• [^] # Re: Interdit d'interdire

    Posté par . En réponse à la dépêche Appel à commentaires sur le référentiel général d'interopérabilité. Évalué à 9.

    si le document doit etre diffusé à quelqu'un qui n'utilise pas oo pourquoi le lui imposer ?

    Oh et j'oubliai, dans ma réponse précédente (s/oo/OpenDocument/):

    - La spécification n'impose pas OD dans ce cas (diffusion) : il est seulement recommandé (pas obligatoire) d'envoyer ses documents en OD. Elle impose seulement d'accepter les docs OD. Celà permet de dire: "on n'exige de nos correspondant l'utilisation de Microsoft Word/Excel/..." ou encore: "les correspondants de l'administration peuvent utiliser des logiciels libres et gratuits pour nous envoyer des docs, s'ils le souhaitent", ce qui est la moindre des choses.

    - Dans le cas (probablement fréquent) où un l'on ne sait pas quel logiciel ou quelle version du logiciel utilise le(s) destinataire(s), recommander la diffusion des documents au format OpenDocument laisse, à l'inverse de ce que tu dit, un grand choix au destinataire (actuellement, moins d'un an après qu'OASIS ai validé le format, pas moins de 8 traitements de textes et 6 tableurs différents etc.). À l'inverse, le nouveau format (OpenXML) des documents générés par MS Office n'est a ma connaissance pleinement supporté que par les versions récentes de la suite bureautique de Microsoft.

    - Les documents générés par nos administrations ne sont pas forcément toujours seulement destinés à un utilisateur précis ; en particulier il peut y avoir des contraintes d'archivage, traitements automatisés (indexation/recherche etc.) au delà de ce qu'à prévu l'éditeur du traitement de texte/tableur/..., et celà n'est vraiment pleinement possible qu'avec un format dont les specs sont ouvertes et librement implémentables (vs. contraintes fonctionnels imposées par les choix d'un éditeur de logiciels).

    - Dans une optique de reduction des dépenses, certaines administrations pourraient choisir d'utiliser des logiciels libres et gratuits pour la bureautique (les suites bureautiques propriétaires sont souvent très chères !). En fait, la gendarmerie à déjà fait ce choix. Il est absolument légitime sinon de faciliter, du moins de rendre possible les échanges avec les institutions ayant pris une telle initiative.

    - La DGME a certainement pensé à la perenité de ses archives, que seul un format ouvert et libre peut assurer. Un format fermé (ou non documenté) vérouillé (brevets) par un éditeur peut n'être plus supporté dans quelques années ou décennies (cout de la maintenance du logiciel, stratégie pour forcer les utilisateurs à mettre à jour, disparition de l'éditeur ou de son produit, changement des plateformes supportés ...). En utilisant un format ouvert et libre, l'administration se réserve la possibilité de développer ou maintenir des logiciels compatibles avec ses archives et ses choix du moment (plateformes, besoins fonctionnels etc.).

    - Dans tout les cas, il y va de la souveraineté de l'État concernant la maîtrise de ses documents et de son SI. Un format propriétaire et fermé laisse le SI / l'acces aux documents sous le contrôle d'un éditeur précis et de ses décisions, stratégies ... (et de celles de l'État où cet éditeur est basé).