Je disais ca surtout pour montrer le décalage entre le concept initial du brevet et son utilisation actuelle.
L'idée de base du brevet, c'est la publication de l'invention, de manière à faire avancer globalement les sciences et techniques. C'est lutter contre le secret industriel, contre l'oubli. C'est capitaliser le progrès.
C'est finalement très proche de l'idéal de partage de connaissances incarné par Wikipédia.
Evidemment, pour rendre le brevet intéressant pour l'inventeur, il faut lui offrir une contrepartie. On introduit ainsi une exception aux principes capitalistes en autorisant un monopole à durée limitée, censé permettre à l'inventeur de rentabiliser son investissement en R&D, en se faisant une place de choix sur le marché et/ou en concédant des licences.
Le problème, c'est que le "time to market" est devenu bcp plus court que la durée du monopole, surtout dans les domaines électronique et informatique, et que l'on a tendance à breveter n'importe quoi en termes suffisament vagues et le moins détaillés possibles, afin de pouvoir attaquer ou amadouer n'importe quel concurrent gênant.
A la limite, un brevet logiciel serait acceptable si il imposait la publication du code source (intégral et non "obfusqué"), et si il accordait un monopole de courte durée (2 ou 3 ans maxi).
[^] # Re: Poursuivre l'administration qui valide les brevets ?
Posté par Jimmy . En réponse à la dépêche Red Hat en justice pour violation de brevets logiciels. Évalué à 2.
L'idée de base du brevet, c'est la publication de l'invention, de manière à faire avancer globalement les sciences et techniques. C'est lutter contre le secret industriel, contre l'oubli. C'est capitaliser le progrès.
C'est finalement très proche de l'idéal de partage de connaissances incarné par Wikipédia.
Evidemment, pour rendre le brevet intéressant pour l'inventeur, il faut lui offrir une contrepartie. On introduit ainsi une exception aux principes capitalistes en autorisant un monopole à durée limitée, censé permettre à l'inventeur de rentabiliser son investissement en R&D, en se faisant une place de choix sur le marché et/ou en concédant des licences.
Le problème, c'est que le "time to market" est devenu bcp plus court que la durée du monopole, surtout dans les domaines électronique et informatique, et que l'on a tendance à breveter n'importe quoi en termes suffisament vagues et le moins détaillés possibles, afin de pouvoir attaquer ou amadouer n'importe quel concurrent gênant.
A la limite, un brevet logiciel serait acceptable si il imposait la publication du code source (intégral et non "obfusqué"), et si il accordait un monopole de courte durée (2 ou 3 ans maxi).