L'esprit de la double licence c'est de ne pas faire de "cadeau" gratuit au proprio alors qu'on peut leur tirer du lait.
Tout en emmerdant ceux qui ne pensent pas 100% comme toi mais veulent faire du libre.
Par exemple la licence (libre) CDDL, très typée GPL dans le sens où elle est contaminante, estime qu'il faut en plus abandonner l'exploitation de ses brevets logiciels si on veut ré-utiliser le logiciels (ce que prévoit la GPLv3 à priori). Mais cela constitue une restriction supplémentaire par rapport à la GPL (v1 et v2), et rend donc ces deux licences incompatibles.
La GPL ne tolère pas l'imposition de restrictions supplémentaires (fut-ce pour forcer des libertés : restrictions contre les DRM, etc.). Mais on ne peut pas réduire les restrictions imposées sur du code GPL (contamination, copyright, etc.). Par conséquent, la GPL impose un vision très précise du libre, et se refuse toute compatibilité avec les visions/besoins légèrement divergent (en plus ou en moins restrictif). Je trouve ça un peu sectaire.
Si en plus on me dit (enfin, Pierre Tramo le dit) qu'ils font ça par rapport au logiciel propriétaire, je pense : mince, quel dommage, se laisser dicter sa conduite, et imposer des contraintes aux autres utilisateurs du libres à cause du propriétaire !
Vive la compatibilité élargie, vive le respect des autres approches du libre (jugées aussi libres par la FSF et l'OSI), vive les LGPL, BSD et MIT !
[^] # Re: Hein?
Posté par herodiade . En réponse à la dépêche Les développeurs Debian choisissent le pragmatisme et souhaitent bonne chance à Dunc Tank. Évalué à 3.
Tout en emmerdant ceux qui ne pensent pas 100% comme toi mais veulent faire du libre.
Par exemple la licence (libre) CDDL, très typée GPL dans le sens où elle est contaminante, estime qu'il faut en plus abandonner l'exploitation de ses brevets logiciels si on veut ré-utiliser le logiciels (ce que prévoit la GPLv3 à priori). Mais cela constitue une restriction supplémentaire par rapport à la GPL (v1 et v2), et rend donc ces deux licences incompatibles.
La GPL ne tolère pas l'imposition de restrictions supplémentaires (fut-ce pour forcer des libertés : restrictions contre les DRM, etc.). Mais on ne peut pas réduire les restrictions imposées sur du code GPL (contamination, copyright, etc.). Par conséquent, la GPL impose un vision très précise du libre, et se refuse toute compatibilité avec les visions/besoins légèrement divergent (en plus ou en moins restrictif). Je trouve ça un peu sectaire.
Si en plus on me dit (enfin, Pierre Tramo le dit) qu'ils font ça par rapport au logiciel propriétaire, je pense : mince, quel dommage, se laisser dicter sa conduite, et imposer des contraintes aux autres utilisateurs du libres à cause du propriétaire !
Vive la compatibilité élargie, vive le respect des autres approches du libre (jugées aussi libres par la FSF et l'OSI), vive les LGPL, BSD et MIT !