> Si une entreprise a besoin d'un service et que ce service coute 350 $/an, elle va les payer.
Imagines qu'il n'y ait pas centos. L'entreprise paye ses 350 $/an et en est contente.
> Si elle ne le fait pas, elle va en subir les conséquences.
Avec Centos quelles sont les conséquences ?
A court terme aucune. Avec Centos elle a les services de Red Hat (errata sur 7 ans, stabilité API/ABI) mais elle ne paye pas Red Hat (qui pourtant a payé des gens). Elle a les services de Red Hat et pas de Centos car Centos ne fait rien à part pomper du code.
Il me semble que tu as oublié ce point fondamentale de mon raisonnement précédent.
Quel est le service de Centos à part le service de Red Hat ?
> Si l'entreprise ne paye pas les 350 $/an et qu'il n'y avait pas de conséquences (je veux dire vraiment pas; pas un coup de poker réussi), c'est que ça ne valait pas 350$/an.
Dans le cas d'un RHEL vs Debian/Fedora/Mandriva/etc par exemple, je suis totalement d'accord avec toi. Ca ne vaut pas 350 $/an si avec Debian/etc tu es satisfait.
Dans le cas d'une RHEL vs Centos, je ne suis pas d'accord.
Un RHEL vs Centos, c'est (le même service RH) vs (le même service RH). Sauf que dans le cas de Centos tu ne le payes pas, mais d'autres l'ont payé et Centos le fournit gratuitement.
Centos ne fournit pas de service.
Ca vaut 350 $/an si Centos te satisfait car c'est le cout *réel*. En tout cas à ne vaut pas 0 $/an. Pour preuve, à 0 $/an Centos ne sait le faire qu'on pompant directement le boulot de Red Hat (src.rpm identiques).
> D'un coté, red hat doit financer le développement de sa distro, c'est cher, de l'autre elle la maîtrise, c'est une garanti d'efficacité
Garanti d'efficacité aussi pour Centos.
Mais la remarque est partinante dans le cas où tu prends du support Red Hat "haut de gamme" (qui ne se limite pas à compiler des erratas, ce que fait Centos). Mais je parle du minimum (350 $/an). Peut-être que l'option basique de support de Red Hat (350 $/an) rapporte de façon marginale à Red Hat. J'ignore si c'est le cas.
> d'un coté elle profite des retours gratuits de sa communauté d'utilisateurs
Tu devrais voir les mailings RHEL et Fedora. Sur RHEL il n'y a pas grand monde (notament en phase beta) et les feedback d'utilisateurs Centos frisent le 0 absolu.
Les retours vers Red Hat (ceux qui sont interessants), ils sont à 98 % via Fedora.
Mais il faut aussi reconnaitre que je ne serais pas étonné que Red Hat n'ait pas envis de se préoccuper des bugs découverts sur Centos.
> Tout ça ce sont des conséquences directes de la license libre et ils régulent l'économie.
Hors de moi l'envis de considérer qu'il y a une "anomalie" dans les licences libre.
Mettre un peu de "morale" est un drame ?
Quand on dit que libre != gratuit, ça ne choque personne.
Dire que RHEL est libre mais pas gratuite (ils FAUT des développeurs payés) et donc il faut la payer ne doit pas choquer.
Que la concurrence de Debian/etc, ou Novell régule les prix et le succès de RHEL est normal. Ce sont des concurrents avec des produits différents. Mais Centos n'est pas un concurrent de RHEL, c'est RHEL ! La concurrence, c'est la diversité.
Novell et RHEL sont en concurrence avec deux produits différents. Si RHEL se casse la gueule, c'est tout bénéfice pour Novell. On pourra débattre à loisir des mérites de l'offre de Novell qui lui ont permis de gagner la bataille, etc.
Centos et RHEL ne sont pas en concurrence "normale". Si RHEL se casse la gueule, Centos se casse la gueule aussi.
Alors tes "généralités" sur le libre, la concurrence, la régulation, etc dans ce cas précis me font sourire.
M'enfin, en tant que généralité, je ne vais pas renier tes propos.
> Et l'ouverture du code et les projets de développement (qui permettent centos)
RHEL n'est pas un projet de développement. C'est un projet de "support". 99,9 % du développement est fait dans Fedora. Il est vrai que ce n'était pas aussi claire il y a quelques années. Mais maintenant une RHEL n'a rien de plus qu'une Fedora (sauf le support). "Pire", RHEL a moins de chose qu'une Fedora.
Centos ne pique pas du code de Red Hat pour en faire quelque chose de nouveau ou une variante. Centos ne fait que pomper du code. Son objectif est d'être techniquement identique à RHEL en tout point (bugs compris). Novell doit piquer du code de RHEL (c'est totalement normal et RH doit en faire de même), mais ce n'est pas pour faire une RHEL bis. C'est pour améliorer leur distribution "spécifique".
[^] # Re: Troll ?
