les autres vont à la pèche, on ne saura pas s'ils sont pour ou contre
Pas forcément si les référendums sont regroupés le même jour et au même endroit qu'un autre scrutin, comme c'est souvent le cas.
l'autre danger du vote populaire à tout va, c'est que nous ne sommes pas forcément en connaissance de tous les enjeux et problèmes des conséquences d'un vote pour ou contre.
C'est un peu contradictoire avec le reproche précédent: d'un coté on reproche que il n'y a que les militants qui vont voter en définitif, de l'autre on reproche que tout le monde peut voter. Pourquoi la réalité ne serait pas un juste milieu entre les 2, avec notamment des gens qui ne votent pas sur sujets qu'ils ne connaissent pas, et d'autres qui prennent l'avis de "spécialistes" avant de voter ? En suisse, les élus donnent leur avis avant chaque "votation".
les initiatives populaires, les référendums sur demande d'un nombre de personnes, ont toutes des limites dans les pays qui les pratiquent,
En Suisse les "votations" ont le pouvoir suprême de modifier la constitution.
"ah bah, l'aristocratie des intellectuels, ça serait drôlement mieux" : c'est un raisonnement trop dangereux"
et pourtant en France, c'est ce qui s'est fait à une époque, c'est ce qu'on a adoucit maintenant et des gens très sincères et défenseurs des libertés ont débattu en ce sens.
Les "intellectuels" ne sont pas des gens parfaits, ni des pères noël qui vont toujours voter exactement comme chacun d'entre nous le voudrais.
On a vu sur DADVSI plusieurs problèmes potentiels (je n'affirme ici ni leur ampleur, ni leur existence, reportez vous aux documents de cette époque pour vous faire votre propre opinion)
1. sur certains sujets, peu de nos représentant ont les connaissanxes requises pour voter
2. certains sont influencés par des groupes privés
3. quand des consignes de votes sont émises par les dirigeants de leur parti elles sont grandement respectées, sinon ils risquent de ne plus bénéficier du soutien de ce parti aux prochaines élections, et donc de les perdre.
J'ajouterais des problèmes français d'indépendance de la justice (nomination de membres des organes supérieurs comme le CSM et la cour de cassation par des élus, parquet aux ordres du ministre de la justice) qui se traduisent entre autres par des problème du controle de l'honnêteté des élus et des problèmes de liberté de l'information sur les élus qui est, in fine, sous le controle de la justice.
[^] # Re: Référendums à l'initiative des citoyens, arguments
Posté par free2.org . En réponse à la dépêche Révision du droit d'auteur en Suisse. Évalué à 3.
Pas forcément si les référendums sont regroupés le même jour et au même endroit qu'un autre scrutin, comme c'est souvent le cas.
l'autre danger du vote populaire à tout va, c'est que nous ne sommes pas forcément en connaissance de tous les enjeux et problèmes des conséquences d'un vote pour ou contre.
C'est un peu contradictoire avec le reproche précédent: d'un coté on reproche que il n'y a que les militants qui vont voter en définitif, de l'autre on reproche que tout le monde peut voter. Pourquoi la réalité ne serait pas un juste milieu entre les 2, avec notamment des gens qui ne votent pas sur sujets qu'ils ne connaissent pas, et d'autres qui prennent l'avis de "spécialistes" avant de voter ? En suisse, les élus donnent leur avis avant chaque "votation".
les initiatives populaires, les référendums sur demande d'un nombre de personnes, ont toutes des limites dans les pays qui les pratiquent,
En Suisse les "votations" ont le pouvoir suprême de modifier la constitution.
"ah bah, l'aristocratie des intellectuels, ça serait drôlement mieux" : c'est un raisonnement trop dangereux"
et pourtant en France, c'est ce qui s'est fait à une époque, c'est ce qu'on a adoucit maintenant et des gens très sincères et défenseurs des libertés ont débattu en ce sens.
Les "intellectuels" ne sont pas des gens parfaits, ni des pères noël qui vont toujours voter exactement comme chacun d'entre nous le voudrais.
On a vu sur DADVSI plusieurs problèmes potentiels (je n'affirme ici ni leur ampleur, ni leur existence, reportez vous aux documents de cette époque pour vous faire votre propre opinion)
1. sur certains sujets, peu de nos représentant ont les connaissanxes requises pour voter
2. certains sont influencés par des groupes privés
3. quand des consignes de votes sont émises par les dirigeants de leur parti elles sont grandement respectées, sinon ils risquent de ne plus bénéficier du soutien de ce parti aux prochaines élections, et donc de les perdre.
J'ajouterais des problèmes français d'indépendance de la justice (nomination de membres des organes supérieurs comme le CSM et la cour de cassation par des élus, parquet aux ordres du ministre de la justice) qui se traduisent entre autres par des problème du controle de l'honnêteté des élus et des problèmes de liberté de l'information sur les élus qui est, in fine, sous le controle de la justice.
Je vous conseille les arguments pour et contre de l'article anglais sur la DD (traducteurs bienvenus):
http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Direct_democracy&a(...)