Pour les impots, en fait, c'est un problème avec le système fiscal étasunien: si tu es un alien (non-citoyen américain) résident à l'étranger, et que tu te fais payer par une entreprise établie aux USA, tu est automatiquement taxé à hauteur de 30% du montant. Et donc, Google doit retenir 30% de ton paiement et les reverser eux-mêmes à l'IRS, a moins que tu ne puisses produire un formulaire (W8-BEN), qui atteste que tu es citoyen d'un pays qui a un traité fiscal avec les USA, qui te donnent alors droit à un taux d'imposition réduit, voire nul (c'est le cas pour la France, et pour le type de paiement que Google fait).
Alors après je te passe les histoires pour obtenir un ITIN (remplaçant d'un numéro de sécu pour les formulaires, si tu n'as pas droit a un numéro se sécu US), avec besoin de fournir la photocopie certifiée de l'oreille droite et du bras gauche, un autographe de johnny halliday contresigné par dieu en personne.... Et tout ça avec des delais de plusieurs mois par formulaire, ce qui rendait le tout très difficile à faire.
Alors cette année, Google a pu négocier avec l'IRS visiblement: eux ne retiendront rien, mais en contrepartie c'est à toi de te démerder pour prouver à l'IRS qu'ils ne sont pas obligés de venir te chercher avec une batte de baseball, et pour expliquer au gouvernement français qu'ils n'ont pas non plus à te prendre tes sous (ca c'est un peu plus facile).
Sinon, la structure d'accueil, ben... "Chez moi". Je crois qu'il y a un point à clarifier là: le summer of code ne fait absolument pas office de stage, ni de CDI, ni de CDD, ni de rien. C'est un vaste arrangement à l'amiable, avec une bourse versée en contrepartie de ta coopération avec un projet libre.
En tant que tel, faut pas espérer aller s'installer a Mountain View pour l'été, ou quoi que ce soit d'autre. Il n'y a pas de structure d'entreprise, puisque tu ne travailles pas pour une entreprise. Google est simplement celui qui détient les fonds de ta bourse, et te les versera une fois que tes mentors auront donné le feu vert.
Donc, le plus proche sosie du summer of code dans le milieu professionel, ca serait du télétravail. Mais du télétravail pour un projet libre, avec des gens éparpillés dans le monde entier, qui peuvent ou non avoir pignon sur rue. :-)
J'espère que c'est plus clair maintenant. C'est un accord tout ce qu'il y a de plus sympathique à mon humble avis, parce que ca te donne un goût de ce que ca donne de contribuer à un projet libre "comme tout le monde", sans traitement de faveur. Et en plus, le fait de ne pas être contraint à des horaires de bureau, ca fait qu'on est tout à fait libre d'allouer son temps comme il nous plait.
Petit paradoxe néanmoins, malgré le fait que ce ne soit pas un emploi dans le sens commun du terme, finir son summer of code peut compter comme expérience professionelle, au même titre qu'une mission en entreprise si on est un consultant indépendant.
[^] # Re: La structure d'accueil
Posté par David Anderson . En réponse à la dépêche Le Google Summer of Code 2006 arrive !. Évalué à 10.
Alors après je te passe les histoires pour obtenir un ITIN (remplaçant d'un numéro de sécu pour les formulaires, si tu n'as pas droit a un numéro se sécu US), avec besoin de fournir la photocopie certifiée de l'oreille droite et du bras gauche, un autographe de johnny halliday contresigné par dieu en personne.... Et tout ça avec des delais de plusieurs mois par formulaire, ce qui rendait le tout très difficile à faire.
Alors cette année, Google a pu négocier avec l'IRS visiblement: eux ne retiendront rien, mais en contrepartie c'est à toi de te démerder pour prouver à l'IRS qu'ils ne sont pas obligés de venir te chercher avec une batte de baseball, et pour expliquer au gouvernement français qu'ils n'ont pas non plus à te prendre tes sous (ca c'est un peu plus facile).
Sinon, la structure d'accueil, ben... "Chez moi". Je crois qu'il y a un point à clarifier là: le summer of code ne fait absolument pas office de stage, ni de CDI, ni de CDD, ni de rien. C'est un vaste arrangement à l'amiable, avec une bourse versée en contrepartie de ta coopération avec un projet libre.
En tant que tel, faut pas espérer aller s'installer a Mountain View pour l'été, ou quoi que ce soit d'autre. Il n'y a pas de structure d'entreprise, puisque tu ne travailles pas pour une entreprise. Google est simplement celui qui détient les fonds de ta bourse, et te les versera une fois que tes mentors auront donné le feu vert.
Donc, le plus proche sosie du summer of code dans le milieu professionel, ca serait du télétravail. Mais du télétravail pour un projet libre, avec des gens éparpillés dans le monde entier, qui peuvent ou non avoir pignon sur rue. :-)
J'espère que c'est plus clair maintenant. C'est un accord tout ce qu'il y a de plus sympathique à mon humble avis, parce que ca te donne un goût de ce que ca donne de contribuer à un projet libre "comme tout le monde", sans traitement de faveur. Et en plus, le fait de ne pas être contraint à des horaires de bureau, ca fait qu'on est tout à fait libre d'allouer son temps comme il nous plait.
Petit paradoxe néanmoins, malgré le fait que ce ne soit pas un emploi dans le sens commun du terme, finir son summer of code peut compter comme expérience professionelle, au même titre qu'une mission en entreprise si on est un consultant indépendant.