Posté par clearstream . En réponse à la dépêche Sortie de la Fedora Core 6 Test 3. Évalué à 2.
Imagines qu'il n'y ait pas centos. L'entreprise paye ses 350 $/an et en est contente.
> Si elle ne le fait pas, elle va en subir les conséquences.
Avec Centos quelles sont les conséquences ?
A court terme aucune. Avec Centos elle a les services de Red Hat (errata sur 7 ans, stabilité API/ABI) mais elle ne paye pas Red Hat (qui pourtant a payé des gens). Elle a les services de Red Hat et pas de Centos car Centos ne fait rien à part pomper du code.
Il me semble que tu as oublié ce point fondamentale de mon raisonnement précédent.
Quel est le service de Centos à part le service de Red Hat ?
> Si l'entreprise ne paye pas les 350 $/an et qu'il n'y avait pas de conséquences (je veux dire vraiment pas; pas un coup de poker réussi), c'est que ça ne valait pas 350$/an.
Dans le cas d'un RHEL vs Debian/Fedora/Mandriva/etc par exemple, je suis totalement d'accord avec toi. Ca ne vaut pas 350 $/an si avec Debian/etc tu es satisfait.
Dans le cas d'une RHEL vs Centos, je ne suis pas d'accord.
Un RHEL vs Centos, c'est (le même service RH) vs (le même service RH). Sauf que dans le cas de Centos tu ne le payes pas, mais d'autres l'ont payé et Centos le fournit gratuitement.
Centos ne fournit pas de service.
Ca vaut 350 $/an si Centos te satisfait car c'est le cout *réel*. En tout cas à ne vaut pas 0 $/an. Pour preuve, à 0 $/an Centos ne sait le faire qu'on pompant directement le boulot de Red Hat (src.rpm identiques).
> D'un coté, red hat doit financer le développement de sa distro, c'est cher, de l'autre elle la maîtrise, c'est une garanti d'efficacité
Garanti d'efficacité aussi pour Centos.
Mais la remarque est partinante dans le cas où tu prends du support Red Hat "haut de gamme" (qui ne se limite pas à compiler des erratas, ce que fait Centos). Mais je parle du minimum (350 $/an). Peut-être que l'option basique de support de Red Hat (350 $/an) rapporte de façon marginale à Red Hat. J'ignore si c'est le cas.
> d'un coté elle profite des retours gratuits de sa communauté d'utilisateurs
Tu devrais voir les mailings RHEL et Fedora. Sur RHEL il n'y a pas grand monde (notament en phase beta) et les feedback d'utilisateurs Centos frisent le 0 absolu.
Les retours vers Red Hat (ceux qui sont interessants), ils sont à 98 % via Fedora.
Mais il faut aussi reconnaitre que je ne serais pas étonné que Red Hat n'ait pas envis de se préoccuper des bugs découverts sur Centos.
> Tout ça ce sont des conséquences directes de la license libre et ils régulent l'économie.
Hors de moi l'envis de considérer qu'il y a une "anomalie" dans les licences libre.
Mettre un peu de "morale" est un drame ?
Quand on dit que libre != gratuit, ça ne choque personne.
Dire que RHEL est libre mais pas gratuite (ils FAUT des développeurs payés) et donc il faut la payer ne doit pas choquer.
Que la concurrence de Debian/etc, ou Novell régule les prix et le succès de RHEL est normal. Ce sont des concurrents avec des produits différents. Mais Centos n'est pas un concurrent de RHEL, c'est RHEL ! La concurrence, c'est la diversité.
Novell et RHEL sont en concurrence avec deux produits différents. Si RHEL se casse la gueule, c'est tout bénéfice pour Novell. On pourra débattre à loisir des mérites de l'offre de Novell qui lui ont permis de gagner la bataille, etc.
Centos et RHEL ne sont pas en concurrence "normale". Si RHEL se casse la gueule, Centos se casse la gueule aussi.
Alors tes "généralités" sur le libre, la concurrence, la régulation, etc dans ce cas précis me font sourire.
M'enfin, en tant que généralité, je ne vais pas renier tes propos.
> Et l'ouverture du code et les projets de développement (qui permettent centos)
RHEL n'est pas un projet de développement. C'est un projet de "support". 99,9 % du développement est fait dans Fedora. Il est vrai que ce n'était pas aussi claire il y a quelques années. Mais maintenant une RHEL n'a rien de plus qu'une Fedora (sauf le support). "Pire", RHEL a moins de chose qu'une Fedora.
Centos ne pique pas du code de Red Hat pour en faire quelque chose de nouveau ou une variante. Centos ne fait que pomper du code. Son objectif est d'être techniquement identique à RHEL en tout point (bugs compris). Novell doit piquer du code de RHEL (c'est totalement normal et RH doit en faire de même), mais ce n'est pas pour faire une RHEL bis. C'est pour améliorer leur distribution "spécifique".