est fourni "tel quel" et "sans aucune garantie". On peut comprendre l'hésitation des décideurs, tout en condamnant l'attitude opportuniste des puissants éditeurs de logiciels commerciaux. Mais je crois qu'il faut toujours savoir rester nuancé.
Pour conclure, ce qui me gène le plus, c'est lorsqu'on me recommande d'utiliser le logiciel (propriétaire) X pour lire tel format de fichier. J'ai juste besoin de connaître le format, de préférence ouvert. Ensuite je choisis le logiciel. On doit signaler, harceler même, les administrations de services publics qui nous recommandent d'utiliser Acrobat Reader ou Real Player, ou d'installer Macromedia Flash, etc. Elles font gratuitement de la publicité à ces produits déjà dominants et peu enclins à l'ouverture de leur format.
[^] # W3C || Standard vs. software
Posté par Jérôme Champavère . En réponse à la dépêche Retard inquiétant du RGI. Qui est-ce qui le bloque ?. Évalué à 4.
Dans mon survol des liens, je n'ai pas vu qu'il était fait état du lien entre le W3C et Microsoft qui en est un membre actif. Du moins y défend ses intérêts au même titre qu'IBM, HP et les autres. Qui sont les défenseurs du logiciel libre dans cet organisme ?
Par ailleurs, format ouvert et interopérabilité n'implique pas logiciel libre. C'est l'information qui circule qui est concernée par les standards, pas ce qui permet de l'exploiter, c'est-à-dire le software. J'ai tord ?
Que ces normes existent est à mon sens une chose indispensable pour le développement des logiciels libres. Admettons que l'administration adopte les recommandations qui lui sont faites. Est-ce pour autant crucial pour le reste de la société, comme tu le prétends ? Ce qui me semble bien dans le RGI, c'est que ça doit permettre à tout un chacun de consulter les documents numériques qu'elle [note : l'administration, ou service public] produit, ce qui est la moindre des choses. Mais rien n'oblige l'administration à employer des logiciels libres pour cela. C'est à ce niveau que le lobbying doit se situer. Je vois très bien quel argument j'emploierais si j'étais VRP : « Vous êtes libres d'utiliser des logiciels du même nom dans votre administration [note : ça marche aussi avec entreprise/structure/organisme/...], mais n'oubliez pas qu'ils ne vous offrent pas le support et le service après vente auquel vous être en droit de prétendre. » Que répondre à cela ? Ce ne sont pas les utilisateurs ni les usagers qui décident. Il est clairement spécifié, si je ne m'abuse, dans la GPL, qu'un logiciel adoptant cette licence est fourni "tel quel" et "sans aucune garantie". On peut comprendre l'hésitation des décideurs, tout en condamnant l'attitude opportuniste des puissants éditeurs de logiciels commerciaux. Mais je crois qu'il faut toujours savoir rester nuancé.
Pour conclure, ce qui me gène le plus, c'est lorsqu'on me recommande d'utiliser le logiciel (propriétaire) X pour lire tel format de fichier. J'ai juste besoin de connaître le format, de préférence ouvert. Ensuite je choisis le logiciel. On doit signaler, harceler même, les administrations de services publics qui nous recommandent d'utiliser Acrobat Reader ou Real Player, ou d'installer Macromedia Flash, etc. Elles font gratuitement de la publicité à ces produits déjà dominants et peu enclins à l'ouverture de leur format.