Pour ce qui est du déficit de démocratie, il a commencé dans les institution européennes.
Contre-vérité flagrante.
La constitution anti-démocratique de Debré/De Gaulle date de 1958.
Lire "Le coup d'État permanent", la magnifique analyse de Francois Mitterand.
Comment la CEE qui avait alors 1 an aurait pu avoir le moindre commencement de début d'influence dans cette affaire ?
C'est l'inverse qui est vrai. La France a contaminé les institutions européennes par son jacobinisme autoritaire et exigé en 1957 que le parlement européen ne soit pas élu (ce seront des députés nationaux qui viendront y faire de la figuration) et n'ait aucun pouvoir. Ce n'est que par la suite qu'on a pu remonter la pente.
La présentation est primitive. pas le temps aujourd'huis de faire mieux.
Ce n'est pas la présentation qui m'inquiète, c'est le contenu :
* tu ne désires aborder qu'un seul point ("plus de pouvoirs au parlement européen") donc si je comprends bien, sur tous les autres points on en resterait à Maastricht-Nice, c'est bien ca ? Géniale comme idée. Puisque les avancées du TCE étaient insuffisantes, contentons-nous d'une fraction de celles-ci. Cherchez l'erreur de logique...
* que le parlement élu ait la primauté sur la commission ? Cela ne veut rien dire vu qu'ils ne font pas la même chose. La commission, c'est l'éxécutif et la gardienne des traités (qui ont été décidés non par elle, mais par les États) ; le parlement, c'est le législatif et le contrôle démocratique. Surtout, la commission européenne a beaucoup moins de pouvoirs que ce que l'on fantasme en France. Surtout celle de Barroso qui est très très servile face au Conseil. Ce sont les États réduits à leurs gouvernements discutant entre eux, qui sont les véritables maitres du jeu (Lire "Les maitres de l'Europe" de Jean Quatremer), et c'est donc là qu'il faut porter l'estocade. Aussi le plus important à réaliser, c'est : extension du vote à la majorité qualifiée au conseil, limitation effective des possibilités de véto d'un petit nombre d'États, élaboration des traités par une Convention ouverte transparente et démocratique plutôt que par un conclave diplomatique de chefs d'États qui aboutit forcément à un massacre comme à Nice, encourager la formation d'un dialogue social et d'une opinion publique européenne, affirmation de droits à l'échelle communautaire. En plus ce tout ceci qui figurait dans le TCE : création d'un impôt européen (pour éviter les empoignades catastrophiques et régulières sur le budget de l'UE) et d'un référendum pan-européen pour ratifier les traités qui du coup pourraient être plus ambitieux et plus satisfaisants (voir http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=796 pour les modalités détaillées).
[^] # Re: augmenter les pouvoir du parlement européen
Posté par Rhadamante . En réponse à la dépêche DADVSI : dernières nouvelles du passage en force. Évalué à 10.
Contre-vérité flagrante.
La constitution anti-démocratique de Debré/De Gaulle date de 1958.
Lire "Le coup d'État permanent", la magnifique analyse de Francois Mitterand.
Comment la CEE qui avait alors 1 an aurait pu avoir le moindre commencement de début d'influence dans cette affaire ?
C'est l'inverse qui est vrai. La France a contaminé les institutions européennes par son jacobinisme autoritaire et exigé en 1957 que le parlement européen ne soit pas élu (ce seront des députés nationaux qui viendront y faire de la figuration) et n'ait aucun pouvoir. Ce n'est que par la suite qu'on a pu remonter la pente.
La présentation est primitive. pas le temps aujourd'huis de faire mieux.
Ce n'est pas la présentation qui m'inquiète, c'est le contenu :
* tu ne désires aborder qu'un seul point ("plus de pouvoirs au parlement européen") donc si je comprends bien, sur tous les autres points on en resterait à Maastricht-Nice, c'est bien ca ? Géniale comme idée. Puisque les avancées du TCE étaient insuffisantes, contentons-nous d'une fraction de celles-ci. Cherchez l'erreur de logique...
* que le parlement élu ait la primauté sur la commission ? Cela ne veut rien dire vu qu'ils ne font pas la même chose. La commission, c'est l'éxécutif et la gardienne des traités (qui ont été décidés non par elle, mais par les États) ; le parlement, c'est le législatif et le contrôle démocratique. Surtout, la commission européenne a beaucoup moins de pouvoirs que ce que l'on fantasme en France. Surtout celle de Barroso qui est très très servile face au Conseil. Ce sont les États réduits à leurs gouvernements discutant entre eux, qui sont les véritables maitres du jeu (Lire "Les maitres de l'Europe" de Jean Quatremer), et c'est donc là qu'il faut porter l'estocade. Aussi le plus important à réaliser, c'est : extension du vote à la majorité qualifiée au conseil, limitation effective des possibilités de véto d'un petit nombre d'États, élaboration des traités par une Convention ouverte transparente et démocratique plutôt que par un conclave diplomatique de chefs d'États qui aboutit forcément à un massacre comme à Nice, encourager la formation d'un dialogue social et d'une opinion publique européenne, affirmation de droits à l'échelle communautaire. En plus ce tout ceci qui figurait dans le TCE : création d'un impôt européen (pour éviter les empoignades catastrophiques et régulières sur le budget de l'UE) et d'un référendum pan-européen pour ratifier les traités qui du coup pourraient être plus ambitieux et plus satisfaisants (voir http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=796 pour les modalités détaillées).