• [^] # Re: La relance de l'économie passe par l'autarcie?

    Posté par . En réponse à la dépêche DADVSI : La pression monte avant le Sénat. Évalué à 5.

    Reprenant le mal français de l'époque, je n'ai guère présenté de solution en fait. Allez, lançons moi :
    - chasse systématique de tous les phénomènes de seuils qui ruinent le repère capital qu'est la monnaie et incitent à la paresse ou à la recherche du biais. Je pense à de nombreuses niches fiscales ou para-fiscales, à de nombreuses prestations ou aides qui ne sont plus versées dès qu'un foyer devient imposable.
    - plafonnement des retraites versées, plafonnement des allocations chômage : il est définitivement anormal que les salariés actifs engraissent les oisifs les plus opulents ; qui plus est, pour les chômeurs issus de postes à haut revenu, c'est une incitation très nette 1) à se faire mettre au chômage et 2) à y rester le plus longtemps possible. Pensez donc : deux ans !! Elargissement de la base des cotisantions à l'ensemble des revenus (utiliser enfin la CSG...)
    - simplification des lois, des codes, règlements et décrets, présentation de l'ensemble sous forme compilée et hiérarchisée, pour qu'enfin il soit possible 1) de ne plus ignorer la loi et 2) de la simplifier, du coup, parce qu'elle devient lisible, que les redondances et incohérences apparaîssent. Redéployer les administratifs (dans le public et le privé) qui ne servent plus à rien du fait de la suppression de certains circuits inutiles.
    - arrêter la course aux dépenses de santé, faire enfin face à la schyzophrénie ambiante en la manière : à titre individuel, nous souhaitons tous les meilleurs soins pour nos proches. Mais collectivement, peut-on continuer à consacrer chaque année une part de plus en plus plus importante des richesses produites aux soins ? Il va falloir que ça cesse...
    - cesser d'inscrire le montant des amendes maximales dans la loi : elles doivent redevenir dissuasives. Le système américain m'apparaît nettement supérieur de ce point de vue, notamment en matière de délinquance financière. Justement, causons délinquance financière : allez hop ! Un bon ECM sur les Caïamans, les iles Vièrges, les îles Anglo-Normandes, on coupe le Swift à tous ces mafieux là, un peu d'action que diable ! Ils sont tous anglais ? Mais justement ! Combien de temp encore va-t-on tolérer la "créativité" financière et comptable ? Ne pas oublier de ruiner les ayants-droits quand on rectifie un gros malfrat. Je pense à Berlusconi par exemple : aucune raison que les enfants héritent de l'argent mal gagné par le père.
    - Recherche, investissement, formation, simplification réglementaire, respect de l'environnement, harmonisation fiscale européenne, remise en perspective de certains symboles porteurs de sens (vote-citoyenneté / homogénéisation de certaines élection au niveau de l'UE / fixation des frontières de l'Union ; les chantiers ne manquent pas...).
    - arrêt de l'ouverture des frontières aux pays sévèrement protectionistes (quelle naïveté ! ils se gaussent de notre candeur) ; préservation d'une indépendance stratégique en matière alimentaire, industrielle et technologique : sans ça, pas d'indépendance politique. Reste l'énergie... faire les yeux doux à Chavez !
    - Pour ne pas polémiquer, j'ommet de parler de la réforme du syndicalisme et du système paritaire, de la nécessaire remise au travail des couloeuvres qui peuplent nombre d'administration (publiques ou pas) en s'appuyant sur un droit du travail bien mal foutu.


    Allez, cessons là, on va croire que j'ai envie de peupler les lanternes :-)
    Ce ne sont pas les pistes qui manquent, mais nos chers dirigeants sont d'un conservatisme épuisant, d'un suivisme générallement navrant (Ah ! les modes manageuriales...). La presse ne les aide pas à procéder autrement d'ailleurs : elle fait partie du système.


    Hauts les coeurs